J’ai maximisé mon REER pour l’année 2018. Et vous?


La « saison des REER » tire à sa fin, mais voilà que la « saison des impôts » arrive à grands pas. Je commençais à être fatigué de voir des publicités de REER sur internet, sur des affiches publicitaires, à la radio, etc. Mais voilà que celles-ci commencent à être remplacées par des publicités de logiciels ou de firmes de préparation de déclarations de revenus. Beaucoup de plaisir en vue, n’est-ce pas? Je blague…

Avant de passer à la « saison des impôts », il faut tout d’abord « fermer » la « saison des REER ». Et vous savez que je suis sérieux dans mes démarches. C’est normal de l’être lorsqu’on a comme objectif d’atteindre l’indépendance financière à 42 ans.

Pour atteindre mon objectif de retraite précoce, j’épargne plus de 50% de mes revenus nets. Je dois garder cette cadence pour les 9 prochaines années. Ce n’est pas un problème, car j’ai réussi à épargner 51% de mes revenus nets l’année dernière (source) et je prévois augmenter ce taux à 55% ou 56% cette année. Avec un taux d’épargne aussi élevé, vous comprendrez que je maximise autant que possible mes comptes REEE, REER et CELI chaque année.

Comme je l’ai mentionné dans un autre article sur la « saison des REER », plusieurs personnes se sont empressées de prendre un rendez-vous à leur institution financière pour acheter des REER avant la date limite (source). Ils n’ont pas le temps de s’interroger si c’est le bon moment pour acheter des REER, dans quoi ils investissent, etc. Le REER n’est peut-être pas le meilleur véhicule d’investissement pour leur situation.

Dans ma situation, c’est un peu différent. Pendant la « saison des REER », je n’ai pas besoin d’aller voir mon conseiller financer. Je gère moi-même mes placements à partir de mon compte de courtage. La seule exception étant mon REER collectif, qui doit rester chez l’institution financière choisie par mon employeur. Mais, pour mes comptes REEE, CELI ainsi que le reste de mon REER, je m’en occupe moi-même.

Dans les derniers jours, j’ai vérifié si j’avais des droits de cotisations inutilisées. C’était le cas! Alors, j’ai effectué une cotisation ponctuelle. C’est ce que j’appelle « fermer la saison des REER ».

L’année 2018 ne fera donc pas exception. J’ai réussi à maximiser mon REER pour l’année d’imposition 2018. Pour ceux qui se demandent ce que « maximiser mon REER » veut dire, ça veut dire que j’ai atteint la limite de cotisation annuelle et que je n’ai pas de droits de cotisation inutilisés dans les dernières années.

Voulez-vous savoir comment je procède? C’est relativement simple, mais il faut de la discipline.

Tout d’abord, j’attends de recevoir mes relevés de cotisations REER pour l’année 2018. Je les reçois tous au début du mois de février à l’exception du relevé pour les 60 premiers jours de l’année 2019. Pour ce dernier, j’estime les montants qui seront cotisés d’ici la fin du mois. Mes cotisations REER sur chaque paie représentent un pourcentage de mon salaire brut, alors mon estimation est assez représentative de la réalité. Si jamais j’avais sous-estimé mes cotisations REER pour les 60 premiers jours de l’année 2019, ce n’est pas un problème, car le REER permet une cotisation excédentaire de 2000$ sans pénalité.

Ensuite, je fais la somme de mes cotisations REER de l’année 2018 avec l’estimation de mes cotisations REER pour les 60 premiers jours de l’année 2019. Je compare ce montant avec ma limite de droits de cotisation (limite de cotisation de 2018 et portion inutilisée des années antérieures). Ce dernier est disponible sur l’avis de cotisation reçue l’année dernière après avoir soumis votre déclaration de revenus. Sinon, il est disponible sur « Mon dossier » sur le site web de l’ARC. La différence entre ces deux montants représente la cotisation à effectuer pour maximiser mon REER.

Finalement, j’attends de recevoir ma prochaine paie de février pour avoir les liquidités pour faire cette cotisation ponctuelle. Si le montant nécessaire est supérieur à ma paie nette, je gratte les fonds de tiroirs pour trouver l’argent nécessaire. Par « fonds de tiroirs », je parle de mes comptes chèques, de l’encaisse dans mon compte de courtage, etc. En appliquant ce principe, j’investis dans mon avenir avant de payer mes créanciers (les comptes qui entreront à la fin du mois). C’est ce qu’on appelle « se payer en premier » (source).

Voilà, c’est comme ça que je maximise mon compte REER. C’est une procédure assez simple, mais qui me permet de maximiser mes REER depuis 3 années consécutives.

Et vous, avez-vous réussi à maximiser vos REER pour l’année 2018?

*****

Merci de vous abonner à ma page Facebook et de partager cet article avec vos amis.

Êtes-vous à la recherche d’un conseiller financier compétent? Voici un guide qui vous explique comment choisir un bon conseiller financier. De plus, vous pouvez remplir le formulaire à la fin de ce guide et je vous mettrai en contact avec un conseiller financier de mon réseau.

Abonnez-vous à mon blog pour recevoir gratuitement les nouveaux articles par courriel.

Au plaisir d’échanger avec vous.

Auteur : retraite101

Je suis un Québécois de 33 ans, et comme la plupart d'entre vous, je travaille de 8 h à 17 h, enfermé dans un « cubicule » comme un rat de laboratoire. Moi aussi, je fais partie de la « rat race »! Mais, j’ai comme objectif de prendre ma retraite à 42 ans (anciennement 45 ans). Je partage sur mon blogue mon plan pour atteindre l’indépendance financière. Je publie aussi des articles sur les saines habitudes en matière de finances personnelles, les informations cruciales concernant la retraite, la surconsommation et plus encore. Bref, ce blogue se veut un cours de « retraite 101 ».


8 réflexions sur « J’ai maximisé mon REER pour l’année 2018. Et vous? »

  1. Intéressant, mais une meilleure façon de faire ne serait-elle pas de cotiser le montant maximal dès qu’on reçoit l’avis de l’ARC pour l’année en cours? Par exemple, pour 2018, je me suis payé en premier au mois de mai, dès que j’ai reçu l’avis de l’ARC qui confirmait ce que je pouvais cotiser pour 2018. J’y vois 2 avantages: c’est une tâche de moins qui est réglée de mon esprit (pas besoin d’y penser au début de 2019!), et je bénéficie de plusieurs mois de plus pour faire fructifier mon argent, soit presqu’une année de plus!

    En passant, je viens de découvrir votre site suite à la lecture dans l’article du Devoir. Félicitations pour votre travail! Je lis les articles de MMM depuis plusieurs années, mais dorénavant je vais aussi consulter votre site!

    1. Bonjour Jean-Pierre,

      Bienvenue sur mon blog et merci pour ce premier commentaire.

      Effectivement, c’est une bonne stratégie pour maximiser son REER. Pourquoi attendre à la « saison des REER » au début de l’année suivante lorsque peut le maximiser d’un coup lorsqu’on reçoit l’avis de cotisation de l’ARC? C’est une bonne idée. Pour cela, il faut bien entendu être dans une situation où on maximise ses comptes REER et CELI chaque année et qu’on a des investissements hors-REER (compte non-enregistré) d’une valeur supérieure au plafond de cotisation REER de l’année en cours. Lorsqu’on reçoit l’avis de cotisation, on peut simplement transférer ses titres/fonds dans le compte REER. Cela dit, j’en conclue que vous devez être plus avancé que moi dans votre parcours vers l’indépendance financière. Ça ne fait que trois ans que je maximise mes comptes REER et CELI…

      Par contre, je dois ajouter un bémol à cette stratégie. Tout dépendant du type d’investissement, il faut faire attention lorsqu’on investit un gros montant dans les marchés d’un coup. Sans vouloir faire du « market timing », il faut faire attention si les marchés sont surévalués. Faire des petits achats régulièrement pourrait être une stratégie plus appropriée, selon le cas.

      Finalement, je dois dire que ce n’est pas une stratégie que je peux mettre en placement dans ma situation. La raison est que mes cotisations REER sont effectuées à partir de mes paies bimensuelles, selon un pourcentage préétabli de mon salaire brut (12%), dans le REER collectif offert par mon employeur. Comme j’ai un salaire annuel, mais avec un bonus annuel variable (qui peut représenter 30% de mes revenus), je dois attendre au début de l’année pour calculer la cotisation ponctuelle nécessaire pour maximiser mon REER. Je ne voudrais pas me retrouver dans une situation où je dépasse le plafond de cotisation…

      Au plaisir d’échanger avec vous!
      R101

    1. Bonjour,

      Pour le remboursement d’impôts, ça dépend de la situation à chaque année.

      Mais pour cette année (2019), comme mon REER et mon CELI sont déjà maximisés, alors je vais investir mon retour d’impôts dans mon compte non-enregistré. Je vais probablement investir dans un FNB qui verse des dividendes ou dans un FNB qui ne distribue pas les rendements (déclaration du gain en capital à la vente seulement), par exemple HBB ou ZDC. Le but étant bien entendu d’optimiser le traitement fiscal dans le compte non-enregistré.

      Au plaisir,
      R101

  2. Non, je n’ai pas la possibilité pour le moment de maximiser nos réer. Trop de chose à payer avant et nos droits inutilisés sont…astronomiques. Nous avons mis de l’argent dans les réer, mais pas au point de les maximiser. Un petit pas à la fois, nous poursuivons notre chemin. Pour l’instant, je tente de couvrir nos diverses dépenses avec mon salaire. J’espère, dans un avenir pas trop lointain, arriver à mettre plus de 10% de côté, mais pour l’instant, c’est difficile. Mon enfant a besoin de soin qui ne sont pas couverts entièrement par les assurances, c’est donc ma priorité en ce moment. Les celi ne sont pas maximiser non plus. Nous avons tout de même des sous de côté, mieux que la moyenne, malgré les circonstances, parce que nous avions commencé avant que mon conjoint ne perde son travail. Heureusement pour nous, nous ne vivions pas au-dessus de nos moyens.

    1. Bonjour Kimber,

      Je pense que vous faites BEAUCOUP mieux que la moyenne… Avec un seul salaire et des frais médicaux qui ne sont pas couverts par les assurances, vous êtes capable d’avoir un taux d’épargne deux fois plus élevé que la moyenne. Bravo!

      Au plaisir,
      R101

  3. J’ai mis un bon montant dans mes REER cette année, notamment suite à la vente d’un condo locatif. C’est la première fois que j’y cotisais, car le CELI restait ma meilleure option.
    Dans les prochaines années, je vais tenter d’utiliser mon REER en dernier recours, notamment lorsque je veux changer de « braquette d’impôts » et que c’est avantageux; maximiser mon CELI reste ma priorité numéro 1 et je n’y suis pas encore arrivée :).

    1. Bonjour Sorcière frugale,

      Si le CELI est le véhicule fiscal le plus avantageux pour ta situation personnelle, alors ça devrait effectivement rester ta priorité numéro un. Comme tu le mentionnes, tu pourras investir dans le REER lorsque tes revenus augmenteront assez pour changer de palier d’imposition et que le remboursement d’impôt à la suite d’une cotisation REER soit ainsi plus avantageux. Entre temps, ce n’est pas vraiment avantageux d’utiliser des droits de cotisation REER…

      Au plaisir,
      R101

Laissez un commentaire...