Je suis marié, père, maître et cadre. Comment ne pas être heureux?

Il m’arrive souvent de quitter la maison tôt le matin pour aller travailler, avant même que ma femme et mon enfant se réveillent. Je suis dans le transport en commun et je pense à ma journée de travail. Je regarde mes nombreux courriels non lus et mon agenda de la journée. Je fronce les sourcils en constatant que ma journée est remplie de « meetings » inutiles. Je fronce aussi les sourcils en pensant aux conflits répétitifs avec une employée difficile. Soudainement, j’arrête de penser à cela et je me demande : « Est-ce que je suis heureux? »

Quand j’y réfléchis, je pense que je ne suis pas à plaindre. À 32 ans, je suis marié avec une femme merveilleuse, je suis père d’un enfant parfait, je suis maître (diplômé d’une maîtrise – je ne suis pas avocat) et je suis cadre (emploi – pas ce qu’on accroche au mur). J’ai aussi une maison et un chien. Je n’ai pas de dette, sauf l’hypothèque. Je dors bien la nuit.

  • J’ai bien réussi au niveau scolaire en obtenant des diplômes de premier et deuxième cycle universitaire. Ces diplômes m’ont permis de décrocher un excellent emploi dans mon domaine.
  • J’ai bien réussi (jusqu’à maintenant) dans mon emploi et j’ai obtenu une promotion importante plus tôt cette année. Cette promotion me permet d’augmenter mes revenus et ainsi d’augmenter mes épargnes.
  • J’ai trouvé la partenaire de vie idéale il y a plusieurs années. Nous avons acheté une maison, nous avons eu un enfant et nous nous sommes mariés.

Dans ce cas, comment est-ce possible de ne pas être heureux? En fait, quand je réfléchis à cette question, j’en viens à la conclusion que je suis heureux… quand je suis à maison et quand je passe du temps avec ma famille. C’est quand je quitte la maison que tout s’effondre. Je suis loin de ma femme, je suis loin de mon enfant, je dois rencontrer et discuter avec des gens qui ne m’intéresse pas.

Je ne suis donc pas heureux au travail. C’est évident! Quand je reviens du travail, et que je vois mon enfant qui m’attend dans la fenêtre du salon, le sourire me revient automatiquement (sauf lorsque j’ai eu une très mauvaise journée au travail, cela prend un peu plus de temps avant que le sourire revient dans mon visage). Mais, je me sens « heureux » toute la soirée, et ce, jusqu’au lendemain matin (c’est la roue qui tourne, non?).

Mais, pourquoi est-ce que je m’inflige cela? Pourquoi je quitte la maison 12 heures par jour (incluant le transport) pour aller passer du temps avec des collègues avec qui je n’ai pas de choses en commun? Pourquoi je dois aller travailler avec une employée difficile? Pourquoi est-ce que je garde un emploi qui ne me rend pas heureux? Pourquoi est-ce que je passe autant de temps loin de ma famille? C’est ça qui est le plus difficile pour moi – être loin de ma famille. C’est ça qui nuit à mon bonheur!

Comme tout le monde, je dois payer mes comptes. Je ne suis pas de ceux qui vivent d’une paie à l’autre. Mais, je suis tout de même esclave de mon employeur. J’ai besoin de lui pour recevoir mon chèque de paie pour ainsi pouvoir payer mon hypothèque et payer des dépenses courantes. Je fais partie de la « rat race » moi aussi! J’ai aussi besoin de ce chèque de paie pour pouvoir épargner le plus d’argent possible pour pouvoir atteindre l’indépendance financière au début de la quarantaine. C’est certain que je pourrais changer d’emploi. Je pourrais trouver un emploi à proximité de la maison. C’est vrai…

Mais, comme mon but est d’épargner le maximum d’argent d’ici les 8-10 prochaines années, c’est difficile de justifier de quitter un emploi très bien rémunéré pour trouver un emploi à proximité dont je sais très bien que je vais gagner moins de la moitié de mon salaire actuel. Les emplois payants en « Fintech » sont à Montréal.

Je dois en quelque sorte endurer mon emploi jusqu’à ce que j’aie atteint l’indépendance financière. C’est triste non? Mais, lorsque j’aurai atteint l’indépendance financière, je serai libre de choisir ce que je fais de mes journées. Par exemple, je serai libre de choisir si je veux vraiment quitter la maison chaque jour pendant 12 heures (et je vous confirme que ce n’est pas le cas!).

Est-ce qu’il y a une autre solution? Est-ce que je pourrais trouver un emploi un peu plus près de la maison dont mon salaire ne serait pas trop amputé? Peut-être que oui, peut-être que non. Ce sont toutes des questions que je me pose souvent. Pour l’instant, je n’ai malheureusement pas la réponse…

Et vous, comment vous sentez-vous le matin en quittant la maison pour aller travailler?

Auteur : retraite101

Je suis un Québécois de 32 ans, et comme la plupart d'entre vous, je travaille de 8 h à 17 h, enfermé dans un cubicule comme un rat de laboratoire. Mais, j'ai comme objectif de prendre ma retraite à 42 ans ou avant.

21 réflexions sur « Je suis marié, père, maître et cadre. Comment ne pas être heureux? »

  1. C’est vrai que c’est plaisant rester à la maison quand les enfants sont jeunes, surtout avant qu’ils commencent l’école. Mais après, les amis prennent de plus en plus de place dans leur vie, surtout rendu à l’adolescence. Donc dans 8-10 ans, toi tu seras disponible mais ton enfant ne voudra pas nécessairement passé tout son temps avec ses parents. J’en sais quelque chose, j’ai une fille de 17 ans qui est toujours occupée avec ses amies et un gars de 11 ans qui est un peu plus à la maison. Je travaille à temps partiel et des fois je trouve ça plate être seule à la maison.
    Donc, ce que je voulais dire, c’est que tu devrais en profiter pendant qu’il est jeune. À réfléchir

    1. Bonjour Suzy,

      Je comprends votre point de vue et merci de le partager avec moi et les autres lecteurs. J’ai effectivement déjà entendu ce commentaire (cette suggestion). C’est certain que les amis vont prendre plus de place, surtout à partir de l’adolescence. Dans mon cas, mon enfant va avoir environ 10 ans lorsque j’aurai atteint l’indépendance financière. Peut-être même un peu moins. Je pense qu’il va rester encore plusieurs bonnes années avant qu’il préfère passer plus de temps avec ses amis et qu’il quitte la maison pour aller étudier (cégep/université). Mais, vous avez raison, je dois en profiter en maximum avant que ce moment arrive. De plus, les premières années sont tellement importantes.

      Une idée que nous avons eu ma femme et moi est que je pourrais prendre une « retraite progressive » à partir de 37 ans (dans ~5 ans). Avec cette option, je quitterais mon emploi actuel (salaire très élevé, mais charge de travail intense et beaucoup de transport) avant d’avoir atteindre l’indépendance financière. Je pourrais trouver un emploi avec moins d’heures de travail et moins de transport. Ce serait un emploi beaucoup moins payant (les emplois payants en « Fintech » sont principalement à Montréal) qui rallongerait ainsi le moment d’atteinte de l’indépendance financière. Par contre, je gagnerais beaucoup en qualité de vie! Je pourrais passer plus de temps de qualité avec ma famille. Après tout, avec cette option, j’atteindrais l’indépendance financière à ~47 ans au lieu de ~42 ans, ce qui est encore relativement jeune. C’est un projet à réfléchir.

      Au plaisir d’échanger avec toi.
      Retraite101

  2. Holà Retraite101,

    C’est une question bien délicate et plusieurs n’ont même pas le temps de se la poser tellement ils sont pris dans la machine, embourbés dans les dettes jusqu’aux oreilles. Pour ma part, je n’ai jamais eu de plan pour atteindre l’indépendance financière comme telle mais je voulais avoir la liberté de quitter un emploi emmerdant quand ça me chantait, sans avoir à me préoccuper de comment j’allais vivre sans paie pendant plusieurs mois. J’ai donc souvent quitté des emplois pour voyager, faire de la coopération internationale, étudier, ou tout simplement parce que je m’emmerdais dans mon boulot. J’ai quitté la rat race à 52 ans mais j’aurais pu le faire avant si je m’étais tenue à un plan de match. Mais j’ai choisi de travailler 4 jours semaine au lieu de 5 pendant les presque 10 dernières années, et c’est un peu ce qui m’a permis de « toffer », et le fait que je pouvais partir de un à trois mois vers les tropiques pendant les 4 dernières années. Si j’avais décidé de travailler comme une débile pour piler le plus possible et en terminer au plus vite, j’aurais craqué. J’ai donc pilé moins rapidement et j’ai atteint mon but plus sereinement en ayant l’impression de ne pas trop être au goulag sibérien. Et j’en ai vus, des ambitieux avec des plans de carrière (beurk, je déteste cette expression) à tout casser, craquer sous la pression. Comme le disait un de mes profs au secondaire: peu, mais bien.

    1. Bonjour Gabrielle,

      Effectivement, je suis déjà dans la bonne direction dans la mesure où je suis capable de me poser cette question. Je connais plusieurs personnes qui sont pris dans la roue qui tourne sans fin, qui croulent sous les dettes et qui ont de la misère à dormir la nuit. Ces derniers ne se posent pas les mêmes questions que moi.

      La question se pose toujours pour atteindre l’indépendance financière et d’être libre : plus rapidement, et conséquemment, plus intense, ou plus lentement, mais moins intense (à lire, « plus agréable »)? Pour l’instant, je penche vers la première option. Je n’ai pas du tout l’impression que je vais craquer sous la pression. Mais, il me reste beaucoup d’années devant moi avant d’atteindre l’indépendance financière. Dans votre cas, je comprends que c’est la deuxième option. C’est aussi une option à laquelle je réfléchis (voir mon précédent commentaire). L’important est de se rendre à destination.

      Au plaisir,
      Retraite101

  3. Bonjour,
    Tout d’abord merci de partager votre vécu! De ma perspective, il y a deux façons de voir les choses : A) trouver un emploi le plus payant possible et prendre sa retraite rapidement pour faire ce qui nous plait (en tentant de préserver sa santé mentale en chemin!), ou B) Trouver un moyen d’être rémunéré en faisant ce qui nous plait («Choose to work on things you are passionate about and you will always be passionate about what you are working on.» – John P. Strelecky). De mon côté, j’ai choisi l’option B). Je suis une illustratrice et une artiste, vous pouvez donc vous imaginer que mon revenu n’est pas gigantesque. Mais je n’ai pas toujours été illustratrice, j’ai eu auparavant un emploi où je travaillais en soins aigus dans un hôpital. Après avoir vu mes collègues se claquer l’une après l’autre des burn out, après avoir entendu maintes fois «tu vas voir, quand tu vas faire ton burn out» (comme si c’était un passage obligé/normal !?) et sentant que le miens arriverait bientôt, j’ai tout lâché. J’étais aussi une super surconsommatrice à cette époque, peut-être qu’acheter me permettait de combler un certain manque émotionnel, ou de m’autorécompenser pour mes durs efforts, je ne sais pas. J’ai tout lâché pour faire la profession que j’avais toujours rêvé faire, mais qui m’avait semblé trop incertaine au plan financier. J’ai appris a mieux gérer mon argent et au final, j’ai tellement réduit mes dépenses que notre revenu/épargne familial a considérablement augmenté, même si mes revenus ont chuté drastiquement. Je suis beaucoup plus heureuse avec ce mode de vie. Je déteste maintenant magasiner (Le temps perdu dans les magasins est un temps emputé sur le temps que j’ai pour créer et faire ce qui me fait vibrer!). Je ne pense pas à arrêter de travailler, car à ma retraite je ne vois pas ce que je ferais d’autre qu’être illustratrice, c’est ce que j’adore faire. Tant que mes yeux et mes mains collaboreront, c’est ce que je souhaite faire. J’ai lu le livre The Why Café, de John P. Strelecky. Je n’ai pas tripé sur la partie mystique / ésotérique du truc (suite à ma maitrise à la faculté de médecine, je ne crois maintenant qu’en la science), mais un passage de ce livre m’a particulièrement marquée. Je vais le raconter brièvement, selon le souvenir que j’en ai. Dans un pays chaud et pauvre, un père de famille pêchait des poissons sur son petit bateau toute la journée et passait ses soirées avec sa femme et ses enfants sur la plage. Il ne manquait de rien, mais il n’était pas riche, très loin de là. Ses poissons avaient beaucoup de succès. Il a rencontré un touriste qui lui a demandé pourquoi il ne grossirait pas sa flotte de bateau et n’engagerait pas des employés pour pêcher à sa place, ainsi, il pourrait vendre plus de poissons et il gagnerait beaucoup plus d’argent! Le pêcheur demanda au touriste «Mais qu’est-ce que je ferais bien avec tout cet argent?», le touriste lui répondit qu’il pourrait faire ce qu’il veut. Le pêcheur répondit alors « Je pêcherais toute la journée sur mon petit bateau car ça me rend heureux, et le soir, je passerais du bon temps sur la plage avec ma femme et mes enfants»… Ce passage du livre m’a fait beaucoup réfléchir. La vie peut être courte parfois et il est possible qu’elle s’arrête abruptement, bien avant ce que l’on aurait cru. Pour le moi le choix B) s’est imposé. Mais je ne crois pas qu’il y a de mauvaises réponses, je pense que l’option A) et l’option B) sont aussi valables l’une que l’autre. Il faut juste choisir celle qui nous convient le mieux 😉 ! Bonne journée!

    1. Bonjour Josianne,

      Bienvenue officiellement sur mon blogue. Merci à vous aussi de partager votre vécu avec la communauté d’indépendance financière. C’est souvent sur les communautés en ligne (je parle de communautés en général) qu’on se permet de partager un peu plus ouvertement notre vécu avec les autres. C’est aussi sur ces communautés qu’on se rend compte qu’on n’est pas seuls à avoir des valeurs ABC et à penser d’une façon XYZ.

      Pour l’instant, j’avais toujours penché pour l’option A. Je suis dans un mode que je veux gagner le plus d’argent possible, dépenser le moins possible, épargner le plus possible et ainsi quitter la « rat race » dès que possible. Mais, depuis quelque temps, je réfléchis à l’option B. J’imagine que c’est un réflexe naturel dans le but de préserver ma santé mentale, comme vous le dites. Peut-être qu’un jour, je ferai comme vous, c’est-à-dire de lâcher d’un coup mon ancienne vie de travailleur acharné (à lire « esclave salarié ») pour vivre de ma passion. Même si c’est pour vivre d’un emploi moins payant, au moins, je pourrais ainsi retrouver un meilleur équilibre dans ma vie.

      Qu’est-ce qui a été le plus difficile quand vous avez fait ce grand changement? Avez-vous eu le soutien de votre conjoint, de votre famille, de vos amis, etc.? Avez-vous reçu des commentaires négatifs qui vous ont fait douter de votre choix?

      Au plaisir,
      Retraite101

      1. Bonjour Retraite 101! Merci pour votre réponse! Et j’aime aussi beaucoup lire les commentaires de la communauté dans les commentaires, vraiment tous intéressants et enrichissants! Et de surcroit respectueux, c’est vraiment agréable de les lire! 🙂

        Alors pour répondre à vos questions, en fait j’ai douté beaucoup, mais je suis une douteuse professionnelle ;)! Je doute encore aujourd’hui, mais c’est rare maintenant. J’ai un parcours scolaire atypique. J’ai fait un bacc en Design graphique avec beaucoup de cours d’illustration. J’étais trop moumoune pour me lancer comme travailleuse autonome en illustration il y a 10 ans quand j’ai complété le bacc… Dans ma famille, on m’a toujours plus poussé vers la sécurité que vers ce que j’aime vraiment faire en fait. Mon mari est le seul qui m’a toujours encouragée à devenir illustratrice, il y a cru des années avant moi. J’ai travaillé comme graphiste et je me suis vraiment écoeurée à mettre en page des menus de restaurant, des rapports annuels et des cartes d’affaires… Pas de plaisir, et de plus en plus de stress, et beaucoup de déprime. J’ai fait toutes sortes de petites jobines ensuite, pour finalement faire une maitrise en orthophonie. Mon travail avec la clientèle adulte à l’hôpital était fort stimulant et enrichissant, mes journées étaient pleines de défis et n’étaient jamais routinières. J’étais très appréciée par les gestionnaires, les collègues, les patients. Mais c’était très stressant, car il n’y avait pas assez de personnel pour faire tout le boulot… et comme je suis très sensible, je me sentais coupable de ne pas donner à mes patients tous les services que je trouvais qu’ils avaient besoin, je faisais donc beaucoup d’heures supp… pas toujours rémunérées… Suite à un déménagement, je n’ai pas pu me retrouver d’emploi avec la clientèle adulte. Et je n’ai pas aimé mon travail avec la clientèle enfant, que je trouvais trop routinier à mon goût. Je suis tombée dans une clinique privée où la façon de traiter les employées était disons discutable (pour rester polie 😉 !) et c’est ce qui m’a poussé à tout lâcher. Ça faisait déjà un moment que j’avais commencé à envisager de devenir illustratrice, ce que j’avais toujours rêvé faire sans jamais oser! J’ai la chance d’avoir un mari qui m’a toujours supportée dans la création de mon emploi de rêve (moralement, émotivement et … financièrement). Lui, il adore son emploi. Il travaille dans une entreprise où on lui accorde énormément de liberté et qui favorise l’intrapreneuriat. On lui accorde beaucoup de reconnaissance et il est très apprécié de ses collègues et gestionnaires. Je lui demande souvent si des fois il voudrait arrêter de travailler, et c’est un «non» catégorique que je reçois à chaque fois, vraiment, il trippe. Il passe son temps à s’instruire sur son domaine de travail, même en dehors du boulot, c’est un passionné.

        Oui, j’ai reçu des commentaires négatifs de certains proches, surtout en lien avec le domaine que j’ai choisi. Et aussi par jalousie pour certains je crois, beaucoup de gens semblent insatisfaits de leur travail mais semblent incapables de modifier leur situation. J’ai perdu des amis depuis, mais je ne suis pas sûre que c’est relié à ça, car j’ai un mode de vie qui sort du lot pour plusieurs raisons (sans enfant par choix, végane, zéro déchet [je n’utilise pas de papier toilette ni de kleenex, mais des lingettes lavables en flanelle, je pousse le concept assez loin!], minimaliste, artiste). Les gens qui ne sont pas dans le milieu artistique ne comprennent souvent pas comment on peut vivre en faisant de l’illustration. Le mythe du «starving artiste», ça n’a plus raison d’être. Je ne le savais pas non plus au départ. Il existe des illustrateurs fabuleux, comme Lisa Congdon, qui ont écrit des ouvrages complets sur la question. C’est ce qui m’a donné le coup de pied au derrière dont j’avais besoin pour me lancer! Car oui, c’est possible d’avoir un revenu adéquat comme artiste. La clé est de diversifier les sources de revenus (enseignement, vente de produits, vente de services d’illustrations personnalisées, exposition dans des galeries, etc.).

        C’est quand j’ai décidé de devenir illustratrice que je me suis mise à m’intéresser à mes finances et à chercher des façons de réduire mes dépenses. C’est ce qui me stressait le plus au départ, comment arriver à vivre financièrement malgré la quasi absence de revenus au départ. Mon conjoint, qui me suit dans toutes mes aventures rocambolesques, a embarqué volontier dans mes nouveaux plans. Nous sommes devenus minimalistes, puis végétariens, puis zéro déchet, puis véganes… Nos économies n’ont jamais été aussi élevées qu’elles le sont aujourd’hui, ça a fait tout un changement! C’est au travers de ces changements que nous avons découvert le concept de l’indépendance financière. Nous ne visons pas à prendre une retraite tôt, car notre vie actuelle nous convient parfaitement. Nous visons plutôt une liberté financière, qui nous permettrait de tout quitter du jour au lendemain si jamais nous voulions un jour faire autre chose. C’est à ce niveau que l’indépendance financière nous rejoint. Ça nous permet aussi de mettre de l’argent sur les choses qui nous tiennent à coeur, qui nous rendent réellement heureux et qui ne sont pas «rentables», par ex.: acheter de la nourriture aux sans-abris, donner des sous pour les refuges d’animaux abandonnés, donner plusieurs de nos biens qui valent chers à des gens qui en ont plus besoin que nous, faire des voyages, payer pour faire hospitaliser notre lapin pendant 1 semaine chez des vétérinaires spécialistes, etc. J’avais peur que toutes ces démarches nous rendent plus avares, mais non en fait, nous sommes devenus plus généreux, car nos dépenses courantes sont rendues très faibles :).

        1. Bonjour Josianne,

          Merci beaucoup de partager votre parcours. Je vois que vous avez plusieurs choses en commun avec ma femme. En tant qu’infirmière dans un système de santé malade, elle avait beaucoup de stress et elle se sentait constamment coupable de ne pas pouvoir offrir les meilleurs soins à ses patients. Elle revenait souvent en pleurant. Elle faisait beaucoup d’heures supplémentaires, souvent non rémunérées. Après notre premier enfant, on a décidé qu’elle resterait à la maison, c.-à-d. qu’elle serait maman à la maison. De plus, pour rester active, elle travaille deux soirs par semaine dans un centre d’hébergement à quelques minutes de la maison. C’est maintenant la femme la plus heureuse du monde. C’est terminé le stress et la culpabilité! Le nombre d’heures qu’elle travaille est suffisant pour qu’elle se sente « impliquée » dans sa profession, mais d’un autre côté, c’est assez pour ne pas faire un « burnout » comme malheureusement une grande proportion des travailleurs/travailleuses dans le domaine de la santé.

          C’est dommage que vous ayez reçu des commentaires négatifs de vos proches. Par contre, le soutien de votre mari est très important. Bravo à lui de croire en vous et de vous avoir encouragé pendant toutes ces années avant de « finalement » prendre cette grande décision. Bravo à vous d’avoir fait le « move »! Nous aussi nous avons un mode de vie qui sort de l’ordinaire selon les dires de nos familles et amis. Comme je le répète souvent à ma femme, le plus important est notre petite famille à nous…

          C’est intéressant quand vous dites que votre but initial était de réduire vos dépenses et que c’est par la suite que vous êtes devenus minimalistes, puis végétariens, zéro déchet et végane et que vous avez découvert le concept de l’indépendance financière. Dans notre cas, c’est un peu l’inverse… Notre but initial était de quitter la « rat race ». Nous avons donc cherché à diminuer nos dépenses pour ainsi augmenter notre taux d’épargne. C’est dans ce processus que nous avons découvert le concept du minimaliste et le zéro déchet (nous sommes seulement en mode apprentissage, mais n’avons plus ou moins rien appliqué encore). Aussi, c’est dans notre recherche constante de diminuer nos dépenses, mais aussi d’améliorer notre qualité de vie/santé (alimentation, exercice physique, etc.), que nous pensons sérieusement à diminuer notre quantité de viande, voire l’éliminer complètement.

          Au plaisir de discuter à vous. Bonne fin de semaine.
          Retraite101

        2. Quelle belle histoire que la vôtre, Josiane! La preuve que ce n’est pas le travail en soi qui nous mine, mais c’est ce dans quoi on travaille. Depuis que j’ai tout lâché il y a plus d’un an, je suis sur la route zéro déchet aussi. J’ai toujours été adepte de la simplicité et c’est encore plus vrai maintenant. Je vis avec un budget très minime et je peux encore réduire. Peu mais tellement mieux! Bravo pour vos choix de vie!

  4. Salut retraite 101, je prend la peine de t’écrire pour la première fois. Je lis tous tes chroniques et félicitation pour ta plume et sur les sujets abordés.

    Je suis dans cette réflexion plus que jamais! J’ai fait le choix de prendre des contrats en dehors de mon travail afin d’augmenter mes revenus. Mon objectif personnel depuis que j’ai 30 ans était de payer La maison le plus vite possible afin de sortir de la rat race, en fait je deteste les dettes. En juin dernier, nous avons effectué notre dernier paiement sur l’hypothèque… soit 8 ans plus tard…cependant je dois trouver le prochain objectif.

    J’ai changé plusieurs fois de travail en raison d’incompatibilités avec mes supérieurs. J’ai enfin trouvé un travail satisfaisant au printemps dernier. J’en ai pas contre le travail mais contre le 9 à 5 ou encore le 8 à 5 pour les moins chanceux. Heureusement je pars pour un peu moins longtemps, soit en moyenne 10-11 par jour. Ou ça se complique c’est que mes contrats se sont accumulés et ils ont pris une partie importante de mes temps libre que je dois faire un choix pour trouver l’équilibre. Voici mes options:

    A) continuer tel quel avec un emploi et mes contrats et espérer prendre ma retraite à 45 ans. J’ai encore peu de REER mais mon coût de vie est très faible. Avec cette option j’ai très peu de loisir pour les 7 prochaines années . Continuer d’être souvent fatigué et de ne pas avoir de temps

    B) abandonner mes contrats et espérer cumuler entre 500k et 750k pour les 15 prochaines années avec mon boulot. Retraite à 53 et vie plus équilibrée

    C) abandonner mon travail et vivre de mes contrats en travaillant à la maison. J’aurais besoin de quelques contrats de plus pour y arriver. Avantage de quitter le 8a5 et faire mon horaire. Désavantage de perdre un peu de vie sociale et de mentorat de mon travail

    D) abandonner mon travail et travailler partiellement de mes contrats 20 heures semaines jusqu’à 60 ans. Je commencerais déjà une preretraite (je n’ai pas d’enfant)

    Quoi choisir ? La response dans la prochaine année.Je suis ouvert à tous les commentaires. La seule que je peux te dire par rapport à ton choix, c’est que 10 ans à faire quelques chose que l’on aime pas c’est long!

    1. Bonjour Frank,

      Bienvenue officiellement sur mon blogue et merci beaucoup pour vos commentaires.

      Félicitations d’avoir terminé de rembourser votre hypothèque en 8 ans. C’est une étape très importante (que je n’ai pas encore atteinte).

      Concernant les options que vous mentionnez, je pense que trouver un équilibre qui vous convient est ce qui est le plus important. C’est d’ailleurs sur cela que je travaille moi aussi. C’est à vous (et votre femme, le cas échéant) de choisir ce qui est le mieux pour votre situation. Si j’applique vos options à ma situation personnelle, je ne choisirais pas l’option A. Mon temps est tellement important, qu’en dehors du 8 à 5, je ne voudrais pas faire des contrats… Je voudrais passer du temps de qualité avec ma famille.

      Concernant mon emploi, je l’aime beaucoup. C’est seulement que la charge de travail est élevée et que je n’ai pas grand-chose en commun avec mes employés et mes coéquipiers. C’est aussi que je passe beaucoup de temps hors de la maison et loin de ma famille. Par contre, comme je discutais avec le Blogueur Masqué, j’ai mis beaucoup d’années à me rendre où je suis rendu présentement. Mes revenus sont en forte croissance depuis 2 ans (+25% d’augmentation de salaire) sans compter mes bonus annuels. J’en profite pour augmenter considérablement mon taux d’épargne et ce n’est donc pas le moment de lâcher. On verra au cours des prochaines années…

      Au plaisir d’échanger avec vous.
      Retraite101

  5. Retraite101,
    Je vois que ce sujet souleve les passions.
    Josianne soulève un bon point. Warren Buffett dit la même chose qu’elle. Jason Fieber dit la meme chose qu’elle. Bcp disent la meme chose qu’elle. Quant a la fable sur le pecheur mexicain, elle est cool. J’en avais deja parlé sur le blog.

    Pour en revenir a ce qu’ils disent, en gros c’est trouves ton equilibre et suis ta passion.

    Mais… et si on n’a pas de passion monnayable?

    Si j’avais une passion pouvant etre transformée en revenus raisonnables je l’aurais suivi depuis longtemps.

    J’adore écrire. C’est peut-etre la chose que j’aime le plus… mais pour avoir du marché faut écrire en anglais et mon niveau/interet à écrire en anglais est faible. En francais, combien d’écrivains gagnent reellement leur vie avec l’écriture? Mes 13 sites webs me rapportent 3-4k par an… et je n’aime pas écrire sur des produits, ce qui rendrait les choses plus payantes. Ça m’emmerde… je prefere encore ma job que de faire du suck up pour vendre des cochonneries.

    J’aime apprendre de nouvelles choses, visiter de nouveaux endroits etc… a part tenir un blog ou travailler comme vendeur de voyage ou obtenir des bourses d’etudes, je ne vois pas comment je paye mon loyer et mon couvert avec ça? Je n’ai peut-etre pas assez d’imagination.

    Avoir a faire de l’argent avec ses passions tue la passion je trouve. Ça devient un travail, une tâche…

    Évidemment si ma passion était de tailler des haies de cedre, refaire des toits de maison, poser de la plomberie etc ça serait plus simple.

    Etre illustrateur ok.. je n’ai pas ce talent. Et je n’aimerais pas dessiner ce qu’on me demande de dessiner.

    J’aime jardiner mais pas vendre des legumes…

    Bref, à ce sujet je jongle et tourne en rond depuis longtemps.

    Peut-etre que j’aurai ce burn out dont josianne parle. Je semble me diriger là inexorablement. Il est clair que je ne vais pas tuffer ça encore 30 ans ou 25 ou whatever. Puis-je tuffer encore 5 a 7 ans? Je suppose…

    J’aimerais bien trouver ce point d’equilibre mais notre societe rend tout cher. Ça prend quand meme un certain minimum pour s’en sortir. Et avec 2 enfants, faut en ajouter une couche… À moins de vouloir s’isoler solide ou vivre dans un taudis, le logement coute tres cher.

    Je suis sûr qu’une solution viable existe pour moi mais je ne la trouve pas. En attendant j’épargne et comme c’est parti là, ça va etre ça ma solution. Ensuite je pourrai me consacrer a ce qui m’interesse sans avoir a me faire suer a vouloir en tirer un revenu.

    Et quand j’ai les blues, je regarde comment 3.5 milliards ou plus de gens vivent (la guerre, pas de toilettes, d’eau, de nourriture, de logis, sous le joug d’une secte « religieuse » ou d’un regime politique totalitaire) et je me dis « hey le gros arrete de chialer t’es chanceux ».

    Honnetement si je sacrais ma job là demain pour me consacrer a mes passions, jenne saurais meme pas ce que je ferais pour gagner de l’argent… voila pourquoi je ne sacre pas ma job la.

    J’ai un autre article qui traine depuis un bout dans mes brouillons sur fclr (j’en ai quelque centaines de brouillons… 288 pour etre precis sur une vaste gamme de sujets…). Tu vas penser que je l’ai ecris apres avoir lu ton article lol mais non… c’est fieber et imberbe qui m’ont inspire l’article. je vais surement le publier tantot. Que ferais tu si tu avais un montant d’argent illimité? Ce sera mon 500 e article by the way. Oufff je suppose que c’est ma passion. Mais elle rapporte 60$ par mois brut.

    Cette question, Voila un moyen de trouver ses ou sa passion. Or, moi ça ne m’a pas aidé.

    1. Merci Blogueur Masqué pour ce (long) commentaire. J’aime beaucoup avoir ton point de vue, car je passe présentement par les étapes que tu as passées il y a quelques années, étant donné que tu as commencé ton parcours vers l’indépendance financière avant moi. Mais, après toutes ces années, je vois que tu fais toujours face à ce dilemme. Par contre, la décision reste la même : garder un emploi payant et épargner le maximum possible pour ainsi atteindre l’indépendance financière au début de la quarantaine. C’est la voie que j’emprunte présentement, mais ma réflexion n’est toujours pas terminé (et elle ne le sera peut-être jamais avant d’avoir atteint l’indépendance financière 🙂 ).
      Au plaisir.
      R101

      1. Si la réponse à cette question était simple pour moi je l’aurais trouvé depuis.. j’imagine lol sinon ben quand j’arriverai a la retraite j’aurai peut etre un eclair de genie et j’aurai envie de me sacrer une bonne taloche en arriere de la tete lol

        1. C’est fort possible. C’est un peu comme Mr Jack, qui après avoir pris sa retraite l’année dernière à 42 ans, s’est rendu compte qu’il aurait pu prendre sa retraite plus tôt… Je ne me souvient plus du titre de son article, mais je pourrais le retrouver et le « linker » ici.

  6. S’il n’y a pas d’option de télétravail, je dirais que l’autre option est de déménager. Pourquoi ne pas rapprocher ta maison de ton travail puisque tu ne peux pas trouver du travail plus près ? Au moins tu n’aurais plus autant de temps perdu dans le transport. Tu vend ta maison, rachete quelques chose de plus près du travail, probablement plus petit car en ville. En plus comme ta conjointe est à la maison, elle n’a pas besoin de trouver un nouvel emploi et faire changer les enfants de garderie. Tu récupèrerais plusieurs heures par jour et probablement une meilleure qualité de vie. Ça pourrait possiblement réduire certaine dépense aussi: si tu es tres pres du travail = plus besoin daller en transport en commmun/ vendre 2e voiture si vous en avez 2 ou même juste éliminer la voiture et louer au besoin. Possibilité de diner à la maison si tres pres de la job donc couper la journée en deux 🙂

    Sinon sil y avait de ta job en région, je te dirais d’aller en région pour gagner surment autant et avoir des maisons pas cher, pas de traffic. Mais bon on ne peut pas tous avoir la chance de pouvoir travailler en région. Moi j’adore, je suis a la garderie a 17h05 et à la maison à 17h10 🙂 Et quand il fait beau, on y va en vélo, ça me prend 20 minutes en tout avec l’arret à la garderie inclus.

    Sinon tu peux aussi réduire encore plus tes dépenses pour essayer de pouvoir partir plus vite. Le zéro déchet en plus d’être bon pour l’environnement fait souvent économiser beaucoup. On a réduit pas mal nos dépenses en épicerie et pharmacie en tendant vers le zéro dchet. On est pas encore au top mais ça s’en vient. Couches lavable pour notre fille et allaitement donc ça revient pas cher un bébé (alors toutes les allocations vont pour le REEE sans qu’on est à le budgéter). Acheter la nourriture en gros dans des magasins comme club entrepot pour les chose qu’on consomme en grande quantité (donc revient moins cher qu’à l’épicerie en spécial et moins d’emballage), réduire la consommation de viande, éliminer pas mal tout ce qui est produit transformé et donc emballé, etc. Acheter des choses durable de qualité au lieu d’acheter quelque chose de pas cher qui ne dure pas longtemps. Acheter usagé, acheter moins 😛

    Bonne chance dans tes projets. Nous on vise surment d’être indépendant financierement et/ou être à temps partiel vers maximum 2025 soit à à peu pres 36 ans. Notre hypothèque devrait être fini de payé d’ici 1.5-2 ans (paiement double + 10% accompte annuel) alors rendu la ça va aller plus vite 🙂

    1. Bonjour,

      Bienvenue officiellement sur mon blogue et merci pour votre premier commentaire.

      En fait, nous habitions auparavant à environ 25 minutes en transport en commun de mon travail. Nous avons délibérément décidé de déménager avant d’avoir des enfants. Nous nous sommes éloignés de la ville (et ainsi de mon travail) dans le but de se rapprocher de nos familles et amis respectifs.

      Le seul élément négatif (et on le savait à l’avance) de notre décision de déménager dans ma ville natale était que le transport vers mon travail était pour augmenter drastiquement (de 25 minutes à 60-75 minutes). Par contre, pour le reste, ce ne sont que des éléments positifs. Nous sommes à proximité de nos parents, grands-parents, frères et sœurs, amis, etc. Nous avons choisi un endroit à proximité des écoles, parcs, pistes cyclables, épiceries, etc.

      Si nous décidions de déménager pour se rapprocher de mon travail, oui je gagnerais deux heures par jour, mais pour le reste, je n’aurais pas nécessairement une meilleure qualité de vie (à cause des autres éléments mentionnés précédemment). Je pourrais voir avec les RH si on pourrait signer une entente pour le télétravail. À suivre…

      En passant, je vous félicite pour votre parcours vers l’indépendance financière : 36 ans, c’est merveilleux! S.v.p. tenez-moi au courant de la suite de votre parcours…

      Au plaisir d’échanger avec vous.
      Retraite101

  7. Merci d’avoir partager votre vécu. Je me sentais un peu comme vous l’année dernière. Mais de mon côté, j’ai atteint la limite jusqu’à laquelle j’étais prête à aller. J’ai beaucoup chercher sur internet des partages d’histoires similaires mais je n’ai pas trouvé grand chose. C’est pourquoi j’ai créé mon propre blogue le mois passé afin d’y partager les témoignages de personnes qui ont fait le saut dans le vide, pour le mieux, afin de retrouver la joie et la liberté (pas la liberté financière cependant). En vous lisant, ayant passée par là, je me questionne sur les impacts de rester encore 10 ans dans ce parcours qui vous rend malheureux.
    Il existe parfois des options qu’on ne voit pas. Je vous partage le lien vers les témoignages de personnes qui ont choisi de changer de vie. Chaque mois, j’en publie un nouveau. Peut-être que cela vous inspirera! Bonne lecture !
    https://rise.articulate.com/share/8tYxwBPEWRCW6bOgZ_8qeevdf4Xycqdd#/lessons/Sz2TJgEuGPR7CfMI-SgsEhsbCoeTyrZ-?_k=qxj6sz

  8. Rebonjour, jai une idée pour un prochain sujet… à savoir quoi faire avec sa liberté? On se débarrasse des soucis du travail et du traffic… cependant on renonce à du luxe qu’il aurait été permis de se payer en conservant son travail. Pensez-vous qu’après un an de retraite quelqu’un pourrait avoir soif de défi professionnels ? Bref, quand le travail prend une partie très importante et que du jour au lendemain La retraite… et surtout a un âge hâtif… il y a matière a approfondissement , qu’en pensez vous ?

    1. Bonjour Frank,

      Effectivement, ce serait un sujet à aborder prochainement. Je vais l’ajouter à ma liste!

      Je me souviens d’avoir lu un article sur le blogue du Jeune retraité où il mentionnait qu’il avait eu des problèmes d’adaptation suite à sa retraite hâtive. Il avait besoin d’un horaire ou plutôt d’un certain cadre pour fonctionner normalement. Car du jour au lendemain, il ne savait pas quoi faire avec sa liberté… Voici le lien : http://www.jeuneretraite.ca/retraite/deja-un-an-a-la-retraite/ (voir la section « Un calendrier a sauvé notre couple »).

      Je me souviens aussi d’un article sur le blogue de Mr Jack qui mentionnait que les gens en général ont peur de manquer d’argent, et par conséquent, travaillent plus longtemps que ce qu’ils ont réellement besoin. Bref, qu’on travaille souvent pour rien. Il a d’ailleurs continué de prendre des petits contrats quelques mois seulement après avoir pris sa retraite. Voici le lien : http://inficafe.com/2017/12/13/viser-lindependance-financiere-est-risque (voir les sections « La tendance à se blinder » et « Le risque réel: travailler pour rien »).

      Bref, c’est un sujet à aborder prochainement!

      Au plaisir d’échanger avec toi.
      R101

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