Est-ce qu’un conseiller financier indépendant travaille vraiment pour vous?

Savez-vous combien gagne votre conseiller?

ARTICLE INVITÉ – Voici un article écrit par JP, un lecteur assidu de mon blogue qui participe aux discussions et répond aux questions, étant donné ses compétences dans plusieurs domaines de la finance. Dans cet article, il explique la différence entre le conseiller financier indépendant et le conseiller bancaire (en succursale), incluant l’indépendance de leurs conseils en services financiers.

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Étant présent sur plusieurs blogues ou groupe de discussions, j’ai toujours été interpellé par l’expression « un conseiller financier indépendant ».  Maintenant, quelle est la définition d’un tel conseiller selon le domaine? J’ai copié ici la définition que l’un des individus donnait sur le groupe :

« Je vais me permettre de vous répondre suite à mes expériences. Je vous conseille vivement de contacter un planificateur financier indépendant (pas lié à une banque ou caisse). »

Ainsi, il semblerait que pour certaines raisons, il soit déconseillé de faire affaire avec les professionnels des différentes institutions financières.

Permettez-moi, également suite à mes expériences, de faire le point sur cette affirmation. D’abord, avec plus de 12 ans d’expériences dans le domaine (de près ou de loin), j’ai été pendant plusieurs années sollicitées par des départements de conformité afin de faire l’analyse du travail de conseillers indépendants. J’ai été aussi à l’emploi de grandes institutions financières en début de carrière. Maintenant IF, je peux m’en permettre un peu plus non?

Comment fonctionnent les banques?

Ainsi, les arguments avancés en défaveur du professionnel bancaire :

  1. Manque d’objectivité dans son rôle.
  2. Pression d’atteindre des objectifs fixés.
  3. Offre de produits maison (souvent moins performants).

La plupart de ces arguments sont vrais quand on les prend dans l’absolu, et la majorité des conseillers n’ont pas intérêt à ce que les clients perçoivent le tout différemment. Donc, comment ça fonctionne avec les Banques? Les Banques ont segmenté leurs lignes d’affaires selon les besoins de leurs clients. Par exemple, si vous avez un montant de 25 000 $ à investir, il est vrai que votre offre de produits est plutôt limitée. Toutefois, plus votre pécule est important, et bien habituellement plus l’offre de services sera étendue. Si l’on prend par exemple le modèle d’affaires de la Banque Royale, elle offre une gamme de services complets :

  1. RBC Gestion Privée;
  2. RBC Dominion Valeurs Mobilières;
  3. RBC Banque en direct;
  4. RBC PH & N;
  5. RBC Trust Royal;
  6. Le réseau des succursales.

En fait, les Banques ont l’opportunité d’offrir une offre de services complète à leurs clients et ce peu importe leur patrimoine. Vous êtes donc catégorisés souvent selon votre profession, votre actif net sous gestion et d’autres critères.

Par exemple, chez RBC Banque privée, vous avez accès à des services complets de planification financière, fiscalité, planification successorale, etc. Certains conseillers indépendants sont également capables d’offrir ce type de services, soit par des ententes avec des cabinets ou par le biais de leur firme.

Maintenant, si l’on revient à l’idée de base de l’article, il semble que vous serez mieux conseillé par un indépendant qu’un conseiller bancaire, et surtout vous aurez accès à une variété plus grande de produits.

La rémunération

Regardons en détail le premier point. La majorité des conseillers bancaires sont payés à salaire fixe, avec un boni sur les ventes (il y a vraiment plus de méthodes de calculs). Le conseiller indépendant est dans la presque totalité des cas payés à commission ou à honoraires. Ainsi, si le conseiller indépendant ne fait aucune vente, il n’aura aucune paie. Si le conseiller bancaire ne fait pas de vente, il aura sa paie. On s’entend que si le conseiller bancaire ne fait ABSOLUMENT aucune vente, il sera remercié, c’est évident.

Donc, le conseil que vous recevez de la part du conseiller indépendant est-il adéquat pour vous, ou pour sa paie? Permettez-moi d’émettre certains doutes.

La variété de produits

Il est vrai que les conseillers indépendants ont accès à la majorité des produits offerts dans l’industrie (en fonction de leurs titres respectifs). Voyons quelques titres :

  1. Conseiller en sécurité financière : Permets la vente de produits d’assurance / fonds distincts.
  2. Représentant en épargnes collectives : Permets la vente de fonds communs de placement, principalement.
  3. Planificateur financier : Le titre de planificateur financier NE permet PAS la vente de produits financiers. Le titre permet de faire de la planification financière complète et intégrée.
  4. Il y a également une panoplie d’autres titres utilisés.

Donc, si l’on revient à l’offre de produits, chaque conseiller (bancaire ou indépendant) est limité à son titre d’exercice. Un représentant peut cumuler plus d’un titre, évidemment.

En ce qui concerne l’offre de produits, bien que le conseiller indépendant a accès à tous les produits, il est rare que ce dernier prenne le temps de faire une analyse complète pour trois raisons principales :

  1. L’analyse des produits disponibles demande un effort / temps considérable.
  2. Il est plus facile de vendre ce qu’on connaît bien (donc souvent le même produit / gamme de fonds / même assureur).
  3. Certains ont des incitatifs financiers à regrouper leurs ventes auprès de la même firme / assureurs, que ce soit des concours ou autre. Notez sur ce point que depuis quelques années, il est beaucoup plus difficile pour les sociétés de fonds / assureurs de le faire (source).

L’objectif de cet article était de remettre certaines choses en perspectives. Le domaine des services financiers est malheureusement encore bien opaque. Rappelez-vous toujours que c’est la confiance qui prime dans votre relation avec votre conseiller, si vous en avez un.

Je vais terminer mon article avec une petite anecdote concernant les conseillers indépendants. Dans une formation, il y a quelques années, un formateur (très bien connu) avait mentionné que la principale valeur ajoutée d’un conseiller indépendant était de bien connaître les codes de fonds qu’il utilise principalement. Ça en dit long (source)!

Et vous, faites-vous affaire avec un conseiller financier indépendant ou un conseiller bancaire? Que pensez-vous de l’indépendance de ses conseils en services financiers?

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Au plaisir d’échanger avec vous.

Par retraite101

Blogueur québécois qui a atteint CoastFIRE à 35 ans et qui a pris sa retraite du 9@5!

46 commentaires

  1. Bonjour,
    Personnellement, Je fais affaire avec un conseiller financier d’une banque. Ma première question pour lui a été : comment êtes-vous rémunéré ? Mon conseiller est rémunéré selon les rendements de mes fonds et il n’a pas de commission sur la vente de produits. Cela me rassure, j’ai l’impression que nous avons le même objectif, soit le rendement des fonds ! Jusqu’à maintenant, les rendements sont au rendez-vous et ce malgré les frais de gestion. Même s’il me vend les produits de sa banque (évidemment), ce qui m’intéresse surtout est le résultat.

    Néanmoins, je pense que l’important est de diversifier non seulement les placements, mais aussi les endroits où sont placés les fonds. J’ai donc des fonds avec mon conseiller financier, avec des robots-investisseurs, avec Wealthsimple trade, etc.

    Les conseillers financiers sont là pour les gens qui ont peu de temps, peu d’intérêt ou peu de connaissances sur les produits de placement, selon moi.

    J’aime beaucoup votre blog (en passant!). J’ai 27 ans, je voulais être indépendante financièrement avant même de savoir qu’il y avait un mot pour cela, cela fait partie de mon identité. J’atteindrai l’indépendance à 35 ans selon mes projections.
    Merci pour vos articles qui me donnent le sentiment que l’IF est atteignable et non une utopie (comme le pensent 99% des gens à qui je parle de mon projet…)

    1. Bonjour Aby,

      Bienvenue sur mon blogue et merci pour ce premier commentaire 🙂

      Félicitations! Vous êtes l’une des rares à poser ce genre de questions en premier 🙂 Souvent, les gens sont gênés de demander le mode de rémunération… Pourtant, cela a un impact direct sur vos placements et votre patrimoine en général.

      Je suis d’accord avec vous, c’est le résultat relatif à vos objectifs personnels qui compte. Que ce soit un conseiller bancaire, un conseiller financier indépendant, le mode de rémunération XYZ…

      Bravo pour votre objectif d’indépendance financière. À 27 ans, vous êtes en bonne posture pour atteindre votre objectif! 🙂 Effectivement, la majorité des gens pensent que c’est impossible d’atteindre l’IF dans la trentaine ou quarantaine. Moi aussi, je n’avais pas beaucoup de personnes avec qui en parler… et c’est justement une des raisons qui m’avait poussé à démarrer mon propre blogue en 2017 🙂

      Au plaisir d’échanger avec vous,
      R101

  2. Pour ma part, ce n’est pas tant l’indépendance du courtier qui m’importe, mais qu’il soit « fee only ».
    La paie aux commission échange toute la donne – je préférerais payer quelques centaines de dollars pour être aiguillé de manière impartiale.

    Pour l’instant je gère de manière indépendante, mais quand japprocherai de ma retraite je compte voie un planificateur pour bien déterminer dans quel compte piger en premier pour optimiser les impôts.

    1. Bonjour Karl,

      Bienvenue sur mon blogue et merci pour ce premier commentaire 🙂

      Par « fee only », voulez-vous dire payé à honoraires? Je suis d’accord avec vous que c’est important de rencontrer un planificateur financier / fiscaliste / autre professionnel de la finance lorsqu’on approche de la retraite (si ce n’est pas déjà fait), pour optimiser la stratégie de décaissement, le partage des revenus entre conjoints, etc.

      Au plaisir d’échanger avec vous,
      R101

      1. Oui, exactement, payé par honoraires. Sans commissions.

        De cette façon on élimine le biais de la rémunération et, probablement, augmenter les chances d’avoir un conseil impartial et centré sur notre besoin.

  3. Salut R101,
    C’est drôle que tu publie un article sur le sujet, je suis en plein dedans !
    Un conseiller financier m’a contacté il y a quelques semaines à propos de mon fichier et de fil en aiguille, il m’a parlé de son travail et de son équipe et j’ai fini par me laisser convaincre. Donc je suis en train de suivre le cours pour être représentante en épargne collective (ça va, c’est pas trop compliqué, je connaissais pas mal de choses déjà 😉
    J’en ai parlé avec une personne responsable du retour au travail après un burn out et elle m’a mise en garde en me disant qu’elle voyait vraiment beaucoup de conseillers financiers en burn out. Je n’ai pas les détails mais selon ma compréhension (et d’autres lectures) c’est plus les employés de banques/caisses qui ont la pression. Ce n’est pas juste à propos des recommandations de placement qu’il y a un problème mais plutôt le fait que les boni (ou la pression) se font plus à « forcer » le client à prendre une carte de crédit ou une assurance dont ils n’ont pas nécessairement besoin (mais qui est « payant » pour la banque) plutôt que de recommander un CELI par exemple.
    Selon moi, un conseiller financier indépendant, c’est comme un ostéo, il y en a d’excellent, et d’autres pas terribles. Et des fois, il y des ostéo/conseillers qui ne te conviendront pas à toi, à ta situation mais qui conviendra mieux à d’autres.
    Bref, je suis (très) nouvelle dans le milieu mais j’aime le discours de ma futur équipe:
    – le plaisir d’aider les clients en priorité,
    – le goût de démystifier les finances personnelles et d’aider à comprendre ce monde qui reste (délibérément ?) obscur pour beaucoup trop de monde,
    – et le principe du gagnant/gagnant: oui le conseiller financier est payé seulement si de l’argent est placé avec lui…. donc si on veut voir le « mal », son but serait de vous permettre d’avoir le plus d’argent possible à placer ? …. est-ce vraiment si mal ?
    – aucune pression. Si tu ne vend rien, tu n’es juste pas payé c’est tout. Ton employeur ne risque pas de te taper sur les doigts ou de te virer. Et c’est possible d’être conseiller à temps partiel en plus de ta job.
    Alors peut-être que je vois trop les choses en rose mais j’ai envie d’y croire.
    Personnellement, je vais faire ça comme sideline à mon indépendance financière alors je n’aurai pas vraiment besoin de la rémunération qui viendra (peut-être) avec. Mon objectif est vraiment d’aider les gens dans tous les aspects de leur finance personnelle !!

    1. Salut Julie,

      Effectivement, c’est toute qu’une coïncidence! 🙂 D’ailleurs, c’est justement un des 1001 projets de retraite précoce que j’ai en tête. Pour les 3-4 prochaines années, je me consacre uniquement à mes enfants. Mais, lorsque les deux auront commencé l’école, je vais peut-être faire ce cours moi aussi 🙂

      Ce que vous décrivez comme situation de « burn-out » chez les conseillers bancaires, c’est malheureusement vrai. Je connais personnellement une personne dans cette situation… La pression des quotas, de devoir « pousser » des produits (assurances, cartes de crédit, etc.) dont le client n’a pas vraiment besoin… En tant que conseiller indépendant, vous pouvez y aller à votre rythme. De plus, lorsque vous êtes déjà indépendant financièrement, alors il y a encore moins de pression! 🙂

      On s’en reparlera dans quelques années lorsque je serai rendu là…

      Au plaisir,
      R101

      1. Salut R101,

        Effectivement, tu me dira quand tu sera rendu là, je te dirai ce que j’en pense après avoir baigné dedans. Ça serai cool qu’on « travaille » ensemble. En plus, maintenant avec le virtuel, on peut travailler de n’importe ou (même du grand nord !).

        Au plaisir,
        Julie

        1. Parfait 🙂 Oui, il faut absolument que ce soit virtuel pour moi. Les déménageurs viennent demain matin. Et nous on part la semaine prochaine… Ce sera 2 longues journées de route (18 heures de route au total) avec les enfants et le chat 🙂

  4. Cher retraité101,

    D’abord bravo pour votre blogue. Le contenu est toujours intéressant et j’y ai trouvé plein de conseils pratiques. C’est la première fois que je partage mon histoire de FIRE 🙂

    Je fais affaire avec une conseillère financière depuis 2 ans payée de manière fixe (un % de mes investissements, % qui diminue plus tu as des $$ d’investis, je suis présentement à 0,95%) Son cabinet est spécialisé pour les travailleurs autonomes qui sont incorporés. (ex. médecin, artiste, etc. ) Ils sont indépendants mais sous la bannière RBC valeurs mobilières, c’est-à-dire qu’elle peut investir dans d’autres produits que ceux RBC. Le fait d’avoir une compagnie permet d’autres avantages fiscaux qu’au personnel et une différente stratégie investissement. Malgré toutes les lectures que j’ai faites sur le mouvement FIRE et l’investissement, je n’avais rien trouvé qui répondait à ma situation particulière. La plupart des informations d’investissement et de structure de portefeuille (couch potato, etc.) sont toujours pour des employés OU des travailleurs autonomes non incorporés.

    Ensemble, on a monté mon plan pour arriver à la retraite à 42 ans (dans 4 ans!). La manière de décaisser sera très différente avec une compagnie et j’ai trouvé que son expérience fiscale venait répondre aux manques d’informations en ligne sur le sujet. Je sais que je paye plus de frais que si j’investissais en ligne par moi-même (mais les frais sont des dépenses déductibles en INC.), mais pour l’instant j’aime mieux consacrer mes énergies à performer au travail (pour augmenter le revenu de mon entreprise) et me garder du temps pour relaxer que de passer 500 heures pour comprendre la fiscalité et l’investissement d’une incorporation. Si vous connaissez une ressource pour ce genre de situation fiscale, n’hésitez pas à me la partager! Je suis vraiment curieuse de voir s’il y a d’autres FIRE qui sont incorporés et de voir quelle est leur stratégie financière.

    Cheers !

    1. Bonjour Brandy,
      Serait-il possible d’obtenir plus d’informations sur votre conseillère financière ? Est-ce que celle-ci est travailleur autonome ou travaille pour une compagnie ?
      Serait-il possible d’obtenir le contact ?
      Merci !

      1. Bonjour Brandy,

        Si vous êtes d’accord, je peux vous mettre en contact avec Mat pour partager les informations de contact de votre conseillère financière.

        Au plaisir,
        R101

    2. Salut,

      Je prépare une série d’article sur le sujet pour tout ce qui touche l’incorporation, soit les remboursements de TPS/TVQ, deductibilites des dépenses, impôt corporatif, société de gestion / placements, décaissement.

      La partie 2 de cet article touchera la rémunération des conseillers. Pour info, quels placements avez vous chez valeurs mobilières? FCP? fNB? Titres purs? Un mélange de tout ça ?

      Bonne journée !

      1. Salut Jp !

        Quelle bonne nouvelle pour l’article ! J’ai très hâte de lire ça.

        Pour ce qui est de mes placements, ce sont des FCP. Selon la stratégie de décaissement, on a fait varier le risque. Pour mes investissements d’entreprise, on est sur un ratio 80% stocks / 20% bonds répartie sur deux fonds. Et pour REER et CELI, on est dans des fonds plus conservateur. Est-ce que ça répond à ta question ?

        Bonne journée à toi !

        1. Salut,

          Cela répond très bien! Puisque le prochain article va traiter de la rémunération, je te propose d’analyser ton portefeuille puisque tu es sur le modèle a honoraires selon ce que tu mentionnes. Si tu le souhaites, tu peux caviarder les noms / numéros de compte / montant. Je ferais d’une pierre d’un coup (ça te permettrait d’avoir un autre regard sur tes trucs). Je te l’offre vue qu’on est dans le sujet!

          Revient moi 🙂

          JP

          1. Wow merci pour l’offre ! Oui ça me tente !
            Comment veux-tu procéder ? As-tu une adresse courriel où je pourrais t’envoyer les infos ?

      2. Bonjour JP,

        Je lirai avec intérêt cette série d’article sur l’incorporation. Je me demandais si vous croyez qu’il est plus avantageux sur un horizon à long terme (environ 30 ans) de sortir des dividendes de la société par action pour les investir dans un CELI ou s’il est mieux de laisser fructifier l’argent dans la compagnie. J’ai compris en faisant des recherches que l’option du CELI était possiblement mieux pour les investissements générant des revenus d’intérêt alors que l’option de la société par action était mieux pour des investissements qui vont générer un gain en capital. Qu’en serait-il pour un porte-feuille simple avec un FNB tout en un comme VGRO?

        Merci beaucoup!

    3. Bonjour Brandy,

      Bienvenue sur mon blogue et merci pour ce premier commentaire 🙂

      Bravo pour votre objectif d’indépendance financière et retraite précoce (FIRE) à 42 ans! Effectivement, la majorité des blogues FIRE ou sites Web informatifs parlent d’investissement et de stratégies à titre d’individus. Non seulement je ne connais presque rien aux sociétés incorporées, mais en plus, je n’ai aucune source d’information à partager avec vous.

      À mon avis, je pense qu’il est intéressant de payer pour des services de planification financière, incluant des stratégies pour optimiser le décaissement du point de vue fiscal. Si votre conseillère financière répond à vos besoins (j’imagine qu’elle doit avoir plusieurs titres professionnels?) et que vous êtes satisfaite, alors continuez de faire affaire avec elle! 🙂

      Ça vaut la peine de payer pour obtenir ce genre de conseils, surtout dans votre situation.

      Au plaisir d’échanger avec vous.
      R101

  5. Bonjour Julie, assure-toi de garder du temps pour mettre ton fichier à jour : j’adore utiliser ton fichier! 😉

    1. Merci Ptsigane !!
      C’est sûr que ma priorité va à mon fichier !!! Mais après avoir travaillé dessus comme une folle pendant 5 mois pour sortir la version avancée et pro, je prend une pause… 😉

  6. En ce qui me concerne, je me trouve mieux servi par moi-même. Des conseillers financier du domaine bancaire, jai reçu des conseils d’acheter des FCP à haute commission ou encore de spéculer dans l’achats de fonds de métaux précieux. Résultats désastreux dans les 2 cas.
    Heureusement, j’ai décidé de me prendre en main, de m’éduquer et de m’orienter vers les investissements dans des FNB. Ça a demandé un effort au début, mais maintenant c’est devenu une passion.

    1. Bonjour ptsigane,

      J’ai eu le même genre d’expérience moi aussi… et c’est ainsi que j’ai pris en mains mes finances personnelles et mes placements 🙂

      Pour la majorité des personnes avec qui je discute sur les blogues / forums / groupes Facebook, ça devient rapidement une passion!

      Au plaisir,
      R101

  7. Je suis surpris et déçu de votre commentaire, en caractère gras en plus; « les conseillers font rarement une analyse complète ». C’est pourtant obligatoire de faire une ABF (Analyse des besoins financiers). L’A.M.F. L’exige. Surtout pour recommander un ou des produits d’assurances, vie, invalidité ou maladies graves. Le besoin doit être présent, donc identifié et surtout quantifié. Et si on ne couvre pas complètement les besoins, nous devons le justifier et donc écrire une note qui explique la différence. Parfois et je dirais meme souvent les gens ne veulent pas couvrir totalement leur besoins, pour différentes raisons. C’est souvent une question de budget. Pour l’analyse à la retraite il est vrai qu’elle n’est pas toujours faite, surtout au début. Elle est pourtant très importante et très apprécié, car on sait ou ont s’en vas et on a des objectifs clairs.

    1. Bonjour Marc,

      Je ne suis pas d’accord avec vous. D’ailleurs, entre faire l’ABF et une analyse vraiment complète de son client, il y a un monde. Si vous consulter les décisions des plaintes en discipline auprès de la CSF, vous remarquerez qu’un nombre important de décisions mentionne des ABF mal complétés, voire absent.

      Aussi, à ma connaissance, la limite de vitesse est de 100 km/h sur l’autoroute. Évidemment, même si c’est obligatoire, on constate que peu respecte la limite, non?

      Aussi, dans l’article, on réfère à tous les professionnels, pas uniquement ceux qui ont les permis pour vendre de l’assurance.

      Si vous faites correctement votre travail (car vous semblez un professionnel de l’industrie), et bien continuez de bien servir votre client.

      Bonne journée 🙂

  8. Salut JP, Il y a quelque chose que je ne comprends pas ici:
    « Le conseiller indépendant est dans la presque totalité des cas payés à commission ou à ***honoraires***. Ainsi, si le conseiller indépendant ne fait aucune vente, il n’aura aucune paie. »

    Que veux tu dire par honoraires? Il me semble que la définition d’honoraires c’est un tarif à l’heure ou à forfait, donc un conseiller payé par honoraires est justement beaucoup plus indépendant car il est payé le même prix, vente ou pas, produit A ou produit B. Me trompe-je?

    1. Salut Alexis,
      Ta question est très pertinente, et c’est la raison pour laquelle la suite de cet article portera sur la rémunération. Prenons l’exemple de Brandy (un peu plus haut). Dans le jargon, elle possède des fonds communs probablement en serie F (donc à honoraires). Donc, elle paie des frais comme suit : RFG de la série, par exemple 1,20%. Ensuite, elle paie 0,95% d’honoraires (cela constitue la paie du conseiller). Je suppose que le 0,95 n’inclus pAs les taxes, donc on ajoute 15 %, donc 1.09. Au total, elle aurait un frais de gestion de 2.29 % de son actif sous gestion. Dans son cas, elle peut négocier son honoraire.. souvent dégressif plus le montant sous gestion va augmenter.
      Il y a quelques rares professionnels (vraiment très rare) qui chargent un tarif horaire pour de la planification financière. Pour la vente de produits, je n’en ai jamais vu. Vous auriez alors raison de dire qu’ils sont beaucoup plus impartiales!
      Est-ce plus clair?

  9. Merci pour l’article JP.

    J’ai moi-même un bon conseiller financier indépendant depuis 20 ans et j’ai atteint l’indépendance financière avec ses conseils et le support de son équipe. Comme Brandy, je me suis incorporé (il y a 13 ans dans mon cas) et on utilise la compagnie pour optimiser ma fiscalité, ce qui fonctionne très bien. On utilise des fonds à faible frais autant que possible (c’est un peu plus dur avec des fonds socialement responsables). Depuis quelques années (i.e. depuis que c’est devenu à la mode), mon conseiller est rémunéré via un pourcentage des actifs sous gestion (ASG) à un taux de 0.9%.

    Ma préoccupation est que, puisque je vis avec un décaissement annuel de mes actifs de moins de 3% , 0.9% représente presque le tiers de mes dépenses annuelles! Ceci irrite mon instinct frugal. Dans un sens, ça ridiculise mes efforts de sauver quelques milliers de dollars ici et là sur le plan cellulaire, internet, nourriture etc.

    De plus, j’ai beaucoup appris de mon conseiller au cours des années (et aussi des blogs FIRE comme celui-ci) et je serais en mesure de gérer une bonne partie mes placement moi-même. Sa valeur ajoutée diminue pour moi, bien que j’ai toujours besoin d’aide pour les détails pointus de la fiscalité.

    Bref, je me questionne sur s’il est justifié de payer ce niveau de frais, et jusqu’où je suis prêt à aller pour les réduire. De façon plus générale, il me semble que le modèle de rémunération % ASG n’est pas viable pour les clients frugaux ou FIRE. Et les bons conseillers qui facturent à l’heure ou au mandat sont rares pour l’instant.

    Vos opinions sur le sujet sont bienvenues!

    PS. R101, bonne chance dans le mobilisation pré-départ! Grâce à ma liberté financière, j’ai pu vivre 1 an dans le désert au Chili en 2009 avec ma famille (un enfant, pas de chat), et un an en 2017 dans un petit village en Equateur (3 enfants, toujours pas de chat). Ceci a eu un impact très positif sur les enfants (et nous aussi) malgré le choc climatique, linguistique et culturel. Tu nous donne envie de repartir! (le nord est une bonne idée…)

    1. Salut Jeffy !

      Je me posais justement la même question concernant l’utilité du conseiller (et de ses frais) lorsque j’aurai atteint FIRE. Je suis contente d’apprendre que je ne suis pas la seule à me poser ces questions et d’être dans cette situation.

      J’ai bien hâte de voir le prochain article de JP à ce sujet…

    2. Bonjour Jeffy,

      J’ai hâte de lire la réponse de JP par rapport à votre situation. C’est lui le pro et j’apprends beaucoup de choses avec ses articles! 🙂

      C’est incroyable les deux expériences que vous avez faites avec votre(vos) enfant(s). Je pense effectivement que ce sont des expériences très positives pour les enfants. Bravo! Je vous tiens au courant à propos de notre expérience dans le Grand Nord. Le camion de déménagement est venu hier et nous partons la semaine prochaine.

      Au plaisir,
      R101

      1. R101. Je suis excité pour vous. Je ne sais pas si ce sera pareil pour vous, mais vivre (i.e. être intégré) dans une autre région moins fortunée que la nôtre m’a rendu très sensible au gaspillage omniprésent dans nos grande villes. Depuis mon retour, je trouve les centre d’achat oppressifs et je dois fermer les yeux que je reconduis mes enfants à l’école à pied le jour des vidanges… Ce qui est une bonne chose en bout de ligne.

        1. Je comprends tellement! J’étais un vrai surconsommateur avant de prendre en main mes finances personnelles il y a 5-6 ans. Maintenant, je fais attention aux déchets de consommation et je réutilise le maximum de choses possibles (réutilisation, achats d’articles usagés, faire les commissions à vélo si possible, etc.). J’ai encore beaucoup de choses à améliorer. Mais je ne comprends pas comment je pouvais vivre de cette façon à l’époque. Bref, je comprends tout à fait comment vous vous sentez quand vous voyez toutes ces poubelles pleines les jours de collecte…

  10. Bonjour,

    Comme mentionné par d’autres, l’enjeu ne me semble pas tellement être l’independance des conseillers ou leur affiliation bancaire mais plutot leur remuneration.

    La gestion de ses propres placements s’est beaucoup simplifiée ces dernieres années, en particulier avec l’arrivée des FNB a répartition d’actif. Je vois mal pourquoi payer 1-2% pour un conseil quand on peut acheter un FNB comme VGRO pour 0,25% chez un courtier a escompte.

    Je m’explique mal aussi en quoi le travail requis pour gerer un actif de 200 000$ est different de celui requis pour 100 000$. Pourtant, les frais chargés au client seront le double.

    Bref, s’il y a un domaine dans la vie où ca vaut l’effort d’acquerir des connaissances aux fils des années, c’est définitivement au niveau des finances personnelles je crois.

    1. Bonjour François,

      Je suis d’accord avec vos points, et je vais me permetre d’élaborer mes idées dans ce sens.

      Je ne suis pas conseiller (je suis ingénieur), mais je constate que certaines personnes n’ont pas le temps ou l’intérêt ou les connaissances minimales pour gérer leur propres protefeuilles (jeunes travailleurs, personnes agées). Les conseillers financiers appelle cette catégorie de clients les « délégateurs ». C’est un bon marché pour eux, et ça peut être gagant-gagnant pour le clients et le conseiller. Payer un pourcentage du portefeuille en frais de gestion peut être approprié dans ce cas si on est prêt à payer pour le service. C’est comme pour les rénovations: on peut les faire soi-même, ou payer un contracteur pour le faire pour nous.

      Les clients DIY (do it yourself) qui veulent seulement des conseils ponctuels (les « validateurs ») sont probablement beaucoup moins attrayants comme client, et c’est plus difficile de trouver des conseillers qui veulent prendre ce genre de client et se faire payer à l’heure ou au mandat .

      Bref, c’est une question d’avoir le type de conseiller qui correspond à ses besoins.

      C’est vrai qu’un conseiller apporte de nos jours une valeur ajoutée réduite en termes de gestion de portefeuille. À mon avis les bons conseillers doivent maintenant offrir de la valeur ajoutée dans des services beaucoup plus large et intégrés (fiscalité, corporation, succession, assurance, produits spéciaux). Le problème est que ces services ne sont pas étroitement liés au portefeuille, mais ils continuent à facturer selon le pourcentage des actifs sous gestion (ASG). Je soupçonne que c’est parce que cela est très payant et leur fournit une stabilité de revenu.

      Comme vous le dites, le problème est qu’avec ce modèle, l’ampleur des frais facturés devient fondamentalement déconnecté de l’ampleur du travail requis pour offrir ces services. Ceci est pour moi quelque chose qui mine ma confiance dans un conseiller, car je veux un prix juste pour des services justes, pas des frais qui sont bêtement fixés sur le « standard de l’industrie » (aka 1% des ASG) et qui sont ensuite justifiés créativement. Je ne me méprends pas: ces services sont très précieux (sonon essentiels) et augmentent certainement le rendement global post-fiscalité, mais est-ce que cela vaut 1% du portefeuille pour une personne qui sait déjà gérer un portefeuille raisonablement bien et ne va pas paniquer à la moindre crise boursière? C’est une proposition douteuse.

      Je crois que l’idéal pour un DIY serait d’avoir un portefeuille de type « couch potato » et de complémenter avec des conseils fiscaux et spécialisés poncuels, payés à l’heure ou au mandat. Je suis curieux de savoir si quelqu’un travaille de cette facon!

      1. Bonjour Jeffy,

        Je suis d’accord avec vous à 100 %. Je viens justement d’écrire une réponse similaire (mais moins étoffé que la vôtre 🙂 ). Je vois, moi aussi, le conseiller/planificateur financier comme valeur ajoutée pour la partie « conseils », mais pas nécessairement pour la partie « investissements » (par exemple, pour les « DYI »).

        Au plaisir,
        R101

    2. Bonjour François,

      Je suis d’accord avec vous! Je le répète environ 5 fois par semaine dans les commentaires sur mon blogue, ma page Facebook ou Twitter… En 2021, c’est rendu vraiment simple de mettre en place une stratégie d’investissement indiciel à faible coût (ex. : FNB d’allocation d’actifs avec un RFG de 0,20-0,25 %), sans frais de transaction (ex. : Questrade, WST, etc.) et d’obtenir le rendement moyen du marché, selon son profil d’investisseur, bien entendu.

      Ceci étant dit, je vois le conseiller/planificateur financier comme un coach, qui peut nous conseiller/guider sur des aspects qui sont plus compliqués, comme la fiscalité, les successions, etc. Mais, personnellement, je n’ai pas réussi à trouver (je n’ai pas beaucoup cherché pour être honnête) un Pl. Fin. qui est payé à honoraires et qui accepte de m’enseigner/coacher indépendamment de la gestion de mon patrimoine.

      Au plaisir,
      R101

      1. Personnellement, après mon 3e conseiller financier, je me suis inscrit au certificat en planification financière à la Téluq. La qualité des cours étaient inégales et aujourd’hui il y a moyen d’acquérir ces connaissances autrement, mais ça a néanmoins été du temps très bien investi.

  11. Me semble que je pourrais parler des conseillers pendant 10 pages. Au risque de m’éloigner un peu du sujet de base, voici quelques points supplémentaires.

    1. Les conseillers financiers ont besoin de payer leur électricité et nourrir leurs enfants comme tout le monde. On ne peut pas s’attendre à ce qu’ils se mettent tous à écrire des blogs bénévolement. Ça on le comprend tous.

    2. Pour les nouveaux épargnants, un 2% de frais peut être une très bonne affaire. Si vous placez 10 000$ et que votre conseiller vous ouvre un compte, établi votre profil d’investisseur, met en place un plan d’épargne automatique avec vous, vous donne une idée générale de combien épargner annuellement, vous conseille sur le type de compte à utiliser et vous suggère quelques produits d’épargne appropriés à votre situation, pour 200$ par année, c’est une aubaine. (Quoique de mémoire mon premier conseiller n’avait pas nécessairement fait tout ça.)

    3. Mais lorsque votre portefeuille atteint les 6 chiffres, les frais deviennent plus difficiles a justifier. D’autant plus que la phase d’épargne est relativement simple et qu’on ne fait souvent que racheter plus de la même chose à chaque année. Idéalement, on a aussi acquis davantage de connaissance en matière de finances personnelles rendu là. C’est un beau moment pour voler de ses propres ailes et réduire ses frais.

    4. La structure pas très transparente des frais chargés par les conseillers n’aide pas à leur réputation. Oui le RFG est écrit dans le prospectus et non on ne connait pas la rémunération des vendeurs de voiture non plus. Mais dans combien d’autres domaines connaissez-vous des produits comparables qui se vendent 5-10 fois plus cher l’un que l’autre ? (FNB vs FCP) Mon 2e conseiller financier m’a littéralement dit « Il n’y a aucun frais. En fait, non, il y a un seul frais annuel de 125$ pour le maintien du compte. »

    (suite après déjeuner)

    1. 5. D’autant plus que le montant des frais est très élevé. Présentement, les hypothèses de planification de l’IQPF sont de 6,6% de rendement pour les actions étrangères et de 2,7% pour les revenus fixes, ce qui donne 5,82% pour une portefeuille à 80% en action. (Je sais qu’on a tous fait mieux dans les 10 dernières années, mais il est loin d’être certain que ça va se maintenir encore 10 ans.) De plus, il faut soustraire l’inflation de ce nombre, dont l’hypothèse actuel de l’IQPF est de 2%. Donc il vous reste réellement une augmentation de votre pouvoir d’achat d’environ 3,82% par année. Si vous verser 2% à un conseiller, il ne vous reste même pas la moitié des profits. Allez aux Dragons, demandez leur de mettre 100% du capital, d’assumer tout le risque et offrez leur 45% des profits. Ils vont tous exploser de rire. (Et je n’ai même pas parlé d’impôt.)

      6. Il ne fait pas de doute que des conseils financières professionnels peuvent améliorer votre situation financière et vous éviter beaucoup d’ennui. Par exemple, un plan d’épargne pour la retraite, le calcul objectif de vos besoins en assurances vie, un plan de décaissement, un plan de succession, sans parler des besoins particuliers des entrepreneurs ou des gens fortunés. Mais est-ce qu’on a besoin de ces conseils à chaque année ? Et est-ce qu’on a besoin de payer quelqu’un à chaque année pour ça ? Une révision des plans aux 5 ans devrait suffire, sauf pour ceux qui divorcent plus fréquemment que ça.

      7. Personnellement je n’ai aucun problème a payer quelques centaines de dollar à un notaire lorsque j’en ai besoin. Transaction immobilière, rédaction d’un testament, assistance dans l’exécution d’un testament, etc. Dommage que l’industrie du conseil financier ne soit pas structuré un peu plus de cette façon. Le client moyen en sortirait gagnant je crois.

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