Quelles sont les sources de revenus à la retraite?

Illustration d'un couple de retraités devant des panneaux représentant les différentes sources de revenus à la retraite.
Les principales sources de revenus à la retraite au Québec : régimes publics, pensions d'employeur et épargne personnelle.

Dernière mise à jour : 15 octobre 2026

D’où proviendra votre argent lorsque vous arrêterez de travailler? Du Régime de rentes du Québec (RRQ), de la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV), de votre régime de retraite d’employeur ou de vos placements?

En réalité, la plupart des retraités doivent combiner plusieurs sources de revenus pour financer leurs dépenses.

Et ces revenus ne fonctionnent pas tous de la même façon. Certains sont versés à vie, d’autres dépendent de votre épargne, et leur traitement fiscal peut varier considérablement.

Dans cet article, je vous présente les principales sources de revenus à la retraite au Québec, leurs caractéristiques et les éléments à considérer pour préparer votre décaissement.

Quelles sont les principales sources de revenus à la retraite?

Au Québec, les revenus de retraite proviennent généralement de trois grandes catégories :

  1. Les régimes publics : RRQ, PSV et Supplément de revenu garanti (SRG).
  2. Les régimes de retraite d’employeur : régimes complémentaires de retraite, REER collectifs et RVER.
  3. L’épargne personnelle : REER, FERR, CELI, placements non enregistrés et autres actifs.

Certaines personnes continuent également de travailler à temps partiel ou reçoivent des revenus locatifs.

Voici un aperçu des principales sources.

Source de revenusÂge ou moment d’accèsImposition générale
RRQDès 60 ansImposable
PSVDès 65 ansImposable
SRGDès 65 ans, sous conditionsNon imposable
Régime de pension d’employeurSelon le régimeGénéralement imposable
REER et FERRSelon les règles du compteRetraits généralement imposables
CELIRetraits possibles en tout tempsRetraits généralement non imposables
Placements non enregistrésSelon les placementsSelon la nature des revenus et des gains

Ces sources ne sont pas nécessairement accessibles à tout le monde. Les montants dépendent notamment de votre parcours professionnel, de votre résidence au Canada et de votre patrimoine.

1. Les régimes publics de retraite

Les régimes publics constituent une première source de revenus pour de nombreux retraités québécois.

Ils offrent notamment des prestations périodiques, dont certaines sont versées à vie et indexées au coût de la vie.

Le Régime de rentes du Québec (RRQ)

Le Régime de rentes du Québec est un régime public auquel cotisent la plupart des travailleurs québécois.

Il permet de recevoir une rente de retraite calculée notamment selon vos revenus de travail, vos cotisations et l’âge auquel vous commencez à la recevoir.

Vous pouvez généralement demander votre rente dès 60 ans. Toutefois, le montant est réduit si vous commencez à la recevoir avant 65 ans. À l’inverse, reporter le début de la rente après 65 ans permet de l’augmenter, jusqu’à 72 ans.

La rente est imposable et indexée annuellement.

En 2026, la rente maximale à 65 ans est de 1 507,65 $ par mois. Cependant, la plupart des retraités reçoivent moins que ce maximum. Le montant que vous pourriez recevoir dépend de votre propre dossier de cotisation.

À LIRE : Régime de rentes du Québec (RRQ) : montants, calcul et âge de la retraite

La pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV)

La pension de la Sécurité de la vieillesse est une prestation fédérale destinée aux personnes de 65 ans et plus qui respectent les conditions d’admissibilité.

Contrairement au RRQ, elle ne dépend pas directement de vos cotisations à un régime de retraite.

L’admissibilité et le montant reposent notamment sur votre âge et vos années de résidence au Canada.

Pour recevoir une pleine pension, il faut généralement avoir résidé au Canada pendant au moins 40 ans après l’âge de 18 ans. Une pension partielle peut être versée dans certaines situations.

La PSV est imposable. Son montant est révisé périodiquement selon l’évolution du coût de la vie.

Vous pouvez également reporter le début de la PSV après 65 ans, jusqu’à 70 ans, afin d’augmenter vos versements mensuels.

Attention : les personnes ayant des revenus élevés peuvent devoir rembourser une partie ou la totalité de leur PSV par l’intermédiaire de l’impôt de récupération.

À LIRE : Pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) et Supplément de revenu garanti (SRG)

Le Supplément de revenu garanti (SRG)

Le Supplément de revenu garanti est une prestation fédérale destinée aux personnes âgées de 65 ans et plus qui reçoivent la PSV et disposent de faibles revenus.

Contrairement au RRQ et à la PSV, le SRG n’est pas imposable.

Son montant dépend notamment de votre état matrimonial et de vos revenus, ou de ceux de votre couple.

Il faut toutefois comprendre une particularité importante : certains revenus imposables, notamment les retraits de REER et de FERR, peuvent réduire le SRG. Les retraits admissibles d’un CELI n’ont généralement pas cet effet.

La coordination des revenus devient donc particulièrement importante pour les personnes qui pourraient avoir droit au SRG.

2. Les régimes de retraite d’employeur

Certains travailleurs bénéficient d’un régime de retraite offert par leur employeur.

Ces régimes peuvent constituer une source importante de revenus à la retraite, en complément des prestations gouvernementales.

Les régimes complémentaires de retraite (RCR)

Les régimes complémentaires de retraite sont souvent appelés « fonds de pension ».

Il en existe principalement deux types.

Régime à prestations déterminées

Le montant de la rente est établi selon une formule prévue par le régime, qui peut notamment tenir compte du salaire et des années de service.

Ce type de régime offre généralement une meilleure prévisibilité des revenus à la retraite.

Toutefois, l’indexation, les prestations de survivant et les autres conditions varient selon le régime.

Régime à cotisation déterminée

Les cotisations sont établies selon les règles du régime, mais le revenu disponible à la retraite dépend notamment du capital accumulé et du rendement des placements.

Le risque lié aux rendements est donc davantage assumé par le participant.

Les sommes accumulées peuvent ensuite être utilisées selon les options prévues par le régime et la législation applicable.

Le REER collectif

Le REER collectif permet aux employés de cotiser à un REER par l’intermédiaire de leur employeur, souvent directement à partir de leur paie.

Certains employeurs offrent également une cotisation de contrepartie. Par exemple, un employeur pourrait ajouter 1 $ pour chaque dollar cotisé par l’employé, jusqu’à une limite prévue par le régime.

Cet avantage peut accélérer considérablement l’accumulation de l’épargne-retraite.

Toutefois, les conditions varient selon l’employeur. Une contribution patronale n’est pas automatique.

À LIRE : Qu’est-ce qu’un REER collectif?

Le régime volontaire d’épargne-retraite (RVER)

Le RVER est un régime collectif d’épargne-retraite qui vise notamment les travailleurs n’ayant pas accès à certains autres régimes offerts par leur employeur.

Les cotisations des employés sont généralement prélevées sur leur paie.

L’employeur n’est toutefois pas obligé de cotiser au régime.

Le capital accumulé peut ensuite servir à financer la retraite, selon les règles applicables.

Et le RREGOP?

Le Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) est un exemple important de régime à prestations déterminées au Québec.

La rente dépend notamment des années de service reconnues et du salaire admissible, selon les règles du régime.

Pour les personnes concernées, il est important de considérer la coordination éventuelle avec le RRQ et les conditions d’indexation.

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3. L’épargne personnelle et les placements

Les régimes publics et les régimes d’employeur ne constituent pas nécessairement la totalité des revenus à la retraite.

Votre épargne personnelle peut compléter ces prestations et vous offrir davantage de flexibilité.

Le REER et le FERR

Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) permet d’accumuler des placements à l’abri de l’impôt courant, sous réserve des règles applicables.

Les cotisations peuvent généralement donner droit à une déduction fiscale. En contrepartie, les retraits sont généralement imposables.

Au plus tard le 31 décembre de l’année où vous atteignez 71 ans, vous devez notamment convertir votre REER en FERR, acheter une rente admissible ou retirer les sommes, selon les options permises.

Le fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) permet de conserver vos placements tout en effectuant des retraits.

À partir de l’année civile suivant son ouverture, un retrait minimum annuel devient obligatoire. Ce minimum dépend notamment de votre âge et de la valeur du FERR au début de l’année.

À LIRE :

Le CELI

Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) est particulièrement intéressant pour la retraite en raison de sa flexibilité.

Les revenus et les gains générés dans le compte sont généralement libres d’impôt.

Les retraits admissibles ne sont pas imposables et n’augmentent généralement pas le revenu utilisé pour calculer les prestations fédérales fondées sur le revenu, comme le SRG et la récupération de la PSV.

Cette caractéristique peut rendre le CELI utile pour financer des dépenses ponctuelles à la retraite.

Par exemple, vous pourriez retirer une somme pour remplacer votre voiture ou effectuer des rénovations, sans créer de revenu imposable supplémentaire.

Cela ne signifie toutefois pas qu’il faut toujours décaisser son CELI en premier.

À LIRE : CELI : fonctionnement, plafond et stratégies

Les placements non enregistrés

Les placements détenus dans un compte non enregistré peuvent également financer votre retraite.

Il peut s’agir notamment de comptes d’épargne, de certificats de placement garanti (CPG), d’obligations, d’actions ou de fonds négociés en Bourse (FNB).

Leur fiscalité varie selon le type de revenu :

  • Les intérêts sont généralement imposables en totalité.
  • Les dividendes canadiens peuvent bénéficier de crédits d’impôt.
  • Les gains en capital bénéficient généralement d’un taux d’inclusion de 50 %.

Le traitement fiscal peut donc influencer le moment et la façon de décaisser ces placements.

À LIRE : Revenus de placements : intérêts, gains en capital et dividendes

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Les autres sources de revenus

Certaines personnes disposent également d’autres sources de revenus à la retraite.

Par exemple :

  • Les revenus de location d’un immeuble.
  • Les revenus d’un emploi à temps partiel ou d’un travail autonome.
  • Les rentes viagères achetées auprès d’un assureur.
  • Les revenus d’entreprise ou les distributions d’une société.
  • Les prestations de retraite provenant d’un autre pays.

Il faut toutefois distinguer un revenu régulier d’un actif que vous pouvez vendre. Par exemple, votre résidence principale fait partie de votre patrimoine, mais elle ne génère pas automatiquement un revenu mensuel.

Sa vente ou certains mécanismes de financement pourraient éventuellement libérer des liquidités, avec des conséquences financières différentes.

4. Comment combiner ses revenus à la retraite?

Comprendre chaque source de revenus est une première étape. La suivante consiste à déterminer comment elles pourraient se compléter.

Prenons un exemple fictif d’une personne retraitée de 65 ans.

Source de revenusMontant annuel
RRQ9 600 $
PSV8 400 $
Régime de pension d’employeur12 000 $
Retraits du FERR10 000 $
Retraits du CELI5 000 $
Total disponible avant impôt45 000 $

Dans cet exemple, la personne dispose de 45 000 $ de revenus et de retraits annuels. Toutefois, les 45 000 $ ne sont pas entièrement imposables.

Les retraits admissibles du CELI sont généralement libres d’impôt, contrairement aux rentes du RRQ, à la PSV, aux prestations du régime d’employeur et aux retraits du FERR.

Il faut également distinguer les revenus garantis ou viagers des retraits provenant de placements, dont le capital peut fluctuer.

Cet exemple est volontairement simplifié. Il ne tient pas compte des crédits d’impôt, de l’indexation, des prestations fondées sur le revenu ni de l’évolution des placements.

Pourquoi l’ordre de décaissement est-il important?

Deux personnes possédant exactement le même patrimoine peuvent obtenir des résultats différents selon leur situation.

Par exemple, une personne qui prend sa retraite à 55 ans pourrait avoir plusieurs années de faibles revenus imposables avant de commencer à recevoir ses rentes gouvernementales.

Une autre personne pourrait disposer d’une rente d’employeur importante dès 60 ans.

Leurs stratégies de retrait ne seront donc pas nécessairement identiques. Il faut notamment considérer :

  • Le montant des revenus imposables.
  • Les dates de début du RRQ et de la PSV.
  • Les retraits minimums du FERR.
  • L’admissibilité au SRG et la récupération éventuelle de la PSV.
  • Les besoins de liquidités et l’évolution des placements.

Il n’existe donc pas d’ordre universel pour décaisser un REER, un CELI et des placements non enregistrés.

Testez différents scénarios de décaissement

À la retraite, il ne suffit pas de connaître la valeur de son patrimoine. Il faut aussi réfléchir aux montants que l’on pourrait retirer et à leur évolution dans le temps.

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5. Comment planifier ses revenus de retraite?

Avant de déterminer comment utiliser votre épargne, il est utile d’avoir une vue d’ensemble de votre situation.

Estimer ses dépenses

Commencez par déterminer combien vous prévoyez dépenser chaque année à la retraite.

Tenez compte de vos dépenses courantes, mais aussi des voyages, des réparations importantes, de l’inflation et des dépenses imprévues.

À LIRE : Combien épargner pour la retraite?

Estimer ses revenus garantis

Consultez votre relevé de participation au RRQ et les estimations de votre régime de retraite d’employeur, s’il y a lieu.

Vérifiez également votre admissibilité à la PSV.

Ces renseignements vous aideront à distinguer les revenus relativement prévisibles des sommes que vous devrez retirer de vos placements.

Comparer les âges de début du RRQ et de la PSV

Commencer ses prestations le plus tôt possible n’est pas automatiquement le meilleur choix.

Le report peut augmenter les versements futurs, mais il faut également considérer vos besoins immédiats, votre santé, vos autres revenus et votre situation familiale.

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Vérifier la fiscalité et les risques

Enfin, une planification de retraite doit tenir compte des impôts, mais également des risques liés aux placements et à la longévité.

Des rendements défavorables au début de la retraite peuvent avoir un effet important sur un portefeuille dans lequel vous effectuez des retraits.

Il peut donc être pertinent d’évaluer plusieurs scénarios, plutôt que de supposer un rendement identique chaque année.

Si votre situation est complexe, un professionnel qualifié peut vous aider à évaluer les différentes options.

À LIRE : Comment choisir un bon conseiller financier?

Conclusion

Les revenus à la retraite peuvent provenir de plusieurs sources : RRQ, PSV, SRG, régimes d’employeur, REER, FERR, CELI et placements non enregistrés.

Chaque source possède ses propres règles d’admissibilité, de retrait et d’imposition.

L’objectif n’est donc pas simplement d’accumuler le plus d’argent possible. Il faut également comprendre comment transformer progressivement son patrimoine en revenus pour financer sa retraite.

Une bonne planification commence par trois questions : combien souhaitez-vous dépenser, quels revenus recevrez-vous et quelle partie devra provenir de vos placements?

Les réponses seront différentes d’une personne à l’autre.

Pour aller plus loin, consultez mes outils Excel de planification de retraite afin d’explorer différents scénarios.

FAQ – Sources de revenus à la retraite

Quelles sont les principales sources de revenus à la retraite au Québec?

Les principales sources sont le RRQ, la PSV, le SRG, les régimes de retraite d’employeur et l’épargne personnelle, notamment les REER, FERR, CELI et placements non enregistrés.

Est-ce que le RRQ et la PSV suffisent pour vivre à la retraite?

Cela dépend de vos dépenses et de vos prestations. Pour de nombreuses personnes, ces rentes doivent être complétées par un régime d’employeur ou des placements personnels.

Est-ce que les revenus de retraite sont imposables?

Plusieurs le sont, notamment le RRQ, la PSV et les retraits de REER ou de FERR. Le SRG et les retraits admissibles du CELI sont généralement non imposables.

Peut-on recevoir le RRQ et la PSV en même temps?

Oui. Ce sont deux régimes distincts. Vous pouvez recevoir les deux prestations simultanément si vous remplissez leurs conditions d’admissibilité.

Peut-on continuer à travailler à la retraite?

Oui. Il est possible de recevoir des revenus d’emploi tout en touchant certaines prestations de retraite. Toutefois, ces revenus peuvent avoir des conséquences fiscales ou influencer certaines prestations.

Dans quel ordre faut-il retirer son REER, son CELI et ses placements?

Il n’existe pas d’ordre universel. Le choix dépend notamment de vos revenus imposables, de votre âge, de vos prestations gouvernementales et de votre situation familiale.

Comment estimer ses revenus de retraite?

Commencez par consulter vos relevés de RRQ et de régime d’employeur, estimer votre PSV et dresser le bilan de vos placements. Vous pourrez ensuite comparer ces revenus avec vos dépenses prévues.

Allez plus loin : découvrez mes comparateurs et mes outils pour vous aider à prendre de meilleures décisions financières.

Par Retraite 101

Je suis le fondateur de Retraite101.com, un site que j’ai créé pour aider les Québécoises et Québécois à prendre leurs finances personnelles en main. Aujourd'hui, Retraite101 rejoint plus de 350 000 visiteurs chaque année et compte plus de 50 000 abonnés sur les réseaux sociaux.

21 commentaires

  1. Un bon résumé R101!

    J’avoue que je n’ai jamais calculé les allocations gouvernementales dans mes projections de retraite. Pour moi, c’est un bonus. Reste que c’est important de comprendre tout ça.

    Cet article devrait être bon pour le SEO. Les gens me posent souvent cette question.

    À plus!

    1. Bonjour Le jeune retraité,

      Moi aussi je ne calcule pas les prestations gouvernementales dans mes calculs de retraite. Cela dit, j’ai déjà eu une discussion avec Mr Jack (inficafe .com) il y a quelques mois à propos d’inclure la RRQ dans les calculs de retraite. Il avait même créé un calculateur sur son blogue pour estimer la RRQ et la PSV. Je vais possiblement ajouter ces chiffres dans mes calculs, mais tout comme toi, je vois cela plutôt comme un bonus ou une protection supplémentaire.

      Effectivement, cet article devrait être bon pour le SEO. Ce sont des questions que presque tout le monde se posent et j’espère pouvoir en aider plusieurs…

      Au plaisir.
      Retraite101

  2. Non, je ne me sens pas encore assez compétante pour planifier moi-même ma retraite. Je suis encore en phase d’apprentissage et outres les blogues que je lis, je n’ai pas de gens avec qui discuter du tout. Je suis auditive donc j’apprends plus en discutant de vive voix. Par contre, j’ai déjà été voir un planificateur financier.

    Je ne connais pas non plus le montant que je devrais mettre de côté pour notre retraite. Par contre, je tente de minimiser mes dépenses et d’économiser la différence. J’ai 2 enfants en bas âge pour lequel je maximise le Reee à chaque année. Mon chum a été blessé au travail et ne peut pas exercer son métier et il n’avait pas préparer sa retraite. Ouch! Nous étions entrain de mettre des dollards de côté dans un reer pour combler une partie de son manque, mais nous avons manqué de temps dû à son arrêt. Je me contente donc pour le moment, de minimiser les dépenses et de mettre la différence de côté.

    1. Bonjour Kimber,

      Il n’y a pas de mal à avouer de ne pas avoir certaine(s) compétence(s). Au contraire, tu apprends continuellement sur le sujet en lisant des blogues et en allant consulter un planificateur financier. C’est exactement ce qu’il faut faire. II y a plusieurs compétences que je n’ai pas et dont je vais chercher de l’aide. Les finances personnelles et la planification de la retraite ne sont pas des éléments à prendre à la légère.

      Concernant le montant à mettre de côté pour la retraite, c’est justement le dernier article que j’ai écrit – il sera publié dans les prochaines semaines. Vous faites bien de minimiser les dépenses et d’augmenter votre taux d’épargne. Pour le REEE, je pense qu’il n’y a pas de meilleur investissement pour les jeunes familles, du moins pour l’instant. Les subventions gouvernementales sont très généreuses et on serait « fou » de ne pas en profiter.

      Au plaisir de discuter avec vous.
      Retraite101

  3. C’est exactement ce que j’ai dit à mon conjoint pour les REEE. Un 30% assuré de fait! De plus, au faible coût des études au Québec, nous pourrons nous permettre de ne donner que les intérêts et les subventions aux enfants et récupérer la mise de fond pour mon conjoint. Nous arrivons donc, tout de même, à mettre de l’argent de côté pour la retraite. Heureusement pour moi, j’ai un conjoint qui n’est pas trop dépensier et qui peut faire beaucoup avec ses mains, malgré sa blessure. Cela permet d’économiser de l’argent et d’assurer les besoins de base de la famille. De plus, mes enfants apprennent à réparer avant de jeter et racheter et ils apprennent qu’acheter usagé, ce n’est pas honteux, mais salvateur pour le compte en banque et l’environnement.

    Par contre, j’ai déjà regardé combien de RRQ mon conjoint aura le droit de recevoir lorsque le moment sera venu et cela m’a permis de me calmer et de respirer un peu: il n’est pas complètement tout nu :-). Ce n’est pas assez, mais c’est un départ correct. Avec ce que j’aurai à ma propre retraite, plus les reer que nous avons eu le temps de cumuler et la maison qui sera payer dans 24 ans, nous allons en avoir assez pour vivre comme nous le faisons aujourd’hui. De plus, nous avons un jardin qui nous permet de couper un peu dans l’épicerie l’été et fabriquons beaucoup de produits de soins corporels. De cette façon, cette catégorie est bien minimisée et je sais ce qui va sur notre peau.

    1. Effectivement, avoir un conjoint avec les mêmes objectifs aide beaucoup dans le parcours vers l’indépendance financière. Ma femme aussi n’est pas une dépensière. En fait, elle a toujours été moins dépensière que moi… Et c’est grâce à elle si j’ai arrêté d’acheter des objets inutiles à mon bonheur.

      C’est bien d’avoir montré à vos enfants que c’est possible de réparer au lieu de jeter et de racheter du neuf. C’est bien qu’ils aient appris à acheter usagé avant d’acheter neuf. C’est quelque chose que j’ai appris tard dans ma vie. Non seulement c’est bon pour l’environnement, mais c’est aussi très bon pour le portefeuille. Nous économisons beaucoup a acheter des objets usagés à ceux qui achètent toujours en neuf 🙂

      Nous avons nous-aussi un jardin. Nous n’avons jamais calculé si nous économisons réellement, et si oui, combien. Mais au moins, nous contrôlons ce qu’il y a dans notre assiette, ce qui est un gros plus.

  4. J’ai fait l’exercice avec une planificatrice financière car je ne me sentais pas les compétences pour le faire et j’ai été surprise d’apprendre que je pouvais me permettre de cesser de travailler devant un écran 7-8 heures par jour. J’ai donc fait le grand saut dans le vide il y a un an et je m’en porte à merveille car les dernières années enfermée dans un bureau ont été un vrai calvaire. Il faut dire que mon rythme de vie est très frugal car sinon, ça n’aurait pas été possible. Je travaillais pour ma paie et j’ai donc économisé encore plus en gardant en tête mon but de cesser de perdre ma vie à la gagner.

    J’ai passé mon premier hiver entier au Mexique et j’y retourne l’hiver prochain. J’y fais du bénévolat pour différences causes et je marche pieds nus dans le sable au lieu de pelleter de la neige, je joue au volley sur la plage, j’ai noué de belles amitiés et je me suis développé un beau réseau social. De retour au Québec pour 6 mois, j’ai trouvé un boulot d’été (à temps partiel, quand même ;o) comme surveillante au parc de la Plage-Jacques-Cartier à Québec. Moi qui adore marcher, je suis payée pour le faire, et ceci dans un environnement enchanteur avec des points de vue à couper le souffle… et je ne travaille plus seulement pour ma paie mais par plaisir.

    C’est ça, la liberté!

    1. Votre parcours est très intéressant. C’est souvent l’inverse qui arrive… J’entends tellement d’histoires de gens sont allés rencontrer un conseiller financier et qui se sont fait expliquer qu’ils sont encore très loin de pouvoir prendre leur retraite. Ça devait être un moment très excitant pour vous! J’aurais moi-aussi quitté mon emploi immédiatement, quitte à continuer de travailler dans un autre emploi, mais pour le plaisir!

      Est-ce que cela a été un choc pour votre entourage quand vous avez arrêté de travailler du jour au lendemain et que vous allez passer vos hivers au Mexique? Quels genres de commentaires avez-vous reçu?

    2. avez vous une assurance qui dure toute l’hiver au cas ou vous blesser a l’étranger ?

  5. Effectivement, j’étais très excitée de savoir que je pouvais me permettre de quitter la rat race. Des commentaires et des questions, j’en ai eu et j’en ai de toutes les couleurs. En voici quelques exemples: tu vas dépenser toutes tes économies, tu ne contribueras plus à la société, tu es trop jeune pour ta retraite, tu ne retireras pas beaucoup de pension de vieillesse si tu arrêtes de contribuer maintenant, tu vas t’ennuyer car tu vas être la seule à ne pas travailler, tu as sûrement reçu un héritage, c’est bien beau le sud l’hiver mais que vas-tu faire de tes étés au Québec (plusieurs m’ont fait suivre des annonces de recrutement ;o), que vas-tu faire si jamais l’économie va mal et que tu perds de l’argent sur tes placements, et si tu tombes malade, et si, et si… Ça, c’est la peur d’avoir peur que les gens projettent sur les autres (le Jeune retraité en a déjà parlé), c’est leur propre insécurité. Pourtant, je suis plus sûre de moi que jamais et je suis rendue exactement là où je voulais être mais ça, c’est difficile à comprendre pour plusieurs car normalement, on doit suivre le troupeau… c’est bien plus amusant d’être un mouton noir ;o) J’ai été impliquée dans plus de projets depuis un an que durant les dix dernières années et la beauté de la chose, c’est que quand on a la liberté financière, on peut les choisir.

    1. Oh wow, c’est beaucoup de commentaires désagréables. J’espère que ces commentaires ne vous ont pas fait douter et ne vous ont pas affectés personnellement. J’imagine qu’il faut prendre ses commentaires en « riant », mais à force de les entendre, ça peut être difficile. Oui, « la peur d’avoir peur ». Je me souviens de cet article sur le blogue du jeune retraité. C’est ce qui retient beaucoup de gens à travailler beaucoup plus longtemps que ce qu’ils auraient réellement besoin…

      1. C’est sûr que parfois, les commentaires désobligeants peuvent nous faire douter car on se demande si on est « normal ». Car ce qui est normal, pour la majorité, c’est de faire partie du troupeau, de travailler des heures de fou pour avoir la maison, le cabanon, la pension, et de se payer UNE semaine dans le sud l’hiver pour 1 500$. La morale? Je préfère ne pas être normale et je m’en porte très bien! Ne doute surtout pas, jamais!

    2. Bonjour Gabrielle,

      Tu as tellement raison sur le fait d’avoir beaucoup plus de proposition de projet car tu es autonome financièrement, cela se sent, c’est dans la nature humaine de vouloir ce qui est difficile d’avoir et quand on rencontre quelqu’un qui est autonome, ça nous attire, étant autonome financièrement depuis quelques années, j’ai eu beaucoup plus de succès en affaire quand je pouvais me permettre de choisi mes clients ou mes contrats, j’ai remarqué que c’etait Très déroutant pour la personne qui negociait devant moi. Comme on dit, c’est avec de l’argent qu’on fait de l’argent comme c’est avec de l’autonomie financière qu’on deviens encore plus autonome…
      bonne continuité, je remarque que tu es très présente sur les blogue sur le sujet et j’aime beaucoup ton opinion.

      Au plaisir,

    1. Bonjour Alain,

      Oui, les rentes du Régime de rentes du Québec (RRQ) sont indexées. Pour 2022, l’indexation a été de 2,7 %, soit l’augmentation la plus élevée depuis 5 ans.

      • 2022 : 2,7 %
      • 2021 : 1,0 %
      • 2020 : 1,9 %
      • 2019 : 2,3 %
      • 2018 : 1,5 %

      Les informations détaillées, comme la formule de calcul de l’indice des rentes, sont disponibles sur le site Internet de Retraite Québec : https://www.retraitequebec.gouv.qc.ca/fr/landing/indexation/Pages/comprendre-indexation-des-rentes-du-rrq.aspx

      Bon week-end,
      R101

  6. Pour la PSV, j’ai lu ou entendu qu’elle pouvait être coupée en partie si on a un trop gros revenu de retraite. Je voulais attendre et ne la prendre qu’à 70 ans afin de bonifier la rente… mais peut-être que je fais ça pour rien… Bonifier pour me faire couper ensuite, pas très gagnant. Comment savoir de combien on est pénalisé? Est-ce qu’il existe un calculateur pour ça? Merci!

    1. Bonjour Richard,

      Effectivement, il s’agit de l’impôt de récupération de la Sécurité de la vieillesse (SV).

      Si votre revenu net (tous revenus confondus) est supérieur au seuil minimum de 81 761 $ (2022), vous devez rembourser une partie ou la totalité de la pension de la SV que vous avez reçues entre juillet 2023 et juin 2024. Une partie ou la totalité de votre rente mensuelle de la SV sera donc réduite pour tenir compte de l’impôt de récupération. Le seuil maximal de récupération de revenu est 134 626 $ (65 à 74 ans) ou 137 331 $ (75 ans et plus), ce qui veut dire que la SV est remboursé en totalité à partir de ce niveau de revenus.

      Pour plus d’informations ou pour calculer le montant à rembourser, consultez cette page de l’Agence du revenu du Canada (ARC) : https://www.canada.ca/fr/services/prestations/pensionspubliques/rpc/securite-vieillesse/impot-recuperation.html

      Au plaisir,
      R101

  7. Je serais curieux de voir un bon équilibre de placement pour un citoyen en couple sans enfant qui vise une retraite avec le montant personnel de base et qui inclut la SRG et PSV dans sa stratégie. À quoi pourrait ressembler ses placements ? Un équilibre entre CELI et REER ? Des investissements dans un compte non enregistré ? Quel équilibre favoriserait une bonne croissance des placements et donnerait une bonne stratégie de retraite qui inclut les soutiens gouvernementaux de retraite.

    1. Bonjour Francis,

      C’est une question assez large, alors c’est difficile de répondre avec un cas précis. En règle générale, je dirais que le CELI est la clé… Si possible, il doit être maximisé et investi dans des placements en bourse chaque année.

      Pour obtenir le montant maximum de la PSV et du SRG, il faut que votre revenu familial (votre revenu et le revenu de votre conjoint) soit inférieur à 28 560 $. Ainsi, vous devez chacun retirer de vos REER l’équivalent du montant personnel de base (au maximum). Vous recevez ainsi un montant mensuel jusqu’à 641,35 $ pour le SRG. Si vous avez besoin de plus que cela (revenus de 28 560 $ + rente de la SV jusqu’à 713,34 $/mois + montant du SRG jusqu’à 641,35 $/mois), alors vous devez combler la différence avec des retraits du CELI. C’est pour cela que le CELI est très important pour la stratégie de décaissement. Si vos revenus supplémentaires proviennent d’un REER ou d’un compte enregistré, alors vos rentes de la SV et le montant du SRG seront réduits, voire complètement éliminés à partir d’un certain seuil…

      Pour plus d’informations sur le SRG, consultez le site de l’Agence du revenu du Canada (ARC) : https://www.canada.ca/fr/services/prestations/pensionspubliques/rpc/securite-vieillesse/supplement-revenu-garanti/montant-prestation.html

      Pour plus d’informations sur la PSV, consultez : https://www.canada.ca/fr/services/prestations/pensionspubliques/rpc/securite-vieillesse/montant-prestation.html

      Au plaisir,
      R101

  8. Je pense j’ai mal formulé. Je me relance. Comment auriez-vous planifié vos investissements pour assurer un bon équilibre en vue de la retraite, tout en tenant compte du montant personnel de base, de la SRG et de la PSV, en supposant que vous n’ayez pas d’enfant ? Privilégieriez-vous une répartition entre CELI et REER, des placements dans un compte non enregistré ou une autre approche pour garantir une croissance optimale des fonds et élaborer une stratégie de retraite incluant les soutiens gouvernementaux ? Je pense que cette équilibre qui vise le montant de base garanti pourrait rejoindre un bon auditoire.

    1. Bonjour Francis,

      J’avais bien compris la question dans votre commentaire et j’y ai répondu. 🙂 La réponse courte : privilégier au maximum le CELI et avoir le moins de REER possible (à partir de 65 ans) pour optimiser la stratégie de décaissement. 🙂

      Au plaisir,
      R101

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