Mon plan de retraite ne s’est pas construit du jour au lendemain. Il a évolué au fil des années, à mesure que ma situation familiale, mes revenus, mes dépenses et mes objectifs changeaient.
J’ai commencé Retraite101 en 2017 pour documenter mon propre parcours financier. À l’époque, l’indépendance financière me semblait encore relativement lointaine.
Au fil du temps, j’ai toutefois compris que la retraite ne dépendait pas seulement d’un âge précis. Elle dépend surtout du niveau de dépenses que l’on souhaite maintenir et du patrimoine nécessaire pour les financer.
J’ai ainsi progressivement adapté ma façon d’épargner, d’investir et de gérer mes dépenses. J’ai finalement quitté mon emploi de 9 à 5 à 35 ans pour devenir parent à la maison et poursuivre Retraite101.
Aujourd’hui, ma conjointe et moi sommes un couple de jeunes retraités en mode CoastFIRE. Notre plan continue toutefois d’évoluer.
Dans cet article, je vous présente mon plan de retraite actuel, les grandes décisions qui l’ont façonné et les principes que vous pouvez adapter à votre propre situation.
Important : il s’agit de mon expérience personnelle et non d’une stratégie universelle. Votre situation, vos objectifs, votre horizon de placement et votre tolérance au risque peuvent être très différents des miens.
Mon objectif : l’indépendance financière
Pour moi, l’indépendance financière ne signifie pas nécessairement ne plus jamais travailler.
Elle signifie surtout avoir suffisamment de patrimoine et de flexibilité financière pour que le travail devienne un choix plutôt qu’une obligation.
C’est cette idée qui m’a progressivement amené vers le mouvement FIRE, soit « Financial Independence, Retire Early ».
Je préfère toutefois parler de CoastFIRE dans mon cas. J’ai quitté mon emploi traditionnel en 2021, mais je continue de travailler sur Retraite101 et sur d’autres projets.
L’objectif de mon plan n’est donc pas de maximiser mon patrimoine à tout prix.
Je cherche plutôt à maintenir une situation financière suffisamment solide pour couvrir nos dépenses actuelles et futures, tout en conservant la liberté de choisir comment nous utilisons notre temps.
Combien faut-il pour prendre sa retraite?
Il n’existe pas un montant universel permettant de prendre sa retraite.
Le capital nécessaire dépend notamment de vos dépenses, de vos autres revenus, de votre horizon de placement et de votre stratégie de décaissement.
C’est pourquoi j’ai toujours commencé par les dépenses plutôt que par un montant arbitraire d’épargne.
À LIRE : Combien épargner pour la retraite?
Pour les personnes qui souhaitent explorer le CoastFIRE plus concrètement, mon calculateur CoastFIRE* permet également de tester différents scénarios à partir de votre capital actuel.
Étape 1 : connaître ma situation financière
Avant de penser aux placements, j’ai d’abord voulu comprendre où allait mon argent.
Cela signifie suivre mes revenus, mes dépenses, mes dettes, mon épargne et mon patrimoine.
Ce suivi m’a permis de mesurer mes progrès et surtout de prendre des décisions financières avec des chiffres plutôt qu’avec des impressions.
Au fil des années, j’ai notamment suivi notre actif net conjoint. Cette série de bilans permet de voir l’évolution de notre patrimoine depuis 2015.
À LIRE : Mon actif net conjoint
Je continue de suivre notre situation financière, mais je partage aujourd’hui moins de détails personnels qu’auparavant.
Un outil pour suivre son patrimoine
Pour reproduire cette démarche, j’ai aussi créé un outil de suivi de l’actif net* dans ma boutique.
Il permet de centraliser les actifs et les dettes et de suivre l’évolution du patrimoine au fil du temps.
L’objectif n’est pas de comparer votre patrimoine au mien. Il s’agit plutôt d’avoir une mesure simple de votre propre progression.
Étape 2 : contrôler mes dépenses
Un plan de retraite commence aussi par les dépenses. Plus vos dépenses sont élevées, plus le patrimoine nécessaire pour financer votre mode de vie est important.
Dans mon cas, apprendre à distinguer les dépenses importantes des dépenses qui apportaient peu de valeur a eu un impact majeur sur mon parcours.
Je ne cherche toutefois pas à réduire toutes les dépenses au minimum.
L’objectif est plutôt de conserver les dépenses qui contribuent réellement à notre qualité de vie et de remettre en question les autres.
C’est particulièrement important avec une famille. Nous avons donc cherché un équilibre entre profiter de notre vie aujourd’hui et préserver notre liberté financière à long terme.
À LIRE : Les 3 postes de dépenses les plus importants à optimiser
Étape 3 : éliminer les dettes coûteuses
Les dettes à intérêt élevé peuvent ralentir considérablement la création de patrimoine.
C’est pourquoi je considère le remboursement des dettes coûteuses comme une étape importante avant de chercher à optimiser les placements.
Notre situation a également évolué avec le temps. Nous avions autrefois une hypothèque. Nous l’avons finalement remboursée complètement en 2024.
Aujourd’hui, l’absence de paiement hypothécaire réduit nos dépenses récurrentes et simplifie notre situation financière.
Cela ne signifie pas qu’il faut nécessairement rembourser toutes les dettes avant d’investir. Le choix dépend notamment du taux d’intérêt, de la fiscalité, du risque et de votre situation personnelle.
À LIRE : Rembourser ses dettes : méthode avalanche ou méthode boule de neige?
Étape 4 : épargner régulièrement
Une fois les dépenses et les dettes sous contrôle, l’épargne devient un levier important.
Pendant ma période d’accumulation, j’ai accordé beaucoup d’importance au taux d’épargne.
L’objectif était simple : conserver une partie de mes revenus plutôt que d’augmenter constamment mon niveau de vie.
J’ai notamment utilisé l’automatisation pour rendre l’épargne plus régulière et moins dépendante de la motivation.
Aujourd’hui, ma situation est différente. Comme nous sommes maintenant un couple de jeunes retraités, notre taux d’épargne n’est plus un indicateur que je cherche à maximiser. Je ne publie d’ailleurs plus cette donnée régulièrement.
Le principe demeure toutefois pertinent : vivre en dessous de ses moyens permet de conserver une marge de manoeuvre financière.
Étape 5 : utiliser les bons comptes
L’épargne ne se résume pas à mettre de l’argent de côté.
Le choix du compte dans lequel l’argent est placé peut aussi avoir une incidence importante sur la fiscalité et la flexibilité du patrimoine.
Au fil de mon parcours, j’ai utilisé différents comptes, notamment :
- Le CELI;
- Le REER;
- Le compte non enregistré;
- Le REEE;
- Le CRI;
- Certains investissements donnant droit à des avantages fiscaux.
Je ne cherche pas nécessairement à maximiser un compte en particulier. Je cherche plutôt à utiliser les différents véhicules selon leur rôle dans notre situation.
Par exemple, le REER peut être particulièrement intéressant lorsque la déduction fiscale est importante. Le CELI offre quant à lui une grande flexibilité et une croissance à l’abri de l’impôt.
À LIRE : CELI ou REER : lequel choisir?
Étape 6 : investir simplement
L’investissement est devenu un élément central de mon plan de retraite.
Ma philosophie est relativement simple : investir à long terme, diversifier largement et éviter de compliquer inutilement mon portefeuille.
Pendant plusieurs années, j’ai utilisé principalement des FNB tout-en-un comme XEQT.
Je privilégie une approche passive et indicielle. Je ne cherche pas à sélectionner constamment les titres qui vont surperformer ni à synchroniser le marché.
Ma stratégie a toutefois évolué. En 2025 et 2026, j’ai notamment remplacé XEQT par une combinaison de VT et VCN dans mon REER. Ce changement visait notamment à améliorer l’efficacité de ce compte et à réduire certains coûts.
Cette décision ne représente pas un changement de philosophie. Je demeure un investisseur passif et diversifié, avec un portefeuille adapté à mon profil et à mon horizon.
À LIRE : Mon portefeuille d’investissement*
Choisir une plateforme de courtage
Une fois votre stratégie d’investissement déterminée, il faut aussi choisir où détenir vos placements.
Dans mon cas, j’utilise notamment Wealthsimple. Je ne considère toutefois pas que cette plateforme est automatiquement la meilleure pour tout le monde. Les frais, les comptes disponibles, les fonctionnalités et votre façon d’investir peuvent changer le choix approprié.
C’est pourquoi j’ai créé un comparateur de plateformes de courtage qui permet de comparer plusieurs plateformes canadiennes.
C’est un bon exemple de la façon dont je monétise certaines pages de Retraite101 : je présente mon expérience personnelle, puis je vous donne un outil pour faire votre propre comparaison.
Étape 7 : atteindre le CoastFIRE
Le CoastFIRE représente un changement important dans mon parcours.
À partir d’un certain niveau de patrimoine, il devient possible de réduire fortement les nouvelles cotisations tout en laissant le capital déjà accumulé continuer à croître sur un horizon suffisamment long.
C’est essentiellement ce que j’ai fait. À 35 ans, en 2021, j’ai quitté mon emploi de 9 à 5.
Je n’ai toutefois pas cessé toute activité professionnelle. Je suis resté à la maison avec nos enfants et j’ai continué à développer Retraite101.
Cette décision a changé la nature de mon plan. Avant le CoastFIRE, l’objectif était principalement d’accumuler. Aujourd’hui, l’objectif est davantage de préserver notre liberté financière, faire croître notre patrimoine à long terme et préparer progressivement le décaissement.
À LIRE : Comment calculer le CoastFIRE?
Ma situation aujourd’hui
Notre situation financière est très différente de celle de 2017.
Au 1er septembre 2026, notre avoir net conjoint est d’environ 1,6 M$, dont environ 1,1 M$ en actifs financiers. Notre maison est entièrement payée.
Je ne considère toutefois pas ces chiffres comme une cible à reproduire. Ils sont simplement le résultat de plusieurs années de revenus, d’épargne, d’investissement, de croissance des marchés, de décisions financières et de circonstances personnelles.
À LIRE : Mon actif net conjoint
Pour comprendre la composition de ce patrimoine, je publie également régulièrement une mise à jour de notre portefeuille d’investissement.
À LIRE : Mon portefeuille d’investissement*
Mon plan pour la suite
Le plan change maintenant de nature.
Pendant la phase d’accumulation, la question principale était : « Combien puis-je épargner et investir? »
Aujourd’hui, je réfléchis davantage à la question suivante : « Comment utiliser et décaisser notre patrimoine de façon durable et fiscalement efficace? »
Cette réflexion est particulièrement importante lorsque l’on quitte le marché du travail relativement jeune.
Un patrimoine important ne suffit pas. Il faut aussi réfléchir à la fiscalité, à la durée du portefeuille, aux revenus gouvernementaux et à l’ordre dans lequel utiliser les différents comptes.
Je considère donc notre stratégie de décaissement comme un travail en évolution. Je continuerai à documenter mes réflexions et mes décisions à mesure que notre situation évoluera.
À LIRE : Retrait minimum du FERR en 2026
Réviser mon plan régulièrement
Un plan de retraite n’est jamais définitif. Les revenus peuvent changer. Les dépenses peuvent augmenter ou diminuer. Les enfants grandissent. Les marchés fluctuent. La fiscalité évolue. Les priorités personnelles changent.
C’est pourquoi je révise régulièrement les grandes composantes de notre plan. Je ne cherche toutefois pas à modifier constamment notre stratégie.
Au contraire, une bonne partie de mon approche consiste à établir une stratégie suffisamment simple pour pouvoir la conserver pendant plusieurs années.
Les changements importants doivent répondre à une raison précise plutôt qu’à une réaction à court terme.
Ce que vous pouvez retenir de mon plan
Mon plan de retraite est personnel, mais certains principes peuvent être adaptés à différentes situations.
Voici les éléments qui ont eu le plus d’importance dans mon parcours :
- Connaître sa situation financière.
- Garder ses dépenses sous contrôle.
- Éliminer les dettes coûteuses.
- Épargner régulièrement.
- Utiliser les comptes enregistrés de façon stratégique.
- Investir simplement et à long terme.
- Suivre son patrimoine.
- Réviser son plan lorsque la situation change.
- Définir ce que représente réellement la liberté financière pour soi.
Vous n’avez pas besoin de reproduire exactement mes décisions. Votre plan peut être différent, et il devrait probablement l’être.
L’important est surtout de comprendre pourquoi vous prenez vos décisions financières, puis de construire une stratégie cohérente avec vos objectifs, vos contraintes et votre réalité.
Conclusion
Mon plan de retraite a beaucoup changé depuis la création de Retraite101 en 2017.
À l’origine, je cherchais surtout à accumuler suffisamment de patrimoine pour atteindre l’indépendance financière.
Aujourd’hui, nous sommes en mode CoastFIRE et notre réflexion porte davantage sur la gestion du patrimoine, la croissance à long terme et le futur décaissement.
Je continue toutefois d’appliquer les mêmes grands principes : vivre sous nos moyens, investir de façon simple et diversifiée, éviter les décisions impulsives et conserver suffisamment de flexibilité pour nous adapter.
Ce plan fonctionne pour notre famille parce qu’il correspond à notre situation. Je vous invite donc à vous en inspirer, mais surtout à construire et adapter votre propre plan de retraite.
🚀 Promotions Wealthsimple

Profitez actuellement des promotions Wealthsimple : Millionnaire du mois et Prime de 1 % sur transfert. Avec mon code SSMJWA, vous pouvez également obtenir un bonus de 25 $ lorsque vous ouvrez et approvisionnez un compte admissible.
Pourquoi Wealthsimple Courtage?
- 0 $ de commission sur les actions et FNB admissibles.
- Aucun frais d’administration ni solde minimum.
- Achats automatiques et réinvestissement des dividendes
- Négociation 24/5 sur les actions et FNB admissibles.
- Actions fractionnées pour acheter des fractions d’actions.
- Comptes en dollars US sans frais pour les clientèles admissibles.
*Lien affilié : je peux recevoir une commission, sans coût supplémentaire pour vous. Des conditions s’appliquent. En savoir plus : mon évaluation de Wealthsimple et promotion Wealthsimple en cours.
FAQ – Mon plan de retraite
Le CoastFIRE consiste à avoir accumulé suffisamment de capital pour que celui-ci puisse continuer de croître jusqu’à la retraite sans nécessiter d’importantes nouvelles cotisations.
J’ai atteint le CoastFIRE à 35 ans, en 2021. J’ai alors quitté mon emploi de 9 à 5 pour devenir parent à la maison et poursuivre mes projets.
Non. Mon plan évolue avec notre situation familiale, nos dépenses, nos placements et nos objectifs.
Il n’existe pas de montant universel. Le capital nécessaire dépend principalement de vos dépenses, de vos autres revenus, de votre horizon et de votre stratégie de décaissement.
Je privilégie une approche passive et diversifiée à long terme, principalement avec des FNB. Je cherche à éviter les transactions et les décisions inutiles.
Vous pouvez vous inspirer de certains principes, mais votre plan devrait être adapté à votre situation, vos objectifs, votre fiscalité et votre tolérance au risque.
Non. Retraite101 est un site d’information et d’éducation financière. Mon plan de retraite représente mon expérience personnelle et ne constitue pas un conseil financier personnalisé.
Allez plus loin : découvrez mes comparateurs et mes outils pour vous aider à prendre de meilleures décisions financières.


Très complet comme article! J’aime beaucoup les étapes que tu presentes & je suis bien d’accord.
La seule ‘dette’ que j’ai, pour ma part, c’est l’hypothèque. Les taux sont tellement bas en ce moment que je ne me presse pas de la rembourser. Je préfère investir mon argent qui me ramène 6 à 8% par année (j’ai des placements à moyen/haut risque), plutôt que de rembourser une hypothèque qui me coûte moins de 3%.
Reste à espérer que les taux restent bas encore un peu. 🙂
Bonjour la Petite Retraitée,
Tout d’abord, merci de commenter. Je suis dans la même situation. La seule dette que nous avons ma femme et moi est notre hypothèque. Nous avons fait une mise de fonds supérieure à 20 % pour éviter de payer la taxe de la SCHL (et la taxe de vente sur la taxe SCHL à payer au notaire). Étant donné que nos placements enregistrés et non enregistrés nous rapportent en moyenne 10 % par année (moyenne des dernières années), nous ne sommes pas pressés nous aussi de rembourser notre hypothèque. Cela étant dit, nous venons tout juste d’augmenter nos versements hypothécaires pour donner un petit extra en capital. Nous allons réévaluer ce montant chaque année.
Au plaisir.
Retraite101
Effectivement, se calcule est intéressant à prendre en considération Intérêt rapporter VS intérêt dépenser. Par contre, j’aime aussi le point de vue de Dave Ramsey à ce sujet. Si votre hypothèque était entièrement remboursée seriez-vous prêt à l’hypothéquer pour investir ? Si votre réponse est non alors pourquoi le faite-vous actuellement ? En investissant, vous privez votre hypothèque de ce montant. 100% des personnes qui se font saisir leur maison avaient une hypothèque. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui les taux sont bas qu’ils vont toujours le rester. Nous avons vu des taux à 21% en 1981 et ceux qui disent que c’est du passé rappelé leur qu’en1956 les taux étaient entre 4.5%.
Bonjour Jimmy,
Bienvenue sur mon blog et merci pour ce premier commentaire.
J’adore ce point de vue : « Si votre hypothèque était entièrement remboursée, seriez-vous prêt à l’hypothéquer pour investir? Si votre réponse est non, alors pourquoi le faite-vous actuellement? »
Dans mon cas, la réponse est « oui ». Donc, c’est pour cela que je continue à investir massivement tout en remboursement mon hypothèque avec un montant « minimum ».
Comme je mentionnais à Lily dans mon commentaire précédent (il y a déjà deux ans de cela), nous avons ajouté un petit extra en capital sur nos versements hypothécaires pour réduire l’amortissement de quelques années. Cela dit, nous sommes en fin de cycle économique et la même question se pose encore… Quelle est la meilleure stratégie???
Au plaisir d’échanger avec vous.
R101
Je recommande toujours si vous avez des enfants, de maximiser les REEE même avant les REER. 30% de cadeau du gouvernement on se doit de le prendre! 🙂 voici l’article que j’avais écrit qui ressemble au vôtre : https://lehautcote.blogspot.com/2016/03/comment-repartir-son-epargne-cest-aussi.html
Bonjour Maryse,
Je suis d’accord avec vous. C’est un beau « cadeau » des deux paliers de gouvernement et il faut en profiter. Personnellement, notre stratégie REEE est de cotiser pour maximiser les subventions (subvention maximum annuelle et subvention maximum à vie), soit 500$ par année par enfant au fédéral (Subvention canadienne pour l’épargne-études – SCEE) et 250$ par année par enfant au provincial (Incitatif québécois à l’épargne-études – IQEE).
Merci de partager votre article. Je ne l’avais pas lu encore celui-là…
Bonne journée!
Retraite101
Bonjour,
J’ai opté pour une autre stratégie concernant le REEE et le REER: Mon salaire me permet des économies de 38% à 42% sur mes cotisations REER, ce qui est supérieur à la subvention de 30% du REEE. De plus, mes cotisations REER diminuent notre revenu net familial. Ce montant est utilisé par les deux paliers gouvernementaux pour calculer le montant supplémentaire à payer pour les frais de garde de nos enfants.
L’allocation canadienne pour enfants et le montant de soutien pour enfants est aussi calculé en fonction du revenu net familial.
Donc, dans ma situation, une cotisation REER équivaut à 60% en cadeau du gouvernement!
Sachant que pour obtenir pleinement les subventions des gouvernements, je peux doubler les cotisations REEE (de 2500$ à 5000$ annuellement) de mes enfants lorsque ceux-ci auront 11 ans, je préfèrer maximiser mes REER le temps que mes enfants aient 11 ans et encaisser le double et rembourser mon hypothèque plus rapidement avec ce cadeau (double objectif!) Nous avons prévus que lorsque nos enfants auront 11 ans, nous serons à la retraite, notre revenu net familial sera largement sous les 45000$. Nous recevrons ainsi des allocations canadiennes pour enfants et le montant de soutien aux enfants (non imposable) estimé à plus de 10000$ (non imposable), que nous nous servirons pour investir pleinement dans les REEE et obtenir ce fameux 30% de subventions.
En 7 ans, je catapulte mon épargne retraite à un niveau supérieur (18% de mon épargne), je rembourse mon hypothèque complètement (avec les cadeaux de 50% à 60% des gouvernements sur mes cotisations REER). Mes soldats (mes placements) vont générés un revenu passif et le remboursement de mon hypothèque va réduire considérablement mes dépenses.
Mon point, c’est que nous avons tous les deux raisons. Pour certains, je recommande le REEE avant le REER et pour d’autres, le REER avant le REEE. Il n’y a pas de stratégie unique, sauf une seule: se payer avant. Épargne, épargne et épargne! Utilisons tous les avantages offert que ce soit le REER, le CELI, le REEE… Tant mieux si nous pouvons maximiser le REER, le REEE, le CELI chaque année, mais la plupart du temps, ce n’est pas possible et il faut faire un choix et cela va dépendre de votre situation, de vos objectifs et de vos priorités.
P.S.: pour ceux que j’ai offensé en mentionnant que les gouvernements allaient financer eux-mêmes mes REEE et, qu’en plus, ils allaient en rajouter une couche en me donnant un autre 30% en subvention…avant que vous me traitiez de parasite et de profiteur du système…sachez que mon plan était déjà conçu avant que Trudeau bonifie généreusement l’allocation canadienne pour l’enfance. Avant cela, j’allais investir dans les REEE avec de l’argent provenant du CELI. Peut-être que d’ici là, ces allocations n’existeront plus, et ce n’est pas grave, je ne les avais pas prévu à l’origine.
Bonjour,
Merci de commenter et d’expliquer votre stratégie. Comme vous avez mentionné, nous avons tous des situations personnelles différentes. Alors il faut mettre en place une stratégie propre à nos besoins et objectifs personnels. Mais peu importe la stratégie, l’important est de rembourser ses dettes (le cas échéant) et d’épargner! Ensuite, on peut optimiser selon notre situation personnelle, les subventions, les avantages des divers régimes enregistrés, etc.
Au plaisir de discuter avec vous.
Retraite101
Je ne connaissais pas le CELI, plutôt intéressant.
Que penses-tu du PEA ou de l’Assurance vie ?
Bonjour Antonin,
Bienvenue sur mon blogue et merci pour ce premier commentaire.
De quel « PEA » parlez-vous? Si vous parlez du « Plan d’épargne en actions » (PEA) pour les résidents français, alors je ne peux malheureusement donner mon point de vue… Je ne connais pas ce type de compte (je suis Québécois).
Pour l’assurance vie, voici un article que je viens de publier il y a une semaine : https://retraite101.com/fonctionnement-assurance-vie/
Au plaisir d’échanger avec vous.
R101
Ah je comprend mieux pourquoi vous n’avez pas parlé du PEA mais de dispositifs fiscaux que je ne connaissais pas (je suis en France).
C’est intéressant de voir qu’il existe des dispositifs similaires dans nos deux pays. L’assurance vie semble différente
Ravi d’échanger avec vous également R101.
Je n’ai pas d’enfant mais je pense m’y mettre dans les prochaines années.
Puis-je cotiser au REEE tout de même ou bien j’ai besoin d’une preuve de la naissance du bébé hehe ?
Question loufoque peut-être mais qui n’essaie rien n’a rien comme le dit le dicton.
Merci d’avance.
Bonjour Charles,
Bienvenue sur mon blogue et merci pour ce premier commentaire 🙂
Bien essayé! Mais ça prend un numéro d’assurance sociale (de l’enfant) pour ouvrir un compte REEE. C’est le même principe que pour les autres comptes enregistrés (REER, REEI…). Plus d’information ici : « Le guide ultime du REEE »
Au plaisir d’échanger avec vous!
R101
Bonjour!
Que pensez-vous des REER FTQ? Il n’est pas retirable avant longtemps (le défaut pour un FIRE) mais le retour d’impot correspond à 67% pour 5000$ plutôt 37%.
Le rendement est moins généreux qu’un FNB, mais le crédit d’impot du gouvernement est intéressant.
Bonjour Matthieu,
Personnellement, je préfère investir dans quelque chose que je contrôle et dont je peux choisir le profil de risque. Souvent, les gens oublient que le Fonds FTQ est du capital de risque…
Je pense que c’est un bon investissement à l’aube de la retraite, car 1) on profite du crédit d’impôt supplémentaire et 2) l’impact du coût d’opportunité d’investir (rendement inférieur) dans ce fonds est limité.
Bref, ce n’est pas un produit pour moi qui pense prendre ma retraite à 40 ans, avec beaucoup d’autres REER ailleurs. Mon REER du Fonds FTQ serait ainsi le dernier que je pourrais décaisser…
Bonne année 2021!
R101
Merci de la réponse. Effectivement, il est retirable très tard.
Il peux possiblement faire parti d’une opportunité parmis plusieurs investissements variés
A suivre pour mon cas
« Il peut possiblement faire partie d’une opportunité parmi plusieurs investissements variés » –> Je suis d’accord avec cela.
C’est l’équivalent pour moi d’investir dans CRCD. C’est un investissement (limité à 3k$/année) parmi tant d’autres qui m’aide à atteindre mon objectif (indépendance financière à 40 ans).
Bonjour Retraite 101,
Cela ne fait pas longtemps que je vous suis. J’adore ce que vous faites et ça m’aide beaucoup. Grâce à vous j’ai découvert les deux fonds communs FTQ et CRCD et j’y ai commencé à cotisé.
J’aimerais savoir s’il y a d’autres fonds de ce genre ?
Aussi, pour le REEE, j’ai ouvert un a mon avec une institution. Après avoir lu vos articles je me demandais, si je pouvais ouvrir un autre que je pourrais gérer moi même, toujours au nom de mon fils.
Merci beaucoup pour ce que vous faites.
Bonjour Yannick,
À ma connaissance, il n’y a pas d’autres fonds d’investissement comparables à Capital régional (CRCD) et les fonds de travailleurs (Fonds de solidarité FTQ et Fondaction). Par contre, d’autres options d’investissement existent hors REER/CELI. Voici une liste : https://retraite101.com/dans-quoi-investir-quand-les-comptes-reer-et-celi-sont-maximises/
En ce qui concerne le REEE, vous pouvez en ouvrir plusieurs, à condition de respecter les limites pour l’ensemble des comptes REEE. Par exemple, les subventions (SCEE et IQEE) sont versées sur un maximum de 2 500 $ en cotisations annuelles, que ces dernières soient effectuées dans un ou plusieurs comptes REEE.
Quand vous mentionnez « institution », je suppose que vous parlez de « régime collectif ». Si c’est le cas, je vous invite à regarder de nouveau votre contrat pour vous assurer de le respecter. Parfois, il peut être rentable de briser le contrat, malgré les pénalités qui sont très coûteuses… Ça dépend de plusieurs facteurs et ce n’est pas toujours rentable de le faire.
Au plaisir,
R101
Bonjour !
As tu une stratégie de décaissement arriver a 40 ans ?. J’ai dû mal a comprendre comment tu vas pouvoir te donné un salaire grâce au décaissement et ne pas être désavantager par les impôts ?
Merci et bonne retraite !
Bonjour Vincent,
Bienvenue sur mon blogue et merci pour ce premier commentaire 🙂
La stratégie que j’explique dans cette page (mon plan de retraite) est ma stratégie d’accumulation. Pour ce qui est de ma stratégie de décaissement, je n’en ai pas encore parlé sur mon blogue, car elle n’est pas encore définie complètement (c’est un « work in progress »). Par contre, c’est un sujet que je veux aborder bientôt, car je vais atteindre l’indépendance financière et retraite précoce (FIRE) d’ici quelques années…
Mais grosso modo, je pense garder à la retraite les mêmes FNB que je détiens actuellement. Je n’ai pas l’intention de diminuer le risque du portefeuille (allocation en actions vs. obligations) ni de changer la stratégie (ex. : revenus de dividendes). Je vais être à la retraite pendant 40-50 ans, alors mon portefeuille doit continuer de croître à un rythme d’au moins 7 % par année (4 % pour le retrait sécuritaire et 3 % pour l’inflation). Avec une retraite de cette longueur, les deux principaux risques sont : l’inflation et le risque de décaissement (ex. : « bear market » au début de la retraite précoce).
La fiscalité est un enjeu très important (si ce n’est pas LE plus important). Avec le niveau de dépenses annuelles que j’ai, je devrais payer très peu d’impôt, voir zéro impôt pour certaines années. L’ordre de décaissement des comptes est le suivant : REER en premier, compte non enregistré en deuxième, CELI en dernier. Il faut aussi se synchroniser avec les rentes de la RRQ et PSV pour s’assurer de ne pas retirer des REER en même temps (si les revenus imposables seront plus élevés, et ainsi pour l’impôt à payer…).
Bref, j’espère que ça donne une bonne idée. Mais, je vais certainement publier beaucoup d’articles à ce sujet dans le futur 😉
Au plaisir d’échanger avec vous.
R101
Bonjour R101,
Petite question sur le calcul de ton taux épargne sur tes revenus nets.
> Dans ce % comptabilises-tu le remboursement de ton hypothèque ?
Merci et « bonne pause » !
Bonjour Corenthin,
Oui. J’utilise la formule ci-dessous, dont « H » représente le capital remboursé sur l’hypothèque :
Te = (E + P + C + H) ÷ (R + P + C)
Les explications se trouvent dans les articles de taux d’épargne, notamment celui-ci : https://retraite101.com/taux-d-epargne-record-2021/
À titre de référence, mon taux d’épargne annuel de 2017-2022 est documenté dans cette page (vers la fin de l’article) : https://retraite101.com/mon-actif-net-conjoint/
Bonne journée,
R101