Comment mettre en place une stratégie d’échelonnement des placements?

Comme vous le savez, je vise l’indépendance financière à 45 ans ou avant. Pour y arriver, je dois épargner beaucoup d’argent et je dois l’investir judicieusement pour rapporter le maximum de rendement. Le potentiel de rendement vient bien entendu avec degré de risque plus élevé.

Cela dit, je ne place pas 100 % de mes investissements dans des actions ou autres placements à risque. Il y a une portion de mon portefeuille qui est investi dans des « revenus fixes ». Les revenus fixes sont des obligations ou des placements liquides. Ils sont sécuritaires, mais ne rapportent pas beaucoup d’intérêts. Mais, ils sont nécessaires pour avoir un portefeuille équilibré.

Pourquoi éviter les Certificats de pauvreté garantie?

Dans mon cas, ma portion de revenus fixes est investie majoritairement dans un compte d’épargne conventionnel. J’ai aussi une infime partie investie dans des certificats de placements garantis (CPG ou « certificats de pauvreté garantie »). Étant donné que le capital est garanti, ce sont des comptes qui ne rapportent presque pas d’intérêts. Par exemple, le taux d’intérêt actuel de mon compte d’épargne chez Tangerine est de 1,1 %. Si je tiens compte de l’inflation, ces fonds ont un rendement négatif. En d’autres mots, je perds de l’argent à laisser ces fonds dans ces comptes…

Comme j’ai mentionné précédemment, j’investis seulement une infime partie de mes revenus fixes dans des CPG, car ceux-ci rapportent un peu plus d’intérêts que les comptes d’épargne ou les comptes à « intérêts élevés ». Mais, je n’investis pas trop dans les CPG, car ces investissements sont gelés pendant le terme (par exemple, pendant 5 ans). Bien entendu, plus le terme du placement garanti est long, plus le taux d’intérêt est élevé. Mais l’inconvénient est que l’investissement est gelé plus longtemps. Par exemple, voici les taux d’intérêt actuels des CPG chez Tangerine :

Terme Taux d’intérêt actuels
90 jours 0,50 %
180 jours 0,50 %
1 an 2,50 %
2 ans 2,60 %
3 ans 2,70 %
4 ans 2,75 %
5 ans 3,00 %

Pourquoi laisser de l’argent dans un compte qui ne rapporte presque rien? Pourquoi ne pas investir cet argent dans des actions cotées en bourse?  Ou sinon, pourquoi ne pas investir dans un CPG de 5 ans rapportant 3 % d’intérêts?

Les raisons principales d’utiliser ces fonds sont que la portion de revenus fixes de mon portefeuille est utilisée pour réduire la volatilité de mon portefeuille et aussi pour me permettre d’avoir accès à de l’argent liquide rapidement en cas de besoin. C’est aussi une partie de mon fond d’urgence.

Cela dit, existe-t-il une solution qui me permettrait d’avoir un rendement un peu plus élevé tout en ayant la possibilité d’avoir accès à une partie de mon argent en cas de besoin? Oui…

Qu’est-ce qu’une stratégie d’échelonnement des placements?

En mars dernier, j’ai lu un article fort intéressant sur le blog inficafe.com (Mr Jack) à propos de la stratégie d’échelonnement des placements. C’est une technique que je ne connaissais pas et qui permet effectivement de résoudre mon problème.

La stratégie d’échelonnement des placements (en anglais, « Bond Ladder strategy ») consiste à acheter des produits financiers à différentes échéances. Au départ, vous achetez des certificats de placement garanti de 1 an, 2 ans, 3 ans, 4 ans et 5 ans. Vous aurez donc un placement qui arrivera à échéance chaque année, et ce, pour les 5 prochaines années. Par exemple, dans un an, votre placement de 1 an sera arrivé à échéance, votre placement de 2 ans arrivera à échéance dans 1 an, votre placement de 3 ans arrivera à échéance dans 2 ans et ainsi de suite. Les échéances de tous les placements décalent donc d’un an.

À chaque échéance d’un placement, vous le réinvestissez dans un nouveau placement d’une échéance de 5 ans, c’est-à-dire ceux dont le taux d’intérêt est le plus élevés. Donc, tant et aussi longtemps que vous réinvestissez dans un nouveau placement de 5 ans, vous aurez un placement qui arrivera à échéance chaque année.

Comme j’ai mentionné précédemment, les placements de 5 ans ont presque toujours des taux d’intérêt plus élevés que ceux ayant une échéance plus courte. Vous bénéficiez donc d’un taux d’intérêt plus élevé que si vous optez pour des placements de 1 an ou 2 ans.

Aussi, chaque année, vous avez 20 % de votre portefeuille qui arrive à échéance. Vous pouvez le réinvestir dans un placement de 5 ans avec le taux d’intérêt le plus élevé. Vous pouvez aussi utiliser le placement et les intérêts accumulés, en cas de besoin (urgence).

Comme le mentionne Mr Jack, en cas de baisse des taux d’intérêt, 80 % de votre portefeuille est protégé avec les taux de 5 ans plus élevés des autres placements. C’est seulement le placement qui arrive à échéance qui aura un taux de 5 ans plus faible que les autres.

En résumé, la stratégie d’échelonnement des placements est beaucoup plus efficace en matière de rendement que de laisser de l’argent dans un compte d’épargne à 1,1 % (ou moins).

Comment ai-je mis en place une stratégie d’échelonnement des placements?

J’ai choisi de mettre en place une stratégie d’échelonnement des placements (en anglais, « Bond Ladder strategy ») chez Tangerine pour deux raisons. Premièrement, j’avais déjà des fonds d’investissement dans un compte CELI chez Tangerine, donc l’ouverture d’un nouveau compte est assez simple pour moi. Je vous confirme que chaque ouverture de CPG m’a pris moins de 2 minutes.

Deuxièmement, les taux d’intérêt pour les dépôts à terme sont plus élevés (du moins pour l’instant) chez Tangerine que dans les autres institutions financières.

J’ai décidé de mettre en place cette stratégie avec des placements garantis libres d’impôt (CPG CELI), car j’avais de l’espace disponible dans mon CELI. J’ai choisi d’investir le même montant pour chaque CPG.

Tout d’abord, j’ai ouvert un CPG avec un terme de 1 an. Le taux d’intérêt actuel est 2,50 %. J’ai choisi l’option de verser les fonds dans un autre compte lorsque le CPG arrivera à échéance dans 1 an. Car une fois que ce CPG arrivera à échéance, je vais le réinvestir dans un nouveau CPG, mais avec un terme de 5 ans.

Ensuite, j’ai ouvert un CPG avec un terme de 2 ans. Le taux d’intérêt actuel est 2,60 %. Pour lui aussi, j’ai choisi l’option de verser les fonds dans un autre compte lorsque le CPG arrivera à échéance. Mais, j’ai aussi choisi de réinvestir l’intérêt dans le CPG annuellement, au lieu de verser l’intérêt annuellement dans un autre compte.

Puis, j’ai envoyé les demandes pour les CPG avec des termes de 3 ans, 4 ans et 5 ans avec les mêmes options.

Voici à quoi ressemble mon portefeuille à revenus fixes avec la stratégie d’échelonnement des placements (juin 2018) :

Compte Terme Date d’échéance Taux d’intérêt
CPG #1 1 an 5 juin 2019 (1 an) 2,50 %
CPG #2 2 ans 5 juin 2020 (2 ans) 2,60 %
CPG #3 3 ans 5 juin 2021 (3 ans) 2,70 %
CPG #4 4 ans 5 juin 2022 (4 ans) 2,75 %
CPG #5 5 ans 5 juin 2023 (5 ans) 3,00 %

Voici à quoi ressemblera mon portefeuille dans 1 an (juin 2019) :

Compte Terme Date d’échéance Taux d’intérêt
CPG #1 1 an 5 juin 2019 (1 an) (échu) 2,50 %
CPG #2 2 ans 5 juin 2020 (2 ans) (1 an) 2,60 %
CPG #3 3 ans 5 juin 2021 (3 ans) (2 ans) 2,70 %
CPG #4 4 ans 5 juin 2022 (4 ans) (3 ans) 2,75 %
CPG #5 5 ans 5 juin 2023 (5 ans) (4 ans) 3,00 %
CPG #6 5 ans 5 juin 2024 (5 ans) x (taux 5 ans en juin 2019)

Voici à quoi ressemblera mon portefeuille dans 2 ans (juin 2020) :

Compte Terme Date d’échéance Taux d’intérêt
CPG #1 1 an 5 juin 2019 (1 an) (échu) 2,50 %
CPG #2 2 ans 5 juin 2020 (2 ans) (échu) 2,60 %
CPG #3 3 ans 5 juin 2021 (3 ans) (1 an) 2,70 %
CPG #4 4 ans 5 juin 2022 (4 ans) (2 ans) 2,75 %
CPG #5 5 ans 5 juin 2023 (5 ans) (3 ans) 3,00 %
CPG #6 5 ans 5 juin 2024 (5 ans) (4 ans) x (taux 5 ans en juin 2019)
CPG #7 5 ans 5 juin 2025 (5 ans) x (taux 5 ans en juin 2020)

À partir de 2023, je ne vais posséder que des CPG avec terme de 5 ans (taux d’intérêt le plus élevé), dont un placement qui arrivera à échéance chaque année. Ingénieux, n’est-ce pas?

Si vous voulez ouvrir des fonds d’investissement chez Tangerine, je vous invite à utiliser ma Clé Orange : 33660633S1. En ouvrant votre compte chez Tangerine, entrez ma clé orange et nous recevrons tous les deux une prime en argent!

Que pensez-vous de la stratégie d’échelonnement des placements?

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    • Bonjour Estelle,

      Bienvenue officiellement sur mon blogue et merci pour ce premier commentaire.

      En fait, j’imagine que le terme « CPG » (certificats de placements garantis) n’existe pas chez vous. Mais, c’est certain que vous avez ce qu’on appelle communément des « dépôts à terme ». Pouvez-vous s.v.p. faire une petite recherche sur le site Web de votre institution financière et trouver le terme utilisé chez vous pour les dépôts à terme? Je suis intrigué…

      Merci et au plaisir d’échanger avec vous.
      Retraite101

      • Bonjour,

        Je viens de me renseigner et effectivement cela existe en France. Mais je comprends pourquoi je n’en avais jamais entendu parler. Le meilleur taux pour 5 ans est de 1,20% dans une banque française et les intérêts sont soumis à l’impôt. En comparaison je dispose d’un livret d’épargne populaire ( car nous sommes non imposables sur nos revenus ) à 1,25%. Et l’argent est disponible à tout moment sans pénalités.
        Donc c’est différent du fonctionnement au Québec.

        Merci pour votre site,

        Estelle.

        • Bonjour Estelle,

          Merci d’avoir effectué cette recherche.

          Effectivement, un dépôt à terme de 5 ans avec un taux d’intérêt de 1,20 % est vraiment… mauvais! Non seulement c’est un taux d’intérêt négatif lorsqu’on inclut l’inflation, mais en plus, les intérêts sont imposables. Il doit y avoir d’autres types de comptes/placements beaucoup plus avantageux. Votre fiscalité est bien différente de la nôtre…

          Au plaisir.
          Retraite101

  1. J’ai fait la même chose, au début sans l’avoir planifié lol … quand j’étais plus jeune et pas encore consciente vraiment des finances, j’ai placé de l’argent dans des CPG 5 ans et je le faisais toujours à la fin août quand je terminais ma job d’été étudiante et que je retournais à l’école. Ainsi j’ai aujourd’hui une série de placements avec 5 ans de terme et qui se terminent à tour de rôle à chaque été. Chaque fois, je les réinvestis pour un autre 5 ans, souvent en ajoutant un montant pour en faire un nouveau chiffre rond de départ… PAR CONTRE, ces dernières années, j’ai plutôt opté pour les PGLM de desjardins… pourquoi? parce que les taux potentiels d’intérêts sont plus élevés. Il y en a avec un taux de base minimal et un taux possible plus haut selon comment la bourse aura performé. Exemple : leur garanti canadien modéré offre annuel pour 5 ans 1.65% garanti et jusqu’à 4.56% si la bourse va super bien. J’ai plutôt opté pour ceux liés aux marchés mais avec rien de garanti sauf le capital. Exemple : leur garanti canadien ambitieux offre annuellement pour 5 ans de 0% à 9,86% !! Depuis les années que je prends ce type de produit, le taux le plus bas que j’ai eu pour la moyenne de 5 ans était 1,8% et le plus haut 7,6%. Mais j’ai aussi des produits chez Tangerine 🙂 j’aime la diversification des institutions, chacune ont des avantages différents et j’avoue que Tangerine est agréable a utiliser pour la rapidité et simplicité tel que décrit dans votre article (2 minutes pour faire un CPG)

    • Bonjour Maryse,

      Bravo à vous de l’avoir fait sans même vous en être rendu compte. D’un côté, il y a des gens qui, même si on leur parle de planification financière, ne veulent pas mettre d’argent de côté. À l’autre extrémité, il y a les gens qui épargnent et utilisent certaines techniques d’investissement sans s’en rendre compte! 🙂

      Concernant les PGLM de Desjardins, c’est une bonne idée en général. Mais, personnellement, ça ne cadre pas avec ma stratégie d’investissement. J’épargne le maximum (50 % et plus de mes revenus nets) et j’investis de façon assez « agressive » pour faire croître le plus rapidement possible mon fond de liberté. Il n’y a qu’une petite portion de mon portefeuille qui est investi dans des revenus fixes. Donc, pour ces revenus fixes, je n’ai pas besoin qu’ils soient liés aux marchés. Pourvu que ces placements soient assez liquides et qu’ils génèrent un pourcentage d’intérêt positif, net de l’inflation. Cela dit, je vais aller lire sur ce produit…

      Au plaisir,
      Retraite101

      • J’épargne aussi 50% de mes revenus nets 🙂 j’utilise les PGLM avec seulement 30% de mon porte-feuille. Le reste est dans des placements plus agressifs, comme à la bourse, dans des portefolios de fonds, dans des financement participatifs en capital, en or, etc, etc…

        • Nous avons tous des objectifs et stratégies différentes. Dans mon cas, c’est seulement 5-10% de mon portefeuille qui est investi dans des revenus fixes…
          Cela dit, je n’ai toujours pas eu le temps d’aller lire en profondeur sur les PGLM de Desjardins.

  2. C’est ce que j’ai toujours fait car je ne voulais pas que mon argent soit gelé en entier alors j’avais des échéances presque chaque année. Il fut aussi une époque où les CPG pouvaient être assez payants mais c’est bien révolu ;o)

    • Bonjour Gabrielle,

      Oui, il fut un moment où les taux d’intérêt étaient plus élevés, sur les prêts comme sur les investissements. Ceux qui n’avaient pas (ou peu) de dettes ont pu en profiter. Mais, ceux qui avaient une hypothèque avec un taux d’intérêt de 18 %, c’était malheureusement une autre histoire. Lorsque j’étais étudiant à l’université et que j’avais commencé à faire des petits investissements, je me souviens que les taux d’intérêt sur les « comptes à intérêts élevés » étaient à 3,0-3,5 %.

      Vous êtes effectivement une personne responsable financièrement, et ce, depuis longtemps. Bravo à vous! 🙂

      PS Quittez-vous pour le Mexique avant que le froid arrive?

      Au plaisir,
      Retraite101

    • Bonjour Stéphane,

      Bienvenue officiellement sur mon blogue et merci pour ce premier commentaire.

      Y a-t-il des sujets que vous aimeriez que j’aborde dans mes futurs articles?

      Merci et au plaisir d’échanger avec vous.
      Retraite101

  3. C’est un bon moment pour qui débute l’échelle, car la courbe des taux est relativement aplatie présentement, avec seulement 0.5% de différence entre l’échéance d’un an et celle de 5 ans.

    • Les taux des dépôts à terme de 1 à 5 ans sont les mêmes. Par contre, il y a une « promotion » sur le taux du 180 jours, car il est à 2,25 % au lieu de 0,5 %.

      – Placement garanti – 90 jours 0,50 %
      – Placement garanti – 180 jours 2,25 %
      – Placement garanti – 1 an 2,50 %
      – Placement garanti – 2 ans 2,60 %
      – Placement garanti – 3 ans 2,70 %
      – Placement garanti – 4 ans 2,75 %
      – Placement garanti – 5 ans 3,00 %

      Taux en vigueur : https://www.tangerine.ca/fr/rates/index.html

  4. Bonjour, excellente idée… Mais le taux d’intérêt est assez faible quand même, car l’inflation annule presque les gains. En faisant une recherche sur Morningstar, j’ai trouvé un fonds d’obligations qui investit dans les obligations seulement. C’est le fonds Manulife Strategic Income Fund. Sans toucher la Bourse, ce fonds génère un rendement annualisé, net de frais, depuis 10 ans de 7,10% par rapport à l’indice de référence de 3,64%. Donc, 7,10 moins l’inflation… Difficile de demander plus! Bonne journée

    • Bonjour Nicolas,

      Je ne peux pas émettre de recommandations financières sur mon blog ni proposer des produits financiers (actions, fonds, FNBs, etc.) en particulier. Par contre, je peux informer sur des stratégies d’investissement et de planification, car c’est de l’information générale.

      Concernant le fond que vous mentionnez, êtes-vous certain qu’il a généré un rendement annualisé de 7,10 %? C’est un peu difficile à croire pour un fond d’obligations. Quels gouvernements ou entreprises privées émets des obligations de cette valeur? Par exemple, le gouvernement Américain émet des obligations 10 ans à moins de 3 % présentement… Mais si c’est vraiment le cas, c’est effectivement « difficile de demander plus » 🙂

      Au plaisir,
      Retraite101

      • Bonjour, moi non plus, je ne propose pas de fonds, car je ne suis pas conseiller. Le fonds que j’ai mentionné dans mon billet précédent, c’est à titre d’information général et non une recommandation. Mon but de ce mention, c’est de savoir qu’il y a d’autres options plus intéressantes que le CPG.

        Vous trouvez les informations du dans Manulife Strategic Inome Fund (série F) en consultant le lien suivant:
        https://funds.manulife.ca/en-US/mutual/MMF159F

        Selon les informations sur ce fonds, le rendement annualisé depuis 10 ans est 7,52%. Vous trouvez les informations sur les titres détenus dans ce fonds (Portfolio Allocation).

        Selon les données de Morningstar, le rendement annualisé est 7,09% (et non 7,10% comme je l’ai mentionné dans mon billet précédent):
        http://quote.morningstar.ca/quicktakes/Fund/f_ca.aspx?t=0P0000NFNA&region=CAN&culture=en-CA

        Bonne journée
        N.

        • Je sais. Je voulais seulement rappeler aux autres lecteurs de ce blog que notre discussion n’était pas une proposition ni une recommandation d’investissement en soit. Je dois le rappeler souvent sur mon blog pour m’assurer de ne pas avoir de problème avec l’AMF 🙂

          Mais effectivement, il y a des options plus intéressantes que le CPG.

          Je vais lire les fiches de Manuvie et Morningstar. Merci pour les liens.

  5. Bonjour, intéressante cette stratégie de roulette. Pourquoi ne pas commencer 5 ans avec ton départ à la retraite? Il y a des obligations que l’on peut acheter avec des taux plus généreux (exemple avec disnat). Je compte faire également cette technique seulement 5 ans avec mon départ à la retraite pour sécurisé mes retraits.

    • Bonjour LP,

      J’ai l’intention de garder cette stratégie pour la partie liquide de mon portefeuille, et ce, pour plusieurs décénies 🙂 Mais oui, c’est possible de le faire avec des obligations. J’ai justement lu un article dans La Presse il y a quelques jours à propos d’une stratégie semblable, mais avec les obligations 10 ans.

      Au plaisir,
      R101

  6. Bonjour

    Pour bien comprendre la théorie de votre stratégie d’échelonnement des placements, est-ce bien des montants identiques qui sont investis pour chaque année des CPG de votre porte portefeuille à revenus fixes sur 5 ans ?

    Merci et Bonne journée!

    Serge Paquette

    • Bonjour Serge,

      Les montants qui sont investis ne changent rien à la stratégie d’échelonnement des placements. La stratégie consiste à avoir 20 % de vos revenus fixes qui arrivent à échéance chaque année, pour que ce montant soit disponible (en cas de besoin) ou réinvesti (ce qui est souhaitable). De plus, cette stratégie protège 80 % de vos revenus fixes contre les baisses des taux d’intérêt. Tout cela en profitant du taux d’intérêt le plus élevé, soit le taux 5 ans. Personnellement, je suis une personne cartésienne, alors j’utilise des montants identiques pour les 5 certificats de placement garanti (CPG). Mais, je voulais avant tout m’assurer que vous compreniez que les montants investis ne changent rien à la stratégie.

      N’hésitez pas si vous avez d’autres questions.

      Au plaisir,
      R101

  7. Bonjour Maître R101 !

    Je vous remercie infiniment pour la précision du renseignement.

    J’ai très bien compris la notion des montants investis mais, par contre, après mure cogitation et triple vérification, c’est dans la nature des cartésiens, j’en ai déduit que ma stratégie serait, probablement, plus rentable à l’échéance des 5 ans, + 43,5%. Mais de % variable selon la stratégie des montants, ce qui, par conséquent influence la stratégie d’échelonnement et remets en question l’un des fondements du principe.

    Donc, si ma théorie « descartienne » en confirme l’exactitude, vous pourriez réanticiper votre retraite, 42→ 40 ans, sortir au p.c. de votre cubicule de laboratoire, du giron de la « rat race » !

    Alors, pour faire la lumière sur cette petite disparité, j’apprécierais grandement d’en discuter de vive voix, si vous n’avez pas d’objections. Il serait ainsi plus simple d’argumenter, en détails, nos positions respectives !

    Contactez-moi par courriel, je vous transmettrai mon numéro de cellulaire.

    Cartésiennement vôtre, au plaisir !

    Serge

    • Bonjour Serge,

      Il n’y a pas beaucoup de personnes qui m’appellent « maître », même si je détiens effectivement le titre de « M.Sc. » 🙂

      J’aime bien le ton humoristique de votre commentaire, même si c’est une discussion très sérieuse (stratégie d’investissement & retraite).

      Je comprends qu’il est plus facile d’argumenter de vive voix, par contre je préfère que nous continuions d’échanger sur le blog. Pourquoi? Parce qu’en général, si une personne à une question/commentaire ou un point de vue différent, alors il est fort probable qu’il y en ait d’autres avec la même question/commentaire. Je veux garder le blog le plus informatif possible et les commentaires dans les articles font autant partie des informations utiles que l’article lui-même.

      J’avais déjà révisé mon objectif de retraite de 45 à 42 ans. Mais, si votre théorie dit que je peux réviser mon objectif de 42 à 40 ans, alors je suis à votre écoute 🙂

      Au plaisir d’échanger avec vous.
      R101

  8. Bonjour grand Manitou !

    Aucun problème pour continuer la discussion sur le blog. L’argumentation de vive voix était simplement une question d’appréciation interpersonnelle, d’échange dynamique !

    Un brin d’humour dans une discussion sérieuse est à l’image d’un brin ludique dans une action consciencieuse !
    Yoga psychique versus yoga physique.

    Alors, comme disait, jadis, un de mes profs d’architecture: soyez concis dans vos écrits !

    Ainsi, venons-en directement à l’exposé de ma stratégie en cinq graphiques.

    Le premier et le deuxième sont des exemples de calculs basés sur votre stratégie.
    Le troisième est basé sur des montants d’investissements variables, selon nos choix.
    Le quatrième et le cinquième sur ma stratégie.

    1- Montants égaux investis

    Compte Terme Échéance Taux $ investis Total intérets Total ints. + cap.
    CPG #1 1 an 5 juin 2019 2,50% 5 000,00 125,00 5 125,00
    CPG #2 2 ans 5 juin 2020 2,60% 5 000,00 263,00 5 263,00
    CPG #3 3 ans 5 juin 2021 2,70% 5 000,00 416,00 5 416,00
    CPG #4 4 ans 5 juin 2022 2,75% 5 000,00 573,00 5 573,00
    CPG #5 5 ans 5 juin 2023 3,00% 5 000,00 796,00 5 796,00
    25 000,00 2173,00 27 173,00

    2- Montants égaux réinvestis

    Compte Terme Échéance Taux $ investis Total intérets Total ints. + cap.
    CPG #1 5 ans 5 juin 2024 3,00% 5 125,00 816,00 5 941,00
    CPG #2 5 ans 5 juin 2025 3,00% 5 263,00 838,00 6 101,00
    CPG #3 5 ans 5 juin 2026 3,00% 5 416,00 863,00 6 279,00
    CPG #4 5 ans 5 juin 2027 3,00% 5 573,00 888,00 6 461,00
    CPG #5 5 ans 5 juin 2028 3,00% 5 796,00 923,00 6 719,00
    27 173,00 4 328,00 31 501,00

    3- Montants variables investis

    Compte Terme Échéance Taux $ investis Total intérets Total ints. + cap.
    CPG #1 1 an 5 juin 2019 2,50% 2 000,00 50,00 2 050,00
    CPG #2 2 ans 5 juin 2020 2,60% 4 000,00 211,00 4 211,00
    CPG #3 3 ans 5 juin 2021 2,70% 5 000,00 416,00 5 416,00
    CPG #4 4 ans 5 juin 2022 2,75% 6 000,00 688,00 6 688,00
    CPG #5 5 ans 5 juin 2023 3,00% 8 000,00 1 274,00 9 274,00
    25 000,00 2 639,00 27 639,00

    4- Montant unique investis

    Compte Terme Échéance Taux $ investis Total intérets Total ints. + cap.
    CPG #5 5 ans 5 juin 2023 3,00% 25 000,00 3 982,00 28 982,00

    5- Montant unique réinvestis

    Compte Terme Échéance Taux $ investis Total intérets Total ints. + cap.
    CPG #5 5 ans 5 juin 2028 3,00% 28 982,00 4 616,00 33 598,00

    En comparaison du graphique # 4 et # 1 il y a une différence de 1,809 $ + 45,43 % comme je le l’avais mentionné dans un précédent message.

    Le graphique # 3 est de même supérieur aux # 1 de 466 $
    En comparaison entre le # 4 et le # 3 la différence est de 1,343 $ + 33,73 % soit 11,7% de moins que l’exemple ci-haut.

    Enfin, au terme des 10 années d’investissement, le # 4 et le # 5 comptabilisent une somme de 8,598 $ comparativement à 6,501 $ des graphiques # 1 et # 2 soit une différence de 2,097 $ + 24,38 %

    Conclusion : 1 à 0 pour la logique mais est-ce vraiment la bonne ?

    Voilà pour le compte rendu de ma stratégie qui, sous toute réserve, attends votre expertise pour validation officielle.

    Dans l’affirmative, elle ne garantit pas que vous allez pouvoir vous évader de votre cubicule à 40 ans mais probablement vous permettre de vous en donner un peu plus au moment de votre évasion, non fiscale, parce que, quoi qu’il en soit, vous aurez toujours à vos trousses les bienveillantes mains tentaculaires de l’ogre fisc jusqu’à votre dernier souffle! Big Brother veille au grain et surtout aux graines de marijuana, nouvelle vache a lait Holstein!

    Au plaisir d’en « discuter » sous toutes les coutures !

    Serge

    • Bonjour Serge,

      Maintenant, je comprends d’où vient le « +43,5 % ». C’est certain qu’un investissement unique dans un CPG avec terme de 5 ans (taux d’intérêt le plus élevé) procure un meilleur rendement que des montants égaux ou variables dans des CPGs avec des termes de 1 à 5 ans.

      Cela dit, je tiens à apporter quelques clarifications.

      Premièrement, c’est important de rappeler que ce n’est pas possible d’atteindre l’indépendance financière à 40 ans avec des CPGs, peu importe qu’on utilise la stratégie d’échelonnement des placements ou non (du moins, je serais vraiment surpris).

      Deuxièmement, l’objectif de commencer au jour 1 avec des investissements dans des CPGs avec des termes de 1 à 5 ans est d’avoir accès à 20 % du portefeuille de revenus fixes chaque année. Ainsi, l’accès au capital est pris en considération dans cette stratégie… elle n’est pas seulement axée sur le rendement. Par contre, après la première échéance, tous les placements seront réinvestis dans des CPGs avec terme de 5 ans. De plus, en ayant 20 % du portefeuille de revenus fixes qui arrive à échéance chaque année (puis réinvestis sur 5 ans), le reste du portefeuille (80 %) est ainsi protégé contre une baisse de taux.

      Troisièmement, les revenus fixes représentent généralement un faible pourcentage du portefeuille de placement de ceux qui visent la retraite précoce. Donc, l’impact sur le rendement de la stratégie d’échelonnement de placement comparé à un investissement unique dans un CPG 5 ans est somme toute mineur dans l’ensemble du portefeuille.

      Au plaisir,
      R101

      • Bonjour Maestro 101

        Tout est relatif. Le monde de la finance est à l’image de la météo, des parties d’échecs etc.
        Personne, ni aucune techno ne peut prédire un tsunami, un krach boursier ou une victoire.

        Concernant l’indépendance financière à 40 berges, avec seulement des CPGs c’est pratiquement impossible parce que les rendements ne sont pas très élevés mais cela permet tout de même d’aller chercher des intérêts non négligeables.

        Par exemple, a l’heure actuelle, en les adossant à des CELI qui ont atteint le taux maximum permis depuis 2009, soit 63,500$ + les intérêts composés (qui peuvent s’élever jusqu’à 100,000) pour une somme de 70,000$ cela donnerait, selon ma source de placement, un total de 12,937$ pour une durée fixe de 5 ans. Ce qui représente un taux combiné de 18,48 % soit proportionnellement à 3,69 % annuellement ( tout près du rendement de 4,2 % en 2018 pour là la Caisse de dépôt et placement du Québec ) et si votre conjointe a le même schéma alors la totalité s’élèvera à un joli pactole de 25,874$ beaux gros huards dorés, totalement exempts des griffes de l’impôt! De quoi pouvoir se payer un super-beau voyage avant d’entreprendre le dernier grand voyage, ou autres rêveries !

        C’est tout de même une somme appréciable compte tenu du taux d’inflation moyen de 1,1 % de 2013 à 2018. Alors, si l’on tient compte, à court terme, de cette même probabilité d’inflation, le placement fixe de 5 ans est assurément meilleur que celui de la stratégie d’échelonnements. Effectivement, puisque la projection des deux stratégies, selon le capital d’investissement, donne un surplus de 6,360$ au total, équivalant à 52,94% !
        C’est cette somme différentielle qui contribue à « rentabiliser » l’inflation, versus un maigre taux de 1,7 % de rendement total pour la stratégie des placements égaux, ce qui, selon la moyenne inflationniste, donne un rendement net de 0,6 % (aussi ridicule que les intérêts de Desjardins) et donc, en conclusion, qui ne vous a rien rapporté sur les 5 ans, sauf pour les banquiers! Alors, aussi bien laisser dormir votre capital dans un compte d’épargne stable à du 1% ! La stratégie fixe donne un taux net de 2,6 % soit une différence de 2% net avec l’autre stratégie. Certes ce n’est pas un % exorbitant mais ça remet en question la stratégie des taux égaux.

        De plus, advenant une baisse des taux d’intérêts, ce qui en passant est déjà assez bas depuis plusieurs années, il serait fort étonnant qu’il aille encore plus creux, a moins d’un soubresaut inattendu d’un effondrement boursier ou de puits pétroliers ! Tout est possible en ce bas monde! Au contraire, si les taux montent alors se serait gagnant mais, par contre, ce ne serait sûrement pas une montée vertigineuse suffisante pour alimenter le feu des illusions spéculatives! Du moins pour les cinq prochaines années alors, dans cette optique, il serait plus avantageux de miser fortement sur le plus haut taux pour une durée fixe de 5 ans.

        Par ailleurs, concernant le 20 % du portefeuille de revenus fixes chaque année, comment pouvez-vous y avoir accès puisque vous le réinvestissez immédiatement sur 5 ans après la première échéance? De plus, par rapport a un taux moindre ce ne serait pas un bon réinvestissement, de même que pour les échéances subséquentes, si les taux stagnent ou diminuent mais ce serait gagnant pour une superbe, inattendue, remonté stratosphérique, voire improbable ( raisonnablement un gros 0,25 % ! )

        Autre stratégie, ce serait de conserver le 20% dans un compte d’épargne libre d’impôts à 2,25% annuellement, accès au fonds, et investir le 80% sur la durée fixe de 5 ans, protégeant ainsi, a coup sur, la probabilité a la baisse des taux mais qui n’aurait que peu d’incidence pour une éventuelle remontée, qui pourrait être reprise par la mise en réserve du 20% accessible. Selon les experts, il est recommandé de mettre de côté l’équivalent de trois à six mois de salaire dans un fonds d’urgence ainsi ce 20% servirait de bouée de secours, selon son volume.

        Tout est relatif en fonction des perspectives d’indépendance financières. Alors, court terme, moyen terme, long terme, a chacun sa calculette scientifique!

        Au plaisir et futur d’en débattre sur l’agora ( ou le »cellulara » puisque peu de blogueurs semblent vouloir donner leur avis ! )

        Serge

        « La mission d’un ministre des finances est de jeter l’argent par les fenêtres, il lui rentre par ses caves »
        Citation d’Honoré de Balzac – Les employés (1838)

        • Bonjour Serge,

          Désolé pour le retard dans ma réponse. La notification de votre commentaire était dans ma boîte de courrier indésirable. C’est bizarre, car il n’y a pas d’hyperliens dans votre commentaire. Il a beaucoup de caractères « % S ! ? », mais rien qui pourrait faire en sorte que le message soit perçu comme indésirable. Bref, c’est la raison pour laquelle je n’avais pas répondu plus tôt.

          Effectivement, personne ne peut prédire un krach boursier ou une longue séquence de rendements positifs. Sinon, il y a beaucoup de gens qui seraient qui serait millionnaire depuis longtemps 🙂

          C’est vrai qu’un CPG d’une durée fixe de 5 ans, sur un CELI maximisé, peut donner quelques milliers de dollars en rendement annuel. Je ne veux pas dire que ce n’est pas significatif. Mais, lorsqu’on prend en compte l’inflation, il ne reste plus beaucoup. Dans votre exemple qui revient à un taux de rendement annuel de 3,69 %, c’est en réalité un rendement d’environ 2,2% net d’inflation. Or, en utilisant la règle du 4 %, il faut au moins générer des rendements de 7 % pour ne pas épuiser son capital (7 % moins 3 % d’inflation = retrait de 4 %). Par contre, pour une personne qui ne vise pas la retraite précoce comme moi, cela représente somme toute des intérêts non négligeables.

          Pour revenir à la stratégie d’échelonnement des placements, si on ne prend pas en considération l’accès au capital et la protection contre les taux d’intérêt, alors oui le CPG fixe de 5 ans donne un meilleur rendement. Les mathématiques parlent d’eux-mêmes 🙂 Mais, encore une fois, le but de la stratégie d’échelonnement, le but n’est pas de générer des rendements exceptionnels et d’atteindre l’indépendance financière. C’est une alternative au fonds d’urgence.

          Votre stratégie hybride de mettre 20 % du fonds dans un compte d’épargne libre d’impôts et d’investir 80 % dans un CPG d’urée fixe de 5 ans est intéressante. Cela permet l’accès à 20 % du capital en tout temps et est donc une alternative au fonds d’urgence.

          Au plaisir,
          R101

          • Bonjour Mentor101

            Ah! Les bizarreries informatiques, aucun problème pour votre retard !

            Je n’ai jamais eu vent de la règle du 4%. Après une recherche, l’article intitulé – Retraite: les limites de la règle des 4 % – concluaient que « Finalement, cette règle des 4 % est surtout utile pour savoir combien on devrait accumuler d’épargne en vue de la retraite. En appliquant un décaissement annuel de 4 % au portefeuille d’investissement, on peut conclure que le besoin d’épargne doit être égal à 25 fois les dépenses annuelles moyennes à la retraite. »

            Donc, si j’ai bien compris, si elles sont de 25000$ il faudrait avoir une épargne finale de 625000$ Sur 40 ans, de 25 à 65 ans, cela représente annuellement 15625$ / 52 = 300$ par semaine. ( Sûrement pas avec un salaire minimum ! C’est pour cette raison qu’il y a le supplément de revenu garanti du fédéral ).

            Est-ce que la conclusion de l’article concorde stratégiquement avec votre exemple du 7% ?

            Si il faut générer 7% avant inflation alors il faudrait miser près du 9% pour la couvrir, ce qui, d’autre part, serait carrément impossible avec un rendement, trois fois moindre, des meilleurs CPG. Donc, solution, courtier escompteur, compte non enregistré, aucun CELI admissible, seulement avec le compte enregistré, par contre, par exemple, avec la Banque Nationale, les seules stratégies disponibles sont les achats d’options et les ventes initiales d’options d’achats couvertes. Attention, ces stratégies sont complexes, risquées, pour un débutant. Alors, dans ce cas précis, il faudra opter pour le compte non enregistré mais, par conséquent, fiscalité obligera à partager le gain en capital avec les gentils ogres requins de Québec et d’Ottawa! Ainsi, il sera possible de faire du 9% ou plus mais, sans doute, il en faudra un peu plus pour compenser les ponctions fiscales et autres dépenses inhérentes du compte.

            Autre alternative, acheter un beau gros kilo d’or brillant et le laisser fructifier, à long terme, au gré de l’évolution spéculative du marché des illusions! Ou bien faire l’achat de monnaies virtuelles, qui semblent devenir de plus en plus intéressant pour beaucoup d’acteurs, investisseurs, du monde financier. ( exclusion de l’oracle d’Omaha, Warren Buffet, parce qu’elles ne sont pas des actifs producteurs de valeur). À chacun sa perspective financière.

            Pour revenir à la stratégie d’échelonnement dont le but n’est pas de générer des rendements exceptionnels, certes, mais si vous pouvez le faire alors, comme on dit, pourquoi ne pas battre le fer pendant qu’il a chaud! Ainsi vous en aurez un peu plus pour votre fonds d’urgence et d’indépendance financière, sans vouloir, précocement, l’atteindre.
            De plus, dans le commentaire précédent, vous n’avez point répondu à cette question : concernant le 20 % du portefeuille de revenus fixes chaque année, comment pouvez-vous y avoir accès puisque vous le réinvestissez immédiatement sur 5 ans après la première échéance ?

            À propos du fond d’urgence, il sera, sûrement, très difficile de l’avoir pour cette moitié des ménages canadiens qui ont atteint, a l’inverse, le fond abyssal, d’endettement de 171 % ( ratio dette/ revenu). À ce stade-là, vos êtes dans la zone rouge, foncée, plus près du pourpre, dangereuse situation personnelle et percutante sur l’économie. C’est ainsi que se créent les crises financières lorsqu’il ni à pas de bouées de sauvetage!
            Mais, pas de panique, la puissante presse à huard doré, anciennement la planche à billets verts, va venir à la rescousse de la secousse systémique! Par contre, il faudrait peut-être que les prêteurs appuient sur l’alarme lorsque le taux atteint le seuil du 35 ou 40 % !
            Avoir un fond d’urgence est aussi important que d’avoir une roue de secours dans une auto, a la condition, évidemment, de vérifier sa pression régulièrement, ce que 90% des conducteurs négligent de vérifier, donc de faire, assidûment, des dépôts dans le fond. Pour contrer à ce manque de discipline, de laxisme, ou tout autre raison, un prélèvement en % sur le salaire garantirait l’objectif, et pour avoir accès à du crédit hypothécaire, l’un des plus gros secteurs, il devrait être indispensable d’avoir ce fond d’urgence, proportionnel, mis en réserve chez les prêteurs, de même que pour tout autre forme de crédit supérieur à 10 K.

            À propos de prédiction, lors du dernier krach boursier de 2008, chaos qui a bien failli détruire l’économie mondiale, il y aurait eu, selon la rumeur, une seule personne qui l’aurait prédit ( mais on ne sait pas si elle est devenu millionnaire! ). Dans l’affirmative, cela serait assez étonnant lorsque l’on considère tous les systèmes informatiques ultras sophistiqués entre les mains, de surcroît, des plus grands gourous de l’analyse technique, de la haute finance. Mais, en réalité, ce serait plutôt qu’ils savaient qu’une énorme bulle, pleine de grosses bourses paradisiaque$, allait irrémédiablement crever, tel un mûr abcès, qu’ils ne pourraient stopper la débâcle et, donc, ne rien ébruiter pour éviter une onde de panique à l’échelle planétaire! Coût, après coup de cette ondulation choc, États-Unis seulement : 2000 $ US en un an de perdu pour les fonds de retraite!

            À deux cents ans de la première crise financière de grande ampleur aux États-Unis, les économistes et experts parlent de plus en plus du prochain krach boursier 2019. Alors, grossissez au p.c. votre fond d’urgence, ou solution D ou SOS, valeurs refuges traditionnelles: Or, ou nouvelles: cryptomonnaies.

            En définitive, à l’instar les hauts et les bas de la vie, d’un principe fondamental de la physique, «Tout ce qui monte finit par descendre.», il y aura toujours des krachs boursiers, inévitablement, jusqu’à l’effondrement total, d’obsolescence, du système monétaire… pour un nouveau paradigme. Après tout, il y a des limites à l’endettement, surtout si celle-ci dépasse l’entendement !

            À la bonne vôtre

            Serge

          • Correctif:

            Dans la dernière phrase de l’avant, avant-dernier paragraphe il faut lire : 2000 G

            Il manquait la lettre G à la fin du montant 2000 mais sans l’avoir mentionné il était évident que cela signifiait des milliards.

          • Bonjour Serge,

            Je n’avais encore jamais vu le nom « Mentor101 »… C’est très flatteur 🙂

            Vous avez bien compris ce qu’était la règle du 4 %. Par exemple, si vous dépenses annuelles sont de 30k$, vous avez besoins d’un portefeuille de 750k$ (30k x 25) qui génère un rendement moyen de 7 % par année. Certaines personnes sont pessimistes et vont plutôt utiliser un taux de retrait de 3,5 %. Donc, pour savoir combien on doit accumuler d’épargne en vue de la retraite en utilisant un taux de retrait de 3,5 %., on doit multiplier les dépenses annuelles par 28-30 au lieu de 25. D’autres, au contraire, sont optimistes et vont plutôt utiliser un taux de retrait de 4,25 %. Je pense que ces personnes plus optimistes doivent tenir compte de la SV (sécurité de la vieillesse) et de la RRQ (régie des rentes du Québec) donc leur calcul de retraite.

            Faites attentions avec votre calcul. Une personne avec des dépenses annuelles de 25k$ doit effectivement avoir un portefeuille de 625k$ (25k x 25) qui génère un rendement moyen de 7 % par année pour prendre sa retraite. Cette personne n’a PAS épargné 300 $ par semaine (625k$, divisé par 40 ans, divisé par 52 semaines = 300 $). Cette personne a un portefeuille de 625k$… Le portefeuille de 625k$ comprend les montants investis, l’augmentation de valeur des titres, les rendements (intérêts, dividendes, etc.). Ce n’est pas la même chose 🙂 Sinon, bien entendu que c’est impossible d’accumuler autant de richesse avec un salaire minimum.

            Il faut que le portefeuille génère un rendement moyen de 7 % par année, car lorsqu’on enlève l’inflation et les taxes, cela correspond au taux de retraite de 4 % (au 3,5 %). Pour générer ce rendement moyen à long terme, il faut effectivement gérer soi-même ses investissements avec un courtier à escompte. Personnellement, j’utilise Desjardins Courtage en Ligne (anciennement Disnat).

            C’est pour cela que depuis le début de notre échange, je mentionne que le but premier de la stratégie d’échelonnement des placements n’est pas le rendement. Le rendement n’est jamais à négliger, mais dans ce cas-ci, ce n’est pas l’objectif.

            Pour répondre à votre question : « concernant le 20 % du portefeuille de revenus fixes chaque année, comment pouvez-vous y avoir accès puisque vous le réinvestissez immédiatement sur 5 ans après la première échéance ? ».

            Je ne réinvestis pas automatiquement la tranche de 20 %. Avec Tangerine (et j’imagine que c’est la même chose partout), il est possible de choisir si on veut réinvestir le placement automatiquement dans un nouveau CPG de la même durée ou de l’envoyer dans le compte d’épargne. Je choisi l’option « non », car je préfère procéder par moi-même. Si jamais j’aurais besoin de l’argent, alors je pourrais l’utiliser à partir de mon compte d’épargne. Sinon, je le réinvestir par moi-même (ça prend environ 2 minutes).

            Pour les prédictions concernant le prochain krach boursier, il faut faire attention. J’avais lu une affirmation quelque part (je dois retrouver la source) qui m’avait fait rire… Ça ressemblait à « Les économistes ont prédit 10 des dernières 2 crises financières ». C’est pour dire que personne ne peut prévoir les crises financières et personne ne peut avoir du succès à long terme en faisant du « market timing ». J’ai procédé récemment au re-balancement de mon portefeuille, pour réduire mon risque d’exposition au marché, mais je suis encore principalement en actions. Il y a actuellement des opportunités… et qui sait quand sera la prochaine crise.

            Au plaisir,
            R101

  9. Note:

    Je viens tout juste de constater, après avoir validé mon commentaire que les graphiques sont complètement ratés !
    Pourtant il semblait parfait avant. Je n’ai pas pu mettre de fichier joint et donc impossible de faire un vrai graphique, comme excel.
    Ce n’est pas totalement incomprehensible, seulement un peu déphasé. Alors, ajuster vos lentilles !

    Bonne lecture !

    Serge

  10. Bonjour Maître;

    Avez-vous abandonné votre blog ?

    Parce que vous n’avez fait aucun commentaire suite à ma réflexion en date du 23 mars.

    Au plaisir !

    Serge

    • Bonjour Serge,

      Bizarrement, je n’ai pas reçu de notification par courriel de votre commentaire du 23 mars. Je vais y répondre prochainement (je dois prendre le temps de bien lire et répondre et ce n’est pas avec le petit à côté de moi que je peux le faire). Mais, pour répondre à votre question, je n’ai pas abandonné mon blog. Depuis le début de nos échanges, j’ai publié 4 nouveaux articles sur mon blog 🙂

      Au plaisir,
      R101

      • Merci pour l’info. Prenez tout le temps qu’il faut ce n’est pas si urgent, aucun tsunami a l’horizon 🙂

        Comme dis si bien le capitaine : les femmes et les enfants d’abord !

        A + +

        Serge

  11. ( Suite à votre commentaire du 17 avril, il n’y avait pas une petite case répondre ) .

    Bonjour Pro101

    Petite mise au point concernant l’exemple de calcul. Ce n’était que pour montrer ce qu’il faudrait déposer dans un compte d’épargne pour accumuler 625 K$. Ainsi, il est évident qu’avec un salaire minimum c’est impossible et, sans doute, pour d’autres échelles salariales plus élevé, pour diverses raisons budgétaires.

    Donc, avec un compte courtier escompteur, il faudrait un gros capital initial de 45 K$ x 7% composé annuellement. x 40 ans pour atteindre la somme de 628,850 K$. Cela impliquerait de débuter à l’âge de 25 ans, en prévision d’une retraite à 65, mais cette durée pourrait être moindre, ou plus, en fonction des rendements boursiers. De plus, dans cette optique, le premier défi, si l’on peut dire, serait d’avoir le 45 K$, puisque ce n’est pas évident à 25 ans! Sinon, par exemple, faire fructifier un petit montant de 5 K$ jusqu’à concurrence du 45 K$. Tout compte fait, il y a plusieurs solutions mais combien de personnes pourront atteindre l’objectif ?

    Et, pour les heureux finalistes, que vaudra bien ce magot ? Nous n’en savons rien mais en présumant une courbe inflationniste similaire aux quatre dernières décennies, il devrait avoir le même pouvoir d’achat qu’un montant actuel issu d’un même scénario d’investissement qu’il y a quarante ans.

    Mais ce ne sera sûrement pas le cas parce que cette courbe est toujours à la remorque, imprévisible, du TGV de la consommation. Alors, est-ce que la règle théorique du 4% est suffisante? À court terme, oui mais, dans 40 ans, combien coûtera un pain, si les champs de blé ont été ravagé par les changements climatiques ? Une érosion physique de cette ampleur entraînerait une dégradation du pouvoir d’achat.

    En 1980, avait-on prévu que le prix moyen d’une maison unifamiliale valant 55 K$ vaudrait 297 K$ en 2018, soit un bond de kangourou de 539% et pour une seule petite once d’or de 282 $ à 1,706 $, un saut olympique de 605% ! Est-ce que les rendements des portefeuilles ont été aussi lucratifs ? Probablement, pour certains d’entre eux, mais ils ont dû perdre plusieurs feuilles lors de la super tornade de 2008 !

    Certes, on ne peut pas prédire un krach boursier mais nous pouvons présumer que l’inflation aura toujours gain de cause, parce qu’elle est une augmentation constante du niveau général des prix pour les biens et services, tel un effet papillon, qui peut donner lieu à un effet boule de neige s’il ni à pas de contrôle par les banques centrales (ces beaux gros édifices abuseurs de la planche a billets! ).

    La roue de la consommation est à l’instar de la roue du casino : Elle est susceptible d’engendrer une dépendance!

    À propos de prédiction, de l’affirmation qui vous avait fait rire, c’est sans doute celle-ci  » BOURSE: LES SINGES RÉUSSISSENT MIEUX QUE LES TRADERS  »

    Concernant votre réponse à ma question du 20%, maintenant je comprends mieux votre explication.
    Par contre, que se passe-t-il si, peu de temps après l’avoir réinvesti, vous en auriez de besoin, ultimement ? Sans doute qu’en fonction de tous vos avoir$ vous auriez sûrement une sortie de secours.
    Mais, pour éviter ou simplifier une telle situation, ne serait-il pas mieux, comme suggestion, d’opter pour la stratégie hybride, tel que mentionné dans un précédent commentaire, puisque selon le but premier de la stratégie d’échelonnement des placements n’est pas le rendement, qui ne donnerait guère plus qu’un infime % contre un compte d’épargne à intérêts élevés.

    En terminant, voici un excellent lien de source québécoise.

    https://bourse101.com/formation/mario-lamoureux/

    Bon z’yeuxtage!

    Serge

    • Bonjour Serge,

      Je ne comprends pas pourquoi vous parlez d’un investissement initial de 45k$. Bien entendu, j’arrive au même résultat que vous (~629k$) si j’utilise un investissement initial de 45k$ à 7 % d’intérêt composé sur 40 ans. Mais, pourquoi utiliser cet exemple? Pourquoi une personne qui aurait 45k$ à investir à 25 ans ne voudrait-elle pas investir un dollar supplémentaire jusqu’à 65 ans, l’âge officiel de la retraite? L’idée est d’épargner un montant « raisonnable » (sans se priver) tout au long de sa vie active en commençant le plus jeune possible.

      Concernant l’inflation, on n’est jamais à l’abri de tous les scénarios possibles. Mais, la Banque du Canada est là pour contrôler l’inflation dans une fourchette de 1 % à 3 %, avec l’objectif de 2 %. La règle du 4 % prend justement en considération une inflation jusqu’à 3 %. Cela dit, la règle du 4 % reste une « règle du pouce » et il est important de faire une planification personnalisée. Par contre, ça reste un excellent outil de départ.

      Je connais les formations de bourse101, mais je ne suis pas le genre de personne à payer pour suivre une formation de ce genre. Il y a beaucoup de sources d’informations fiables et gratuites en ligne et il y a plusieurs outils disponibles avec un courtier à escompte.

      Je suis désolé de ne pas répondre à toutes vos questions, mais ça commence à être difficile de répondre à plusieurs questions différentes dans une même réponse.

      Au plaisir,
      R101

      • Salut r101

        En faisant une recherche sur les faillites bancaires voici un article très intéressant que je viens de trouver, par hasard.
        Vous n’aurez peut-être plus la même perception a propos de la Banque du Canada ( BdC : Banque des Colonisés – pour faire un parallèle avec le sigle CPG : Certificat Pauvreté Garantie )

        ——————————————————————————————————————————————————————–

        Offert par Les Affaires, FRANÇOIS POULIOT : Édition du 19 Mars 2016

         » La Banque du Canada vend son or, faut-il faire de même?

        Ça y est. Le pays ne détient plus une seule once d’or. La Banque du Canada a récemment vendu ses derniers lingots. Temps pour nous de faire de même ?

        Le faible intérêt de la Banque du Canada pour le métal précieux ne date pas d’hier. Depuis des années, elle liquide ses réserves d’or. Et commet ainsi une double erreur : celle de nuire à la création d’emplois bien rémunérés au pays ; celle, surtout, d’affaiblir sa capacité à répondre à un éventuel cataclysme économique.

        Pourquoi la Banque a-t-elle vendu son or ?

        Ce n’est pas sans logique. Détenir de l’or a un coût. On ne reçoit pas d’intérêt sur des lingots d’or, et il faut payer pour les entreposer en toute sécurité. Détenir des devises étrangères fait qu’on peut recevoir des intérêts dans les comptes où elles sont conservées, et il n’y a pas de réels coûts de détention. Pourquoi la Banque n’aurait-elle pas dû vendre, dans ce cas ?

        D’abord, en raison d’une question de principe qui concerne l’emploi. Le Canada est une économie de ressources naturelles, et l’or est une de ses plus grandes richesses. Ce n’est pas pour rien qu’à l’international, l’expertise minière et aurifère canadienne est si reconnue.

        En se délestant de son or, le Canada contribue depuis des années à affaiblir ce marché et à entretenir le courant qui veut que le métal jaune ait perdu son caractère d’actif monétaire. Contribuer à affaiblir le prix d’une de ses richesses n’est certainement pas favorable à la création d’emplois. D’autant que ces emplois, bien rémunérés, contribuent fortement au trésor public.

        Notons, en aparté, qu’aux États-Unis, il est explicitement prévu que la Fed doit conduire une politique monétaire qui vise «l’emploi maximum et la stabilité des prix». Au Canada, il n’y a aucune référence à l’emploi, l’objectif de la politique monétaire étant simplement de maintenir un niveau d’inflation bas et faible. Évidemment, la Fed ne conserve pas son or à cause de cet objectif ; la banque centrale américaine vise essentiellement à expliciter le fait que ses décisions ciblent l’atteinte du plein emploi. Il aurait quand même été bien d’enchâsser le mot «emploi» dans la définition des objectifs de la Banque du Canada. Juste pour qu’il s’impose davantage encore dans son esprit. Fin de l’aparté.

        L’autre faute de la Banque réside dans son évaluation du risque financier à long terme.

        Elle a actuellement dans ses réserves monétaires 48,6 milliards de dollars américains et 22,5 G$ d’autres devises.

        Postulons le scénario suivant. Des engins nucléaires ou des attaques chimiques d’envergure sont simultanément déclenchés à New York, Los Angeles et Washington. Que préférez-vous avoir dans vos poches ? Un bon paquet de devises américaines ou des pépites d’or ?

        Pendant un long moment, la société américaine sera désorganisée et sa devise risque de ne plus valoir grand-chose. Notre économie étant intimement liée à celle de nos voisins du Sud, notre sort ne serait guère plus brillant et le huard plongerait lui aussi.

        L’or est le seul intermédiaire de marché universellement reconnu qui ait traversé l’histoire. D’où son étiquette de «valeur refuge».

        Vous trouvez l’exemple exagéré ?

        Warren Buffett parle de nouveau de ce risque de cataclysme nucléaire ou chimique dans sa lettre annuelle 2015. Certes, dit-il, la probabilité d’un événement catastrophique est faible. «Néanmoins, ce qui est une faible probabilité sur une période « court terme » s’approche de la certitude sur une période « long terme ». S’il n’y a qu’une chance sur trente qu’un événement se produise sur une période d’un an, la probabilité que cet événement survienne au moins une fois dans le prochain siècle est de 96,6 %», écrit-il.

        Un État se doit de gérer à court et à très long terme. C’est justement parce qu’il n’y a aucune certitude quant à l’avenir que la Banque du Canada aurait dû conserver son or. Il ne s’agit pas de détenir l’entièreté de ses réserves en métal précieux, mais de posséder quelques actifs sur lesquels nous pouvons assurément nous rabattre si l’inenvisageable devient soudainement réalité.

        Faut-il vendre notre or ou en faire le plein ?

        Si la question se pose pour la Banque, elle se pose aussi pour nous. Devrions-nous détenir ou acheter de l’or ?

        S’il y a un coffre de joaillerie dans la maison, c’est une valeur intéressante à conserver.

        Détenir des actions de sociétés aurifères est plus incertain. Car rien ne garantit qu’en cas de pépin, ces sociétés continueraient de fonctionner. Quant au FNB aurifère, il y a toujours une question d’accès à l’actif garanti par le papier en sa possession.

        Il se trouve néanmoins des gestionnaires qui croient qu’une allocation de portefeuille devrait toujours avoir une petite exposition au secteur aurifère.

        Temps de jouer le secteur ?

        Pas sûr. Il ne faut pas non plus qu’en cherchant à se garantir contre un faible risque sur notre horizon de vie, nous nous exposions à une importante perte en capital.

        Depuis le début de l’année, le prix de l’or est en hausse de 17 % et l’indice S&P/TSX Global Gold a bondi de 34 %.

        C’est une solide progression qui s’explique notamment par toute l’incertitude mondiale, et particulièrement par le fait que le dollar américain recule. Le marché doute maintenant que la Fed continue de hausser ses taux d’intérêt. L’anticipation de hausse de taux s’étant retirée du marché, le dollar a faibli, et un dollar qui faiblit est bon pour une hausse du prix de l’or puisque, en devises locales, il rend le métal plus accessible.

        La difficulté est qu’on voit mal quel catalyseur peut maintenant se profiler à l’horizon pour permettre au prix de l’or de poursuivre son élan. Il vaut probablement mieux ne pas surpondérer dans le métal précieux en ce moment.  »

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        P.S. Vous qui détenez des actions dans BERKSHIRE HATHAWAY, prenez bien note de l’opinion de monsieur Buffet, « l’oracle d’Omaha » qui se trompe rarement, ou presque… ! Alors, conclusion  » a découvert  » ( à l’image de George Soros) : 10 milliards $ qu’avant le 1er janvier 2115 le prix du pain coûtera plus cher que l’or ! La « règle du pouce » fera place à la règle de survie.

        Et, à propos de W. Buffet, voici un autre information intéressante à voir sur l’internet :

        Offert par Les Affaires Édition du 14 Janvier 2017 – Pourquoi il peut être dangereux de suivre Warren Buffett

        Re P.S. ne soyez pas désolés de ne pas réponde à toutes mes questions, qui peuvent vous apparaître comme telles, parce que ce ne sont que de simples formes interrogatives contextuelles, et donc à vous d’en répondre à loisirs en guise d’opinions réactives.
        Mais, par conséquent, étain vu comme vous les perceviez, qu’elle était donc votre difficulté de répondre à plusieurs questions différentes, (mais pertinentes, a 539% et 605% d’inflation) dans une même réponse, qui de surcroît n’est pas une obligation, ni urgent, de le faire. Votre blog ne sert-il pas à ce genre de débat, faute de pouvoir le faire de vive voix via le cellulaire ?

        Sinon, comme vous dites, j’irai voir d’autres sources fiables, gratuites, surtout qui ne se cachent pas derrière un pseudonyme !

        A bon entendeur, salut !

        Serge