Mon plan de retraite

Est-ce possible d’atteindre l’indépendance financière et de quitter la « rat race » à 45 ans (ou avant)? La réponse est : oui! Est-ce qu’il faut absolument établir un plan de retraite sophistiqué? La réponse est : non! Est-ce que ce plan de retraite est facile à suivre? La réponse est : non!

J’ai lu de nombreux livres et de blogues sur la consommation, la finance, l’économie et plusieurs sujets connexes. J’ai complété une maîtrise en administration des affaires (M.B.A.) pour avoir plus de connaissances dans ces domaines. Cela dit, j’ai réalisé que des changements simples pouvaient permettre d’atteindre l’indépendance financière jeune.

Le plan de retraite que ma conjointe et moi avons établi pour atteindre l’indépendance financière à 45 42 ans est simple, mais efficace! Il consiste à évaluer sa situation financière actuelle, à rembourser ses mauvaises dettes (le cas échéant), à changer son mode de consommation et augmenter son taux d’épargne, à investir dans des placements avantageux et à réévaluer ses investissements régulièrement.

Ce plan de retraite ne s’applique pas à tous et peut être adapté selon vos besoins et objectifs. Il est important de mentionner que nous pourrions atteindre l’indépendance financière plus rapidement, mais nous avons choisi d’appliquer des changements simples et d’y aller à notre rythme.

1. Évaluez votre situation financière actuelle

La première étape de mon plan de retraite consiste à évaluer votre situation financière en créant un budget. Vous pouvez utiliser une application, mais personnellement j’utilise un simple fichier Excel. L’objectif du budget est de comptabiliser ses revenus et ses dépenses, mais surtout de comprendre où s’en va votre argent. Vous pourrez aussi calculer quel est votre taux d’épargne. Il est important de maintenir ce budget pendant plusieurs mois pour s’assurer que vous n’oubliez pas de postes de dépense.

Dans ce fichier Excel, je recommande aussi de comptabiliser vos avoirs (compte chèque, CELI, REER, REEE, etc.) et vos dettes (dette de carte de crédit, prêt étudiant, prêt automobile, etc.). La différence entre les deux est ce qu’on appelle l’avoir net (valeur nette). L’avoir net est le montant que vous devez faire croître pour atteindre l’indépendance financière.

2. Remboursez vos dettes

La deuxième étape de mon plan de retraite consiste à rembourser ses dettes, en commençant d’abord par les mauvaises dettes. Dans l’étape précédente, vous avez identifié vos dettes, par exemple : dette de carte de crédit, prêt étudiant ou prêt automobile. Vous devez rembourser les dettes dont le taux d’intérêt est le plus élevé, ce qui est habituellement la dette de carte de crédit.

3. Augmentez votre taux d’épargne

La troisième étape de mon plan de retraite consiste à augmenter votre taux d’épargne. Vous avez déjà calculé votre taux d’épargne actuelle dans la première étape et ce fut probablement un choc. Vous devez donc avoir comme objectif d’augmenter ce taux d’épargne. Mais de combien? Vous devez tout d’abord déterminer le montant nécessaire pour votre retraite, à l’aide de la « règle du 4 % » ou de la « règle du 70 % ».

Comment augmenter mon taux d’épargne? Il y a plusieurs changements simples que vous pouvez appliquer, par exemple en réduisant vos frais récurrents et vos dépenses en automobile. Posez-vous des questions. Ai-je besoin d’un nouveau manteau Canada Goose? Ai-je besoin du nouvel iPhone X? Ai-je besoin d’une BMW pour aller du point A au point B? Pourrais-je utiliser le transport en commun? Avez-vous besoin d’un forfait télévision haute définition avec 50 chaines? Un autre changement simple est de de prendre l’habitude de se payer en premier.

4. Investissez vos épargnes

La quatrième étape de mon plan de retraite consiste à investir vos épargnes. À ce stade, vous avez évalué votre situation financière actuelle, remboursé vos dettes (ou vous êtes sur le point de compléter), changé votre mode de (sur)consommation et augmenté votre taux d’épargne. Vous devez donc investir vos épargnes. Vous pouvez investir dans un CELI (Compte d’épargne libre d’impôt), un REER (Régime enregistré d’épargne-retraite), un REEE (Régime enregistré d’épargne-études), ou autre, peu importe. Le plus important, c’est d’investir! En investissant tôt dans votre vie, les intérêts composés vont travailler pour vous.

Personnellement, ayant un taux d’imposition élevé, j’investis en priorité mon REER (pour ainsi réduire mon taux d’imposition) et j’investis l’excédent dans un CELI. De plus, j’investi dans le REEE de mon enfant pour recevoir le maximum de subventions des deux paliers de gouvernement. Pour l’instant, tous mes placements sont investis dans des fonds communs de placement ayant des frais de gestion (FGP) bas. Cela dit, je viens d’ouvrir un compte de courtage et je vais investir moi-même dans des fonds négociés en bourse (FNB).

Je recommande de discuter avec votre conseiller financier pour définir la stratégie d’investissement qui correspond à vos besoins et objectifs.

5. Réévaluez vos investissements

La cinquième et dernière étape de mon plan de retraite consiste à réévaluer vos investissements régulièrement. Vous avez établi un budget et vous avez investi vos épargnes. C’est bien, mais ça ne s’arrête pas là. Vous devez ajuster votre budget à la suite de changements dans votre vie personnelle (par exemple, l’arrivée d’un enfant) ou l’ajout d’une source de revenus. Vous devez constamment analyser vos dépenses et les réduire autant que possible. Vous devez éliminer les frais récurrents. Et finalement, vous devez revoir votre stratégie d’investissement avec votre conseiller financier.

Conclusion

Mon plan de retraite pour atteindre l’indépendance financière à 45 42 ans est simple et efficace. L’important est de comprendre les grandes étapes du plan de retraite et de le mettre en application dès que possible. Pour les nouveaux lecteurs, je vous recommande de lire la page « Par où commencer? ».

Au plaisir d’échanger avec vous dans la section « commentaire » ci-dessous ou sur ma page Facebook.

16 réflexions sur « Mon plan de retraite »

  1. Très complet comme article! J’aime beaucoup les étapes que tu presentes & je suis bien d’accord.

    La seule ‘dette’ que j’ai, pour ma part, c’est l’hypothèque. Les taux sont tellement bas en ce moment que je ne me presse pas de la rembourser. Je préfère investir mon argent qui me ramène 6 à 8% par année (j’ai des placements à moyen/haut risque), plutôt que de rembourser une hypothèque qui me coûte moins de 3%.

    Reste à espérer que les taux restent bas encore un peu. 🙂

    1. Bonjour la Petite Retraitée,

      Tout d’abord, merci de commenter. Je suis dans la même situation. La seule dette que nous avons ma femme et moi est notre hypothèque. Nous avons fait une mise de fonds supérieure à 20 % pour éviter de payer la taxe de la SCHL (et la taxe de vente sur la taxe SCHL à payer au notaire). Étant donné que nos placements enregistrés et non enregistrés nous rapportent en moyenne 10 % par année (moyenne des dernières années), nous ne sommes pas pressés nous aussi de rembourser notre hypothèque. Cela étant dit, nous venons tout juste d’augmenter nos versements hypothécaires pour donner un petit extra en capital. Nous allons réévaluer ce montant chaque année.

      Au plaisir.
      Retraite101

    1. Bonjour Maryse,

      Je suis d’accord avec vous. C’est un beau « cadeau » des deux paliers de gouvernement et il faut en profiter. Personnellement, notre stratégie REEE est de cotiser pour maximiser les subventions (subvention maximum annuelle et subvention maximum à vie), soit 500$ par année par enfant au fédéral (Subvention canadienne pour l’épargne-études – SCEE) et 250$ par année par enfant au provincial (Incitatif québécois à l’épargne-études – IQEE).

      Merci de partager votre article. Je ne l’avais pas lu encore celui-là…

      Bonne journée!
      Retraite101

    2. Bonjour,

      J’ai opté pour une autre stratégie concernant le REEE et le REER: Mon salaire me permet des économies de 38% à 42% sur mes cotisations REER, ce qui est supérieur à la subvention de 30% du REEE. De plus, mes cotisations REER diminuent notre revenu net familial. Ce montant est utilisé par les deux paliers gouvernementaux pour calculer le montant supplémentaire à payer pour les frais de garde de nos enfants.

      L’allocation canadienne pour enfants et le montant de soutien pour enfants est aussi calculé en fonction du revenu net familial.

      Donc, dans ma situation, une cotisation REER équivaut à 60% en cadeau du gouvernement!

      Sachant que pour obtenir pleinement les subventions des gouvernements, je peux doubler les cotisations REEE (de 2500$ à 5000$ annuellement) de mes enfants lorsque ceux-ci auront 11 ans, je préfèrer maximiser mes REER le temps que mes enfants aient 11 ans et encaisser le double et rembourser mon hypothèque plus rapidement avec ce cadeau (double objectif!) Nous avons prévus que lorsque nos enfants auront 11 ans, nous serons à la retraite, notre revenu net familial sera largement sous les 45000$. Nous recevrons ainsi des allocations canadiennes pour enfants et le montant de soutien aux enfants (non imposable) estimé à plus de 10000$ (non imposable), que nous nous servirons pour investir pleinement dans les REEE et obtenir ce fameux 30% de subventions.

      En 7 ans, je catapulte mon épargne retraite à un niveau supérieur (18% de mon épargne), je rembourse mon hypothèque complètement (avec les cadeaux de 50% à 60% des gouvernements sur mes cotisations REER). Mes soldats (mes placements) vont générés un revenu passif et le remboursement de mon hypothèque va réduire considérablement mes dépenses.

      Mon point, c’est que nous avons tous les deux raisons. Pour certains, je recommande le REEE avant le REER et pour d’autres, le REER avant le REEE. Il n’y a pas de stratégie unique, sauf une seule: se payer avant. Épargne, épargne et épargne! Utilisons tous les avantages offert que ce soit le REER, le CELI, le REEE… Tant mieux si nous pouvons maximiser le REER, le REEE, le CELI chaque année, mais la plupart du temps, ce n’est pas possible et il faut faire un choix et cela va dépendre de votre situation, de vos objectifs et de vos priorités.

      P.S.: pour ceux que j’ai offensé en mentionnant que les gouvernements allaient financer eux-mêmes mes REEE et, qu’en plus, ils allaient en rajouter une couche en me donnant un autre 30% en subvention…avant que vous me traitiez de parasite et de profiteur du système…sachez que mon plan était déjà conçu avant que Trudeau bonifie généreusement l’allocation canadienne pour l’enfance. Avant cela, j’allais investir dans les REEE avec de l’argent provenant du CELI. Peut-être que d’ici là, ces allocations n’existeront plus, et ce n’est pas grave, je ne les avais pas prévu à l’origine.

      1. Bonjour,

        Merci de commenter et d’expliquer votre stratégie. Comme vous avez mentionné, nous avons tous des situations personnelles différentes. Alors il faut mettre en place une stratégie propre à nos besoins et objectifs personnels. Mais peu importe la stratégie, l’important est de rembourser ses dettes (le cas échéant) et d’épargner! Ensuite, on peut optimiser selon notre situation personnelle, les subventions, les avantages des divers régimes enregistrés, etc.

        Au plaisir de discuter avec vous.

        Retraite101

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