Que faire avec mon remboursement d’impôts de 8000 $?

La « saison des REER » est à peine terminée que nous sommes déjà dans la « saison des impôts ». Comme je l’ai expliqué plusieurs fois sur mon blogue, je n’aime pas la saison des REER. Pourquoi attendre à la date limite pour verser une cotisation REER? Pourquoi ne pas cotiser toute l’année? À l’inverse, j’aime beaucoup la saison des impôts. Tout comme M. Favreau du blogue « Se payer en premier », j’aime produire ma déclaration de revenus (déclaration d’impôts).

Pendant toute l’année, je me fais prélever presque la moitié de ma paie en impôts, cotisations et déductions de toutes sortes : retenue d’impôt fédéral, retenue d’impôt provincial, cotisations à l’assurance emploi (AE), cotisations au Régime de rentes du Québec (RRQ), cotisations au Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), etc. La déclaration de revenus est le moment de l’année où je peux aller récupérer une partie de ces déductions.

Est-ce difficile de remplir soi-même sa déclaration?

J’ai toujours rempli moi-même ma déclaration de revenus et cette année n’est pas une exception. Je remplis aussi la déclaration de ma conjointe et celles de quelques membres de ma famille. Non, je ne suis pas un comptable ni un fiscaliste. J’ai seulement du plaisir à aller récupérer de l’argent auprès des deux paliers de gouvernement.

Personnellement, j’utilise le logiciel TurboImpôt (anciennement ImpôtRapide). Je partage le logiciel avec plusieurs membres de ma famille. Nous achetons la version « De Luxe » qui permet de produire 8 déclarations et qui permet d’être installé sur plusieurs ordinateurs. Ça nous revient à environ 5 $ par personne (par déclaration). C’est rentable.

Ma déclaration peut paraître complexe pour plusieurs, car j’ai des revenus d’emploi, des prestations du RQAP, des revenus de placement (comptes non enregistrés), des cotisations REER, des frais médicaux, des dons à des organismes de bienfaisance, des frais de scolarité reportés des années précédentes, des frais de transport en commun, etc. Mais, ce n’est pas si compliqué. Il suffit d’entrer les chiffres dans les formulaires appropriés et de connaître les crédits d’impôt qui s’applique à notre situation (où de laisser le logiciel nous guider à travers ces divers crédits d’impôt).

Voici un petit guide pour vous aider à remplir votre déclaration de revenus vous-même (source) :

À la base, j’aime beaucoup les chiffres. Je ne suis pas comptable ou fiscaliste, mais j’aime beaucoup jouer avec les chiffres. De plus, remplir ma déclaration moi-même me permet de voir comment je peux récupérer de l’argent et optimiser ma fiscalité. Par exemple, est-ce avantageux de reporter à l’année prochaine des cotisations REER et des dons à des organismes de bienfaisance?

Le crédit d’impôt non remboursable pour don de bienfaisance au Québec est de 20 % pour les premiers 200 $ admissibles, puis 24% pour les montants admissibles de plus de 200 $. Sans mentionner de chiffres personnels (ce que je ne fais jamais sur ce blogue), je donne beaucoup plus que 200 $ par année à des organismes de bienfaisance. Si je demande le crédit cette année (déclaration de 2017), je vais récupérer 20 % sur mes premiers 200 $ de dons, puis 24 % pour la balance. Mais si je reporte mes dons à l’année suivante (déclaration de 2018),  je vais pouvoir récupérer 24 % sur l’ensemble de mes dons de l’année 2017. C’est un exemple parmi tant d’autres pour montrer comment on peut jouer avec les chiffres et aller récupérer le maximum.

Quel est mon remboursement d’impôts cette année?

Cette année, j’ai reçu un remboursement d’impôts de 8000 $. C’est bien, non?

Ce remboursement d’impôts n’est pas grâce à mes crédits pour frais médicaux ou mes frais de transport en commun (crédit d’impôt qui a été annulé à partir du 1er juillet 2017 en passant). C’est principalement dû à mes cotisations à mon Régime enregistré d’épargne-retraite (REER). J’ai même versé une cotisation REER à la dernière minute en février pour m’assurer d’avoir maximisé mes contributions pour l’année 2017.

Pourquoi est-ce que je tente de maximiser mes cotisations REER chaque année? Vous savez comme moi que le REER ne permet pas de sauver de l’impôt. C’est plutôt de « l’impôt reporté » (source). Mais il y a un avantage encore plus important que le remboursement d’impôts à court terme. Les cotisations REER permettent de réduire son revenu imposable et ainsi de bonifier les crédits et prestations sociales. Comment?

La plupart des crédits et prestations sociales (Crédit pour la solidarité, crédit pour la TPS, etc.) sont calculés en fonction du revenu net. Ces derniers seront donc bonifiés si je maximise mon REER et par conséquent réduisent mon revenu net. Si vous avez des enfants, c’est encore plus avantageux : l’Allocation Canadienne pour Enfants (ACE) et le Soutien Aux Enfants seront eux aussi bonifiés. De plus, si vos enfants vont à la garderie, les frais pour service de garde en milieu subventionné seront moins élevés (cotisation additionnelle).

Que faire avec mon remboursement d’impôts?

C’est bien beau recevoir un remboursement d’impôts de 8000 $, mais qu’est-ce que je peux en faire? C’est un heureux problème. J’ai décidé d’en parler avec quelques personnes pour avoir leur opinion.

La plupart m’ont suggéré de « me gâter », car « je le mérite ». On m’a aussi suggéré de faire un voyage dans un endroit où je n’aurais pas eu les moyens d’aller sans ce remboursement d’impôts. D’autres m’ont suggéré de changer la télévision à écran plat dans mon salon, car elle est petite (c’est quand même une télévision de 48 pouces, mais bon…).

Pour moi, la question était presque réglée d’avance. Je vous rappelle que ma conjointe et moi avons comme objectif d’atteindre l’indépendance financière à 45 ans ou avant (source). Donc, peu importe les montants d’argent supplémentaire que je reçois (bonus annuel, augmentation de salaire, remboursement d’impôts, revenus publicitaires AdSense, etc.), j’utilise ces montants pour rembourser mes dettes (le cas échéant) ou pour épargner.

Avant même de produire nos déclarations de revenus, nous avions discuté ma conjointe et moi de ce qu’on était pour faire avec nos remboursements d’impôts.  Je n’ai pas de dettes, à l’exception de l’hypothèque. Ma conjointe non plus. Nous sommes venus à la conclusion que nos options étaient de faire un paiement en capital sur l’hypothèque ou d’épargner (REER, CELI, REEE).

Notre taux d’intérêt sur l’hypothèque est beaucoup plus bas que le rendement sur nos placements. De plus, nous effectuons déjà des paiements supplémentaires sur l’hypothèque en plus de payer en mode « accéléré ». Nous cotisons déjà au maximum dans le REEE de notre enfant. Mon REER est maximisé, mais pas celui de ma conjointe. Cela dit, son salaire annuel n’est pas aussi élevé que le mien, alors le REER n’est pas si avantageux pour elle. Que reste-t-il? Le CELI!

Nous avons donc transféré nos remboursements d’impôts dans nos CELI respectifs.

Conclusion

Je comprends qu’il peut être difficile pour plusieurs personnes d’épargner. Le journal Les Affaires publiait récemment les résultats d’un sondage qui montre que la moitié des Québécois ne cotisent pas au REER ni au CELI (source).

La déclaration de revenus est donc une opportunité en or d’aller récupérer de l’argent et de pouvoir dégager une marge de manœuvre pour épargner ou rembourser ses dettes, le cas échéant. C’est assez rentable de prendre le temps de produire sa déclaration d’impôts correctement et d’aller chercher le plus de crédits d’impôt possible dans le but de récupérer le maximum en remboursement.

Pour plusieurs, ça peut paraître « plate » d’économiser son remboursement d’impôts au lieu de le dépenser. Personnellement, je dois avouer que j’ai beaucoup de plaisir à voir augmenter mes comptes d’épargne. Après plusieurs années à épargner une partie importante de mes revenus, je peux enfin constater ce que les intérêts composés peuvent faire… C’est magique. De plus, je suis heureux de bien dormir la nuit sans avoir à me soucier de mes dettes ou des paiements à venir.

Sur ce, je vous rappelle que la date limite pour soumettre votre déclaration d’impôt et le 30 avril 2018.

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17 comments

  1. Bonjour retraite101,

    J’aime bien cet article. J’ai une situation similaire à la vôtre. J’ai réalisé depuis l’avènement de l’allocation canadienne pour enfants (ace) que pour moi et ma conjointe il est préférable de maximiser nos deux REER afin d’obtenir une réduction maximale de notre revenu familiale net et ainsi obtenir le maximum possible sur l’ace et limiter l’augmentation des frais de garde en CPE.

    Évidemment, ne pas avoir d’enfants change la donne sur l’avantage du REER par rapport au CELI et à ce moment là le critère majeur est d’ordre fiscal à savoir qu’elle sera le taux d’imposition à la retraite. Dans mon cas, il devrait être nul ou presque en combinant des retraits CELI et REER en m’organisant pour que les retraits REER n’excèdent pas l’ensemble des crédits d’impôts (montant de base et autres crédits).

    Toutefois, je cotise aussi au CELI pour avoir suffisamment d’argent pour couvrir la différence entre mes dépenses que j’aurai à la retraite et les retraits REER non imposés jusqu’à concurrence des crédits d’impôt.

    Je pense que généralement, une famille devrait prioriser dans l’ordre le reee, le reer et enfin le celi. Autrement, la plupart des familles se privent de toutes sortes de subventions qui vont au-delà du report d’impôt offert par le REER.

    Merci pour vos articles très intéressants.

    1. Bonjour Frank,

      Bienvenue sur mon blogue et merci de commenter!

      Effectivement, le fait d’avoir ou non des enfants changent beaucoup de choses sur le plan fiscal et sur la planification de la retraite. Sans enfants, je ne maximiserais probablement pas mon REER, car cela pourrait avoir un impact négatif sur plusieurs programmes/crédits à la retraite. Je pense notamment au PSV et au SRG (à moins que les montants retirés du REER ne dépassent pas un certain seuil et ainsi ne pas pénaliser ces crédits). Mais avec des enfants, il y a tellement d’avantages : ACE, PSE, frais de garde en milieu subventionné, etc. Aussi, c’est possible de planifier les décaissements des REER pour minimiser les impacts fiscaux (impôts, admissibilité à certains programmes/crédits, etc.) en retirant des sommes du CELI pour palier le manque à gagner.

      De plus, vous avez de prioriser le REEE. Je suis justement en train d’écrire un dossier complet sur les REEE. Ce n’est pas encore complet, mais voici un aperçu : http://retraite101.com/le-reee-pour-les-nuls/

      Au plaisir de discuter avec vous!
      R101

  2. Bonjour Retraite 101,

    Je suis bien d’accord avec toi, j’épargne moi aussi mon retour d’impôts depuis longtemps, et ce bien avant de découvrir le concept d’indépendance financière. Et depuis 2009 je l’investis au complet dans mon CELI. Je n’ai jamais compris les gens qui flambent leur retour d’impôts pour se payer du luxe. Même dans dans ma vingtaine, lorsque j’étais bien plus dépensière, j’économisais toujours mon retour d’impôts. Je le voyais comme de l’argent cadeau que je me devais d’ajouter à mon coussin de sécurité. Pour ce qui est du RÉER , j’ai ouvert mon premier à 22 ans. Je cotisais un peu chaque année. Et depuis l’âge de 30 ans je cotise le maximum permis à mon RÉER chaque année, et j’ai même rattrapé toutes mes cotisations que je n’avais pas utilisé entre l’âge de 22 et 30 ans. J’ai lu l’article dont tu parles dans le journal Les Affaires. Pas mal décourageant! Quand j’étais dans la vingtaine j’épargnais 10-15% de mon salaire. Puis toute ma trentaine j’économisais 30-35% de mes revenus. Et finalement à 40 ans, j’ai changé mon budget afin d’économiser 45-50% de mes revenus afin d’atteindre mon objectif d’indépendance financière à 45 ans 🙂 Il y a toujours moyen d’épargner. Je connais beaucoup de gens qui épargnent peu ou pas, mais qui ont tous un beau véhicule neuf en location qui est remplacé par un autre à la fin du contrat , soit tous les trois ou quatre ans. Moi je conduis la même auto depuis 14 ans, elle est en bonne état car je l’entretien bien. Les gens ne comprennent pas pourquoi je ne change pas d’auto, car j’ai de bons revenus. Mais parce qu’elle me coûte presque rien! Et que je peux épargner au lieu de dépenser! C’est un exemple parmi tant d’autres. Moi aussi j’aime le confort, et oui il y a certaines choses importantes pour moi sur lesquelles je dépense. Mais je fais des choix éclairés, réfléchis, basés sur mes priorités, et j’économise ailleurs, sur d’autres types de dépenses, afin de ne pas compromettre mon niveau d’épargne. Et ça fonctionne bien 🙂

    1. Bonjour Retraite45,

      Merci de commenter cet article. J’adore votre surnom (la différence est que moi je ne prendrai pas ma retraite à 101 ans 🙂 ).

      J’imagine que vous devez approcher de l’indépendance financière. C’est excellent d’avoir épargné 10-15 % de votre salaire dans la vingtaine, puis 30-35 % dans la trentaine et 45-50 % depuis la quarantaine. Certains commencent malheureusement à penser à la planification financière de la retraite dans la quarantaine.

      Moi-même, j’ai beaucoup dépensé et j’ai consommé sans réfléchir dans la vingtaine. J’ai perdu au moins 5 années d’épargne. Et vous savez comme moi que les premières années sont les plus importantes (intérêts composés).

      Soyez fier de vous!

      J’ai une question pour vous. Avant 2009 (l’année du lancement du CELI), dans quel véhicule de placement investissiez-vous votre remboursement d’impôts?

      Au plaisir de discuter avec vous!
      R101

      1. Bonsoir R101,

        Merci du compliment 🙂 Mais quand je pense à ce que j’ai dépensé dans ma vingtaine, et ce que j’ai perdu en diverses opportunités d’épargne et d’intérêts composés, je m’en veux beaucoup. Mais après je me dis que j’ai quand même bien fait avec un taux d’épargne de 10-15 %, et surtout je n’ai jamais fait la bêtise de m’endetter pour consommer. Donc pas si mal.

        Pour répondre à ta question, avant l’arrivée du CELI j’investissais mon retour d’impôts surtout dans des fonds communs et un peu dans des obligations/CPG. À cette époque j’étais très conservatrice dans mes investissements car je manquais de confiance. Par la suite j’ai amélioré beaucoup ma littératie financière sur les finances personnelles, et j’ai délaissé graduellement les fonds communs pour les actions. Avec le CELI j’investis de façon agressive, soit 85% d’actions. Avec le RÉER je suis un peu plus modérée avec 70% d’actions. Et pour mes placements non enregistrés j’investis aussi principalement dans les actions, soit environ 60%.

        Nous approchons effectivement de notre objectif d’indépendance financière, soit dans 3 ans. Notre objectif est de vivre avec 45k par année une fois à la retraite. Nous avons atteint cet objectif il y a quelques mois. Mais j’ai eu la trouille. J’ai eu peur des dépenses médicales au privé si nous étions malades. Je n’ai pas de médecin famille au public depuis quelques années donc je vais au privé pour mon bilan de santé. Mon mari a encore son médecin de famille au public mais celui-ci doit prendre sa retraite dans 1 an, donc à ce moment là mon mari devra aussi consulter un médecin au privé. Je vois des gens autour de moi qui ont besoin de soins de santé et qui doivent attendre des mois avant d’obtenir un rendez-vous ou même un an ou deux pour certaines chirurgies. Leur qualité de vie en souffre beaucoup. J’ai eu moi même des ennuis de santé il y a deux ans, et je sais que cela pourrait facilement m’arriver encore, donc je suis très sensible à cet enjeu. Après discussion, nous avons décidé qu’il nous fallait un «buffer » de 10k supplémentaire. Donc nous prévoyons dépenser 45k par année mais nous voulons être capable de dépenser 55k sans souci si nécessaire. Nous aurons atteint notre objectif final au début 2021, peut-être même à l’automne 2020 si tout va très bien 🙂

        1. Bonjour Retraite45,

          Je vous comprends. Moi aussi je m’en veux beaucoup. Je regrette le mode de vie que j’ai adopté dans la vingtaine. Mais dites-vous que vous avez néanmoins épargné 10-15 % et que n’avez pas eu recours à l’endettement pour consommer. Le taux d’épargne moyen au Québec (incluant toutes les tranches d’âge) est ~5 %.

          Ok, donc avant le CELI, vous utilisiez un compte non-enregistré pour investir votre remboursement d’impôts. J’imagine que vous étiez très heureux lorsque le CELI a été introduit en 2009… Vous n’avez plus à payer d’impôts sur vos revenus de placements (pour la portion investie dans le CELI) 🙂

          Quel est l’impact sur votre plan d’indépendance financière pour avoir 55K au lieu de 45K par année? Est-ce que le projet sera retardé de quelques années?

          Pensez-vous lancer votre propre blogue? Il y a beaucoup de nouveaux blogues francophones sur l’indépendance financière, mais pour l’instant peu de personnes l’on atteint. Vous êtes à 3 ans d’atteindre votre objectif, donc votre point de vue serait intéressant…

          Au plaisir de discuter avec vous.
          R101

          1. Bonjour R101,

            Je réfléchis effectivement sur l’idée d’un blogue depuis quelque temps. J’ai quelques hésitations. Je ne suis pas très à l’aise de partager mes chiffres, et si je le fais, je présente un bilan individuel ou familial? Notre projet et nos calculs se font en couple. Je préfère l’idée d’un blogue sur l’indépendance financière qui prendrait un angle différent de celui du parcours / bilan personnel. Car mon parcours est plutôt atypique comparé à bien des gens qui aspire à prendre leur retraite jeune. Enfin, je ne sais pas si j’ai vraiment le temps nécessaire à consacrer à un blogue. Je travaille déjà beaucoup plus que la semaine temps plein normale, et le temps pour les activités sociales et familiales manquent déjà… mais bon je continue d’y réfléchir

          2. Bonjour Retraite45,

            Je comprends. Moi aussi je ne suis pas à l’aise de partager mes chiffres. C’est la raison pour laquelle je ne les partage pas. Pour cet article en particulier, je mentionne que j’ai un remboursement d’impôts de 8 000 $, mais cela n’indique pas du tout mes revenus annuels, mes épargnes, mes investissements, etc. Je parle dans certains articles de « pourcentages » ou de ce que je fais avec mon argent (par exemple : « je maximise mes REER à chaque année »), mais cela n’indique rien en nombre de « dollars ».

            J’ai lancé mon blogue dans le but de faire réfléchir les gens à propos de leurs finances personnelles et de les aider à adopter de saines habitudes financières et non pour parler ma situation personne et ma progression en « dollars ». Cela dit, que félicites ceux-ci sont capable de faire les deux en même temps. Je pense notamment à Mr Jack et au blogueur masqué.

            Je comprends aussi pour le temps… C’est vrai que ça prend beaucoup de temps pour maintenir un blogue, écrire des articles, répondre aux gens, etc. Mais, pour moi, c’est ça que je considère comme ma « paie » (discuter avec les gens).

            Au plaisir.
            Retraite101

  3. Quand je travaillais, on avait un programme de participation au REER (fonds mutuels)… l’employeur cotisait 2% par dessus notre premier 2%, mais on pouvait aussi faire des cotisations excédentaires. J’ai toujours cotisé le maximum: j’évitais la saison des REERs, je profitais immédiatement du retour d’impôts (car calculé sur les retenus à la paie), ça me faisait investir tout au long de l’année et ça m’enlevais les tentations du retour d’impôt… pour éviter les frais de gestion élevés, je transférais aux 2-3 ans dans mon compte de courtage.

    Concernant les REERs, c’est drôle, j’ai un peu le sentiment inverse: à mon avis, ça permet de sauver de l’impôt (la plupart des gens auront des revenus plus faibles et donc des taux plus faibles dans le futur, surtout dans notre communauté), mais on risque de perdre beaucoup plus dans les crédits futurs que ce qu’on gagne à court terme.

    Je n’ai jamais eu plus de crédits grâce aux REERs. Mais à la retraite je pourrais perdre des crédits auxquels j’aurais eu droit à cause du retrait obligatoire. C’est particulièrement violent au niveau du Supplément de Revenu Garanti du Canada, que je ne pourrai pas obtenir car pour un couple le revenu maximal est autour de 24k$ et c’est pas mal dans ce coin-là que notre revenu imposable risque de se situer avec les retraits REER.

    Évidemment, ce concern s’applique aux cas comme le mien (revenus élevés pendant le travail, revenus faibles pendant la retraite).

    1. Bonjour Mr Jack,

      C’est certain que c’est beaucoup mieux de cotiser toute l’année, que ce soit via un REER collectif ou avec des prélèvements automatiques (par exemple, les « retenues sur le salaire » des Fonds de solidarité FTQ). Non seulement c’est moins risqué d’investir toute l’année, mais en plus le remboursement d’impôts est appliqué directement sur la paie.

      Pour les avantages du REER à court terme (par exemple, retour d’impôts et augmentation de l’ACE et du PSE) ou les désavantages à long terme (par exemple, diminution de la PSV et du SRG), c’est certain que c’est du cas par cas. La stratégie de décaissement du REER ne doit pas être négligée dans la planification de la retraite. Car comme vous le mentionnez, le décaissement de REER à la retraite aura des impacts sur les programmes/crédits d’impôt. De mémoire, vous avez écrit un article à ce sujet plus tôt cette année ou sinon l’année dernière.

      J’imagine qu’avant d’avoir 65 ans (soit l’âge pour demander la PSV et le SRG), vous pourriez retirer un peu de REER chaque année (jusqu’à un certain seuil, pour ne pas être « trop » imposé. Au moment où vous devrez transformer votre REER en FERR, le « minimum » à retirer sera un peu plus bas. Le manque à gagner pour boucler votre budget proviendrait du CELI ou autre placement sans impact fiscal. Comme ça, vos revenus imposables seront inférieurs et ainsi l’impact sera un peu moins important pour la PSV et le SRG.

      Je vous dis cela comme si c’était facile à faire, mais 1) je sais très bien que vous le savez déjà et 2) je sais que vous avez déjà planifié cela. Après tout, vous en connaissez plus sur ce domaine que moi 🙂

      Je vous félicite encore d’avoir atteint l’indépendance financière! Pour les autres lecteurs, je vous invite à visiter le blogue de Mr Jack (http://inficafe.com/).

      Au plaisir de discuter avec vous!
      R101

  4. J’ai eu un bon retour d’impôts cet année et comme à l’habitude, le goût de tout dépenser est revenu. C’est ce que je faisais d’ailleurs avant mais désormais je me suis calmée. Pendant quelques temps j’ai opté pour la méthode du « un tiers », soit le 1/3 sur mes dettes, le 1/3 pour me gâter et le 1/3 restant pour l’avenir donc investir. Ça calmait mes envies de dépenses. Là, j’en suis venue à un point que je veux optimiser au maximum mes retours.

    Donc cette année j’ai dépensé un peu mais pas trop, une mini partie de mon retour; surtout dans de l’équipement pour mes semis ce qui me fera économiser à très long terme (c’est ce que j’essaie de me faire croire lol). J’aurais aimé investir plus, mais j’ai préféré le garder comme avance salariale puisque je vais avoir une diminution de salaire à l’été (congé d’études, session d’été intensive à l’université.. eurk). L’avantage c’est que je ne m’endetterais pas! Le seul élément qui était non-négociable dans ma stratégie cette année était d’investir le surplus du retour de mes REER. Je n’avais jamais cotisé avant dans mes REER et je me dis que c’est quasiment laisser le gouvernement financer ma retraite hâtive en mettant mon retour de REER dans mes CELI :).

    1. Bonjour Sorcière frugale,

      Je vois que tu es sage avec ton remboursement d’impôts désormais… Je blague :). Cela dit, je dois avouer que la méthode du « un tiers » n’est pas mal du tout. Il faudrait peut-être ajouter une limite en dollars, car si le remboursement d’impôts est élevé, ça fait beaucoup d’argent à dépenser. Par exemple, dans mon cas cette année, ce serait un montant de 2666 $ (8000 $ divisé en 3) alloué à des dépenses pour « me gâter ».

      Mais j’ai une question pour toi. Pourquoi ne pas rembourser tes dettes plus rapidement au lieu d’investir la majeure partie du remboursement d’impôts? À moins que tu parles de ton hypothèque… Dans ce cas, moi aussi je prioriserais les investissements plutôt que le remboursement de l’hypothèque.

      Sinon, c’est bien de mettre de l’argent de côté pour cet été étant donné que tu vas diminuer tes heures de travail. Je connais tellement de gens qui ne planifient pas ce genre de situations (ex. : diminution des heures de travail, chômage l’hiver dû à un emploi temporaire, etc.) même s’ils sont bien au courant.

      Tu n’avais jamais cotisé de REER auparavant? C’est parce que tu as le RREGOP, n’est-ce pas? As-tu commencé à analyser les impacts sur le RREGOP si tu prends ta retraite avant 65 ans? Je vais devoir faire cela moi aussi pour ma conjointe…

      Au plaisir.
      R101

  5. Bonjour à tous,

    Je ne suis pas planificateur financier ou fiscaliste, seulement quelqu’un qui a beaucoup d’intérêt dans le domaine. N’hésitez pas à me corriger si j’ai tort.

    1) Je crois que ceux qui dépensent leur retour d’impôt n’ont pas totalement compris le concept du REER. Il s’agit de reporter l’impôt à payer et ce n’est pas un « cadeau » du gouvernement. Par exemple (chiffres fictifs):
    – Si tu cotises à 30 ans 20,000$ dans ton REER, tu recevras 5,000$ en retour d’impôt
    – À ta retraite, SI tu fais le même salaire que lorsque tu avais 30 ans et que tu décaisses le 20,000$ que tu avais placé, tu devras 5,000$ en impôt au gouvernement. Donc, si tu as flambé ton 5,000$ à 30 ans, ta retraite sera moins « hot » que prévu.

    2) Tu dis que le salaire de ta conjointe est moins élevé que le tien et que c’est moins avantageux de cotiser à ses REER. Je crois que tu peux cotiser à son REER et que la déduction sera sur ton salaire.
    a. Je ne suis pas certain à 100% de ce que j’avance (l’information doit être relativement facile à trouver)
    b. Je ne sais pas s’il faut être mariés, conjoints de fait ou autre
    c. Je ne sais pas si en cas de séparation, elle ne garderait pas tes cotisations ou si tu les récupérerais (c’est à garder en tête, je te souhaite une vie familiale heureuse, mais statistiquement, ça arrive dans 50% des cas!)

    J’aimais tes articles précédents, mais je trouve qu’il y a beaucoup d’informations pertinentes dans celui-ci, en plus d’excellents commentaires.

    Lâche pas la patate!

    1. Bonjour LP,

      Merci beaucoup pour votre commentaire pertinent et pour le compliment 🙂 Le but de mon blogue est d’aider les gens avec leurs finances personnelles et un compliment comme le vôtre me pousse à continuer.

      1) Vous avez raison pour le REER. Ce n’est pas un cadeau, c’est de l’impôt reporté. Par contre, si les revenus sont moins élevés à la retraite que lors de la vie active, le taux d’imposition sera moins élevé et ainsi moins d’impôt devra être payé. Il est là le « cadeau ». Cela dit, l’impôt devra être payé sur les revenus générés dans le REER pendant toutes ces années… Donc, on ne s’en sort réellement jamais.

      2) Effectivement, je peux cotiser au REER de ma conjointe (femme dans quelques semaines) et appliquer la déduction sur ma déclaration de revenus. Ces cotisations appartiendraient à ma conjointe, même en cas de séparation. Par contre, pour les couples mariés, les REER font partis du patrimoine familial et devront ainsi être divisés de façon égale. Voici un lien sur le site de l’ARC : https://www.canada.ca/fr/agence-revenu/services/impot/particuliers/sujets/reer-regimes-connexes/cotiser-a-reer-a-rpac-a/cotiser-a-reer-profit-epoux-conjoint-fait.html.

      Au plaisir de discuter avec vous.
      R101

  6. Bon article!

    Contrairement à toi, je n’ai aucun plaisir à compléter ma déclaration. 😉 C’est ma blonde qui prend le « lead ». D’ailleurs, elle a utilisé plusieurs logiciels pour comparer les résultats et TurboImpot figurait parmi les bons. Toutefois, au final, nous avons utilisé StudioTax (gratuit avec un excellent service à la clientèle).

    En outre, comme Mr. Jack je suis de plus en plus mitigé par rapport aux REER. C’est certain que ça m’a permis d’obtenir de bons retours d’impôt, mais c’est moins bien adapté aux jeunes retraités. Aussi, pour les quelques chanceux qui ont un fonds de pension, les REER constituent des maux de tête en perspective.

    Merci! Lâche pas!

    1. Bonjour Le jeune retraité,

      Merci pour le « input », je vais comparer mes déclarations l’année prochaine avec StudioTax. Mais, c’est vrai que TurboImpot (ImpotRapide) est dur à battre!

      Pour le REER et les jeunes retraités, ça dépend. Je pense que pour des *futurs* jeunes retraités avec enfants, il y a de nombreux avantages à cotiser aux REER, par exemple de réduire son revenu imposable pour que les paiements de soutien aux enfants (ACE et PSE) augmentent. Puis lorsqu’ils seront retraités, et avant que les REER soient transférés en FERR à 71 ans, les REER pourront être retirés graduellement pour ne pas avoir trop d’impacts fiscaux. Le taux d’imposition sera plus bas que lors des cotisations de toute façon.

      Pour ceux avec un fond de pension, j’aurais moi-aussi beaucoup de réserve d’utiliser le REER. C’est justement un élément à analyser pour la planification de retraite de ma femme (elle cotise au RREGOP).

      Au plaisir.
      R101

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