Beaucoup de retraités ou futurs retraités se demandent quelle place donner aux obligations à la retraite. La question revient souvent, car elle touche directement à la sécurité de vos placements et à votre tranquillité d’esprit.
Les obligations sont souvent vues comme un outil de stabilité à la retraite. Elles offrent généralement moins de volatilité que les actions et produisent un revenu fixe.
Mais faut-il vraiment augmenter leur proportion à la retraite ? Ou, peut-on rester investi majoritairement en actions tout en gérant le risque efficacement ? Voici la question d’un lecteur et ma réponse.
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Dans cet article :
- Question
- Le rôle des obligations à la retraite
- La règle générale d’allocation d’actifs
- Pourquoi je ne suis pas la règle du pourcentage d’obligations à la retraite
- Pourquoi je garde un portefeuille 100 % actions
- Ma stratégie pour gérer les risques et investir en obligations à la retraite
- Conclusion : les obligations à la retraite
👉 P.S. Retrouvez les articles similaires dans la page « Questions des lecteurs ».
Question
J’ai souvent lu qu’à la retraite on devait déplacer nos fonds dans un FNB avec davantage d’obligations.
J’ai même lu quelque part la règle du pourcentage d’obligations selon l’âge. Par exemple, à 40 ans, il faudrait 40 % d’obligations et 60 % d’actions.
Avez-vous l’intention de garder vos actifs dans le FNB XEQT pour une bonne période de votre retraite ?
Le rôle des obligations à la retraite
Une obligation est un prêt que vous accordez à un gouvernement ou à une entreprise. En échange, vous recevez des intérêts réguliers et le remboursement du capital à l’échéance.
Les obligations à la retraite apportent souvent de la stabilité dans un portefeuille et peuvent couvrir des dépenses régulières, même en période de volatilité boursière.
Elles sont donc utiles pour réduire le risque global.
Mais leur rendement est généralement inférieur à celui des actions à long terme. Elles peuvent aussi perdre de la valeur lorsque les taux d’intérêt montent.
C’est pourquoi la proportion d’obligations à la retraite doit être adaptée à votre tolérance au risque et à vos besoins, pas à une règle universelle.
À LIRE :
- Guide des classes d’actifs financiers pour investir avec succès
- Comment bâtir un portefeuille sécuritaire
- Quels sont les impacts du marché baissier sur mon objectif de retraite anticipée?
- Qu’est-ce qu’un profil d’investisseur
La règle générale d’allocation d’actifs
En plus de comprendre le rôle des obligations, il existe une règle simple et populaire pour déterminer la répartition entre actions et obligations : la règle du « 100 moins l’âge ».
Selon cette approche, le pourcentage d’actions dans votre portefeuille devrait être égal à 100 moins votre âge. Ainsi, plus vous avancez en âge, plus la proportion d’obligations augmente afin de réduire les risques liés à la volatilité des marchés.
Par exemple :
| Âge | Actions | Obligations |
|---|---|---|
| 20 ans | 80 % | 20 % |
| 30 ans | 70 % | 30 % |
| 40 ans | 60 % | 40 % |
| 50 ans | 50 % | 50 % |
| 60 ans | 40 % | 60 % |
| 70 ans | 30 % | 70 % |
| 80 ans | 20 % | 80 % |
Cette règle repose sur l’idée que les jeunes investisseurs disposent d’un horizon de placement plus long et peuvent donc tolérer davantage de fluctuations boursières.
À l’inverse, les retraités ou les personnes proches de la retraite recherchent davantage de stabilité et de revenus réguliers, ce que les obligations offrent généralement mieux que les actions.
Gardez toutefois en tête qu’il s’agit d’un point de départ. Votre tolérance personnelle au risque, vos besoins financiers et vos objectifs de retraite doivent également être pris en compte pour ajuster votre allocation d’actifs.
💡 Attention : Réduire la part d’actions diminue la volatilité, mais peut augmenter le risque lié à l’inflation ou à la longévité. Il est important de garder ces facteurs en tête pour planifier votre retraite.
Avantages et limites de cette règle générale
Voyons maintenant quels avantages et limites présente cette règle pour mieux comprendre ses implications.
La règle « 100 moins l’âge » a l’avantage d’être simple et de réduire la volatilité à mesure que vous vieillissez. Elle aide aussi à sécuriser vos revenus de retraite.
Par contre, elle a ses limites :
- Trop d’obligations peuvent nuire à la croissance de vos placements ;
- Vous risquez de perdre du pouvoir d’achat à cause de l’inflation ;
- Vous pourriez vivre plus longtemps que prévu et manquer d’épargne (risque de longévité) ;
- Elle ne tient pas compte de votre situation personnelle ni de vos autres sources de revenus.
Pourquoi je ne suis pas la règle du pourcentage d’obligations à la retraite
Effectivement, la règle « 100 moins l’âge » est une règle générale que l’on voit souvent dans les articles financiers. À mon avis, elle est aussi « valide » (ou pas !) que la « Règle de 70 % ».
Cette règle de 70 % suppose que vous aurez besoin de 70 % de vos revenus bruts pour vivre à la retraite. Dans mon cas, avec des revenus élevés et des dépenses faibles, elle n’avait aucun sens…
Pour certaines personnes, un portefeuille composé à 100 % d’actions pourrait être plus avantageux. À l’inverse, d’autres trouveront qu’une répartition de 20 % en actions et 80 % en obligations correspond mieux à leur situation à la retraite. L’important est de tenir compte de l’ensemble des risques, et non seulement du risque de volatilité. Par exemple, le risque d’inflation.
Vos finances sont… personnelles! C’est pourquoi il faut baser vos choix d’actions et d’obligations à la retraite sur vos dépenses réelles et votre situation, pas sur des formules génériques.
À LIRE :
💡 En résumé : la règle du « 100 moins l’âge » sert de point de départ, mais votre portefeuille doit tenir compte de votre tolérance au risque, de l’inflation et de la durée de votre retraite.
Pourquoi je garde un portefeuille 100 % actions pour l’instant
Pour l’instant, je conserve mon FNB tout-en-un XEQT. Tant que mes revenus de blogue, allocations familiales et décaissements REER couvrent mes dépenses, je reste investi à 100 % en actions.
C’est cohérent avec mon profil d’investisseur, ma réalité et mes objectifs. Peut-être que je continuerai un autre dix ans…
Et vous ? Votre situation pourrait vous amener à un choix différent. L’important est d’avoir un plan adapté à votre réalité.
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À LIRE : Un portefeuille 100 % actions ? OK, mais… (L’argent et le bonheur – La Presse)
Ma stratégie pour gérer les risques et investir en obligations à la retraite
Lorsque je commencerai à décaisser davantage, je conserverai un FNB diversifié en actions.
Mais j’aurai aussi un fonds de liquidité représentant 2 à 5 années de dépenses.
Ce fonds « tampon » pourra être dans un FNB d’épargne à intérêt élevé, un FNB d’obligations ou un produit du marché monétaire. Par exemple, le FNB HSAV que j’ai mentionné dans un article récent.
Les dépenses courantes seront payées à partir de ce fonds, pas directement depuis mes placements boursiers. Quand les marchés baissent, je décaisse moins de mes placements boursiers vers le fonds « tampon ». Quand ils montent, je décaisse plus.
Cette approche permet de traverser un cycle baissier complet sans vendre d’actions au pire moment.
Voici ce que j’écris dans un article précédent :
Plus précisément, la stratégie est la suivante. Les dépenses courantes sont payées à même ce fonds de liquidité (jamais à partir des décaissements des placements en Bourse). Le fonds de liquidité (ex. : marché monétaire ou épargne à intérêt élevé) agit comme un compte « tampon » entre le décaissement des placements et l’utilisation des sommes pour couvrir les dépenses annuelles à la retraite. Par exemple, quand les marchés financiers sont à la baisse, on décaisse un peu moins de placements en Bourse (le solde du compte tampon diminue). À l’inverse, quand les marchés sont à la hausse, on en profite pour décaisser un peu plus de placements (le solde du compte tampon augmente). À l’exception de la vente de parts du FNB placé en Bourse, il n’y a aucun rééquilibrage de fonds requis avec cette stratégie, car le FNB est diversifié et se rééquilibre automatiquement.
Conclusion : Les obligations à la retraite
Les obligations jouent un rôle essentiel à la retraite en apportant stabilité et revenus réguliers. La règle du « 100 moins l’âge » peut servir de point de départ pour déterminer l’équilibre entre actions et obligations.
Toutefois, votre situation personnelle, votre tolérance au risque, votre horizon de placement et vos autres sources de revenus doivent guider votre plan. En ajustant cette règle à votre réalité, vous pouvez bâtir un portefeuille qui soutient vos objectifs financiers et vous aide à profiter pleinement de votre retraite.
Votre retraite est unique. Votre portefeuille doit évoluer avec vous, pas avec une formule ou une règle générale.
Au Canada, il est aussi important de considérer les revenus garantis, comme la PSV, le RRQ ou les régimes privés (RRPD et RRCD), lorsque l’on ajuste son allocation entre actions et obligations à la retraite.
👉 Qu’en pensez-vous? Écrivez dans la zone « commentaires » ci-dessous.
FAQ – Obligations à la retraite
D’abord, les obligations à la retraite servent à stabiliser votre portefeuille. Ensuite, elles réduisent la volatilité lors des baisses boursières. Ainsi, elles procurent un revenu fixe plus prévisible que les actions.
En général, cela dépend de votre tolérance au risque et de vos besoins de revenu. Cependant, plusieurs retraités détiennent entre 30 % et 60 % en obligations. Ainsi, votre allocation d’actifs doit refléter votre horizon et votre capacité à supporter les fluctuations.
Souvent, les fonds obligataires offrent une meilleure diversification. De plus, ils simplifient la gestion et réduisent le risque spécifique d’un émetteur. Toutefois, les obligations individuelles permettent un contrôle précis des échéances.
D’abord, le risque de taux d’intérêt peut faire baisser la valeur des obligations. Ensuite, l’inflation réduit le pouvoir d’achat du revenu fixe. Enfin, le risque de crédit existe si l’émetteur éprouve des difficultés financières.
Généralement, les obligations de qualité augmentent lorsque les actions chutent. Cependant, ce n’est pas toujours garanti selon le contexte économique. Ainsi, elles restent un outil de diversification plutôt qu’une protection absolue.
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Avertissement : Ce contenu est fourni à des fins informatives et éducatives uniquement. Il ne constitue pas un conseil financier, fiscal, juridique ou de placement. Je ne suis pas un conseiller inscrit ou autorisé pour émettre des conseils ou des recommandations financières. Avant de prendre une décision financière, consultez un professionnel qualifié.





J’avoue être encore indécis entre détenir des obligations ou être 100% actions mais avec un fond d’urgence plus important placer accessible avec un rendement 4-5%. Mon portefeuille 80/20 est bien mais quand je vois que la plupart des gens libre financièrement comme toi, Jean-Sébastien pilote et Nicolas Bérubé êtes 100% actions ça me remets en doute
La raison pour laquelle ils ne suggèrent pas le 100% actions c’est que la pluses gens ne peuvent endurer psychologiquement une baisse drastique de leur portfolio. Si tu es capable de garder la tête froide, c’est souvent la meilleure option.
Exactement ! C’est bien dit ! 🙂
Merci pour ton aide en effet c’est vrai qu’une baisse de 50% c’est pas facile a encaisser dans mon cas malgré que je sais que c’est temporaire je vais conserver mon 20% d’obligation
Bonjour William,
Il ne faut pas se comparer avec les autres, mais plutôt avec soi-même…
Êtes-vous à l’aise avec une répartition en actions et obligations de 80/20 ?
Est-ce que cette répartition vous permettra d’atteindre vos objectifs financiers ?
Est-ce qu’une répartition plus élevée en actions vous empêchera de dormir la nuit ?
Avez-vous un emploi stable et un bon fonds d’urgence ?
Ce sont toutes des questions qui font que le plan financier sera différent d’une personne à l’autre.
Bref, si une répartition de 80/20 vous convient, alors la changer pour être exposés à 100% aux actions ne vous rendra pas nécessairement service…
Bonne réflexion.
R101
Merci pour le retour en effet ce sont des bonnes questions. Je crois que d’avoir une petite part d’obligation est mieux dans mon cas. J’adore votre blog pour l’aide et les réflexions que ça apporte.
Merci beaucoup, c’est gentil ! 🙂
Bonjour, bravo pour vos articles. J’étais auparavant trop sécure (le ti sondage de la banque me mettait prudent), et la claque des obligations en 2022, jumelés aux FDG de ma banque n’a fait devenir un investisseur personnel. Mais j’ai dû m’éduquer….et changer.
Etant jeune retraité, que pensez-vous de 3 ans de dépenses en fixe (70% CPG, 20% VSB/VAB, 10% HSAV) et la balance en action VEQT??? Merci et salutations!
Bonjour Minnie,
Bravo pour ce changement ! C’est un virage à 360 degrés, mais s’éduquer financièrement et mettre en place les changements fera toute la différence à long terme…
En ce qui concerne votre question, je ne peux pas y répondre, car il est interdit de donner des conseils / recommandations financières personnelles. Cependant, de façon générale, les 3 ans de dépenses en liquidité sont dans les bons paramètres à mon avis (entre 2 et 5 ans, selon la situation personnelle/financière).
Pour la répartition, ça dépend encore une fois d’une personne à l’autre. Mais, personnellement, je ne vois pas l’avantage du 70% en CPG. C’est trop de liquidité « bloqué » à mon avis… Sur un fonds de liquidité de 3 ans, cela représente plus de 2 ans de liquidité qui ne peuvent pas être utilisés (dépenses courantes, urgences, voyages, etc.).
Au plaisir,
R101
J’aime beaucoup la phrase : « Votre retraite est unique. » Quand on se connaît bien, tout devient plus simple.
Nous avons pris notre retraite le 1er juillet dernier : 45 ans pour moi, 42 ans pour ma conjointe. Nous avons choisi un portefeuille 100 % actions, avec l’équivalent de cinq années de décaissement mis de côté et indexé annuellement. Cela nous convient très bien pour absorber les fluctuations de la bourse.
Ayant devancé un peu notre retraite, nous ne décaisserons que 33 % du capital prévu pour les trois prochaines années. Ce coussin de cinq années nous met en confiance… et il pourrait même être transformé en quinze ans si nécessaire .
Nous avons testé ce niveau de vie pendant les deux dernières années, et c’était merveilleux. Aujourd’hui, installés en Asie pour les deux prochaines années, nous vivons cette retraite anticipée sans souci à 33 %… alors à 100 %, on n’ose même pas imaginer !
Au final, l’important est de bien se connaître, personnellement et financièrement. Les règles générales donnent des pistes, mais elles ne remplacent jamais ce qui vous ressemble vraiment.
Bonjour Francis,
Félicitations pour votre retraite dans la quarantaine !!! 🙂
Votre plan de décaissement ressemble beaucoup au mien (portefeuille à 100 % d’actions et 5 ans de dépenses en liquidité).
Bravo pour votre parcours ! Vous avez raison, l’important est de bien se connaître, autant personnellement que financièrement.
Au plaisir,
R101
Bon! Encore une fois c’est un excellent article, je suppose que l’excellence fait parti de tes qualités!!! Je me suis posé et reposé et rereposé cette question très souvent cette année … La conclusion est simple mais la réflexion est plus compliquée! J’ai 46 ans bientôt, je vais avoir en 2026 un portefeuille 80-20 avec 7% en cash et dans hsav et 13 % en obligation. Pour l’instant, je vise 60-40 à 60 ans. Selon moi, peu importe le % obligation visé, le plus important est de suivre le marché et ces finances et de profiter des occasions. Je crois sincèrement que c’est ta grande force, prenons par exemple, dans les années 90, le SP500 a fait 5 années consécutives d’environ 25%. Avec un portefeuille de 4 millions, après ces 5 années, on se retrouve avec 14 millions, je crois que ce serait un bon moment de réajuster le % d’obligation à la hausse. L’inverse est aussi vrai, pour profiter des baisses et de diminuer sa portion d’obligation comme tu l’as si bien expliqué dans ton article. J’ai bien réfléchi à ta stratégie et avec mes calculs, je me retrouvais avec 15% en sécurité avec 5 ans devant moi. Cependant, dans mon cas, je trouvais qu’après tous ces années d’efforts, le montant pourraient partir en fumée trop vite donc, un horizon de 60-40 à 60ans me semble plus juste et mon horizon en sécurité sera plutôt entre 10 et 15ans. En somme, je considère qu’il faut vivre nettement en-dessous de ces moyens avec un taux d’épargne aux alentours de 50% et on pourra toujours s’ajuster et profiter du marché à ce moment-là sans aucun stress.
Haha merci Duromax ! 🙂
Exactement : une réflexion complexe et… une conclusion assez simple ! 🙂
L’important est de bien se connaître. Avoir un fond de liquidité de 5 ans et le reste du portefeuille en actions à 100 % ne correspond pas à toutes les personnes. Vous avez raison, après tant d’efforts, ça peut être difficile de voir l’impact d’une chute boursière sur un portefeuille de plusieurs millions.
Par exemple, avec un portefeuille de 2 M$ comme le vôtre, une chute de 30-40 % (qui survient plus ou moins une fois par décennie) correspond à une perte (non réalisée, on l’espère) de 600-800 K$ en quelques jours/semaines/mois. C’est énorme !
Si on ne peut pas « encaisser » cette situation, alors il vaut mieux de ne pas être exposés aux actions à 100 % (malgré un fond de liquidité)…
Au plaisir,
R101
La stratégie des buckets (avoir une portion cash pour le courant, pour passer au travers un crash, sans vendre des actions dévaluées ) est excellente. As-tu déjà calculé utiliser ta marge de crédit hypothècaire pour le faire? Calcule ton coût d’opportunité d’avoir un bucket à 3% cash vs être en actions. Il demeure un risque de taux d’intérêt sur la marge. Mais les chances que la stratégie de la marge soit la meilleure sont grandes.
Bonjour Jonathan,
Non, je n’ai jamais procédé aux calculs. Ce serait effectivement une option à considérer…
Merci du partage d’informations ! 🙂
Au plaisir,
R101
Salut Vincent,
comme toi je suis 100% en action avec deux FNB. La retraite s’en vient d’ici 3 ans, mais je ne compte pas augmenter mon allocation en obligations. J’aurai un petit fond de pension qui me garantira un revenu d’environ 11 K$/an et je considère que cette pension est la partie fixe de mes placements (10% du portefeuille). Par contre, je compte avoir un fond d’urgence qui devra couvrir une année de dépense au besoin. J’hésite à mettre plus d’argent de côté et passer à côté de rendement potentiel. Suis-je trop cowboy ?
C’est vrai aussi que je serai rendu à 60 ans, une âge plus proche de la retraite traditionnelle. Advenant un gros problème en bourse, je me dis que je pourrai toujours me tourner vers les rentes gouvernementales pour diminuer les retraits de mes placements.
Salut PTsigane,
Non, tu n’es pas trop cowboy… Je me pose toujours la même question à mon sujet… J’ai peur d’augmenter mon fonds d’urgence (fonds de liquidité) par peur de manquer du rendement potentiel… 🙂
Comme vous, je pense qu’une rente d’un régime de retraite (fonds de pension), combinée aux rentes de l’état (PSV et RRQ), forme la partie sécuritaire et garantie d’un portefeuille. À l’exception d’un fonds d’urgence, le reste du portefeuille peut être exposé aux actions à 100 % si cela correspond au profil d’investisseur. Je n’ai aucun problème avec ça ! 🙂
Au plaisir,
R101
Salut Vincent,
J’ai 60 ans et suis retraité depuis 2 ans. Mes économies ont toujours été investi à 100% en actions mais j’ai révisé ma position lorsque j’ai cessé de travailler en 2023. Tout d’abord, je n’ai jamais été à l’aise avec la règle du « 100 moins l’âge » qui est, selon moi, un peu trop pépère et trop généraliste. Ma méthode personnelle dépend en fait de la date de début de décaissement prévu de chacun de mes comptes (et de ceux de ma conjointe). Par exemple, je ne prévois pas commencer à décaisser mon REER personnel avant 12 ans alors les fonds dans ce compte sont investis à 100% en actions. Les comptes dont je prévois sortir des sommes dans un horizon de 1 à 5 ans ont une répartition de 80/20 (jamais plus de 20% en obligations) et je me garde un fonds de « liquidités » pour couvrir environ 5 ans de dépenses. Je suis 100% à l’aise avec ma façon de faire et celle-ci correspond exactement à mon profil et à ma tolérance aux risques. C’est curieux car je n’ai jamais entendu parler de cette façon de faire auparavant. À mon avis, on ne doit pas appliquer une règle à l’ensemble d’un portefeuille sans prendre en considération les différents comptes individuels (enregistrés ou non) qui le composent ainsi que les dates de décaissement. Qu’est-ce que t’en dis?
Il me semble aussi que traiter l’ensemble de ses placements à la retraite de la même façon ne fait pas beaucoup de sens. L’horizon de placement de l’ensemble du capital n’est pas le même. Un retraité avec 500 000 $ aura probablement besoin d’une partie du montant pour subvenir à ses besoins dès l’an prochain. A l’inverse, une partie du montant risque d’aller aux héritiers, donc l’horizon de placement est beaucoup plus long. Donc il est logique de placer son argent dans différents produits, dépendemment du moment où on prévoit l’utiliser.
C’est probablement ce que les fonds de pension avec des actifs de 60/40 en actions / obligations font. Les entrées et sorties d’argent mensuelles doivent être gérés avec les obligations (ou des produits encore plus liquides en fait) et les actions doivent juste servir à rééquilibrer le tout de temps en temps.
D’ailleurs, les gens qui indiquent être 100% en action mais avoir quelques années de coût de vie en argents ne sont pas réellement 100% en action quand on prend en compte l’ensemble de leur économie. J’en aurais plus à dire, mais je dois aller faire à déjeuner.
Bonjour François,
Je suis d’accord avec vous. Différents horizons, différents placements. Je pense que c’est l’essence même du principe du fonds de liquidité pour les besoins à court terme (dépenses courantes, urgences, voyages, changement de véhicule, etc.) vs les placements à moyen et long termes.
Effectivement, avoir un fond de liquidité de plusieurs années de dépenses et le reste du portefeuille en actions ne veut pas dire être « 100 % actions ». C’est simplement pour dire que la partie du portefeuille qui est investi est investie à 100 % en actions (pas 80/20, 60/40 ou autres stratégies). Sur l’ensemble du portefeuille, les proportions n’en sont pas les mêmes…
Au plaisir,
R101
Bonjour Pierre,
Bravo pour la retraite ! 🙂
Je suis tout à fait d’accord vous ! Toutefois, je suis curieux… Pourquoi avez-vous une répartition de 80/20 pour les comptes qui détiennent les sommes à décaisser dans un horizon de 1 à 5 ans, en plus d’un fonds de liquidités pour couvrir 5 ans de dépenses? Décaissez-vous les placements pour couvrir vos dépenses ou pour maintenir le niveau requis de votre fonds de liquidité ?
Si vous avez déjà l’équivalent de 5 ans de dépenses en liquidités, avez-vous déjà calculé le coût d’opportunité du 20% en obligations dans les comptes à décaisser ?
Au plaisir,
R101
Tout à fait d’accord avec toi, Vincent. Et merci pour ce bel article! Histoire d’enfoncer le clou, j’y vais avec mon propre tableau.
Notre coût de vie est de 33 mille dollars net, nos revenus s’élèvent à un peu moins de 36 mille dollars brut et la valeur de nos placements, net de frais, avoisine le demi-million.
Comme nos crédits d’impôt sont plus élevés que l’impôt à payer et que nos revenus sont garantis (RREGOP, RRQ, etc.), ma conjointe et moi n’avons pas besoin de toucher à nos placements pour couvrir nos dépenses.
L’absence de besoin en liquidités à court terme fait que nous pouvons nous permettre un portefeuille 100% actions. Car advenant une inflation galopante, une correction boursière, un marché baissier ou un crash, nous avons le loisir d’attendre avant de décaisser.
En cas de décès ou de maladie grave nos testaments et mandats d’inaptitude ont prévu ce qu’il faut. Si la maison brûle, notre assurance habitation servira de bouée. Et si la voiture encore bonne pour 3 ou 4 ans pète demain, nous pourrions acheter usager avec nos liquidités et une éventuelle marge de crédit hypothécaire, vu que nos cotes de crédit sont excellentes et que la maison est presque payée.
Nous allons reconsidérer la répartition actions/obligations de notre portefeuille chaque année.
Tout est affaire de gestion du risque. Le risque est lié au besoin de liquidités. Et ce besoin dépend de la situation personnelle de chacun. Les formules toutes faites et universellement valables n’existent pas, et tu as raison de le répéter. Il faut articuler ses propres variables les unes aux autres pour essayer d’y voir clair. J’ai tenté de présenter les miennes.
Bonjour R911,
Merci de partager votre témoignage et votre analyse personnelle de votre situation. Je pense que cela aidera plusieurs lecteurs et lectrices à comprendre l’exercice d’analyse requise avant de prendre une décision quant à la répartition d’actifs de leurs placements. C’est assez complet ! 🙂
Effectivement, dans votre cas, un portefeuille d’investissement exposé aux actions à 100 % est logique !
Au plaisir,
R101
Wow, c’est un sujet qui suscite plus les passions que j’aurais pensé.
Je me demande d’où vient la répartition 60/40 qu’on entend souvent. On dirait que c’est la répartition par défaut de plusieurs caisses de retraite et que par conséquent certains suggèrent aux épargnants individuels de faire la même chose. Pourtant il y a pas mal de différences entre une caisse de retraite et un REER individuel…
Personnellement je suis à 80% actions et 20% obligations, pour l’ensemble de mon épargne. Mon compte comptant est 100% actions canadiennes et mon compte bancaire est 100% argent, avec les autres quelque part entre ça. Mais au total, ça fait 80/20. Mon plan présentement est de conserver cette répartition jusqu’à ma mort, mais j’avoue que c’est un peu arbitraire. Pourquoi pas 74% action, ou 91 % ? Je sais pas…
En recherchant la répartition idéale, je suis tombé sur des questions intéressants. Pourquoi se limiter à 100% actions ? Comme un emprunt est essentiellement une obligation négative, quelqu’un pourrait avoir 120% actions / -20% obligations. Ou 150/-50. A long terme le rendement devrait être encore meilleur, non ?
Dans le même ordre idée, les actions rapportent plus à long terme que les obligations, mais certains actions rapportent plus que les autres aussi. Donc pourquoi ne pas y aller 100% NASDAQ au lieu de se contenter de XEQT ? Ou 100% NVIDIA une fois parti ?
Avouez que ça semble un peu risqué pour une personne à la retraite… Bref, je suis pas encore certain de la meilleure répartition d’actif à la retraite.
Oui, qui l’aurait cru… 😀
Je n’étais pas certain de savoir d’où provenait la répartition classique du 60/40, alors j’ai posé la question à une IA. Voici le résultat :
Effectivement, vos questions sont très pertinentes. Je pense qu’il s’agit de trouver le bon équilibre pour sa situation personnelle et financière, ses objectifs, son horizon de placement et sa tolérance aux risques. Dans le cas de personnes retraitées, il s’agit principalement du risque de liquidité, mais aussi, du risque d’inflation…
Au plaisir,
R101
Oui, au fond ça semble un problème d’équilibre entre maximisation du rendement et gestion des flux de trésorerie. Coté rendement l’idéal est d’emprunter le plus possible, tout mettre dans le NASDAQ et attendre. Par contre, il faut être capable de payer les intérêts du prêt et l’épicerie pendant qu’on attend…
Pour quelqu’un qui vit de ses placements, ce n’est pas évident. Il faudra forcément réduire / éliminer les paiements d’intérêt et / ou avoir des actifs moins volatiles que le NASDAQ pour les vendre et générer des liquidités au besoin.
Je me suis parfois demandé pourquoi les banques nous prêtent de l’argent à 2-3% d’intérêt plutôt que l’investir eux-mêmes à 7-8% à la bourse. Probablement que la Loi sur les banques les empêche de le faire, mais la gestion des flux de trésorerie doit y jouer aussi. Les retraits potentiels des dépositaires empêchent aussi les banques de simplement attendre que le marché remonte.
Je suis 100 % d’accord avec vous !
Concernant votre dernière question, il s’agit effectivement de Loi (ex. : les Accords de Bâle). Ce n’est pas uniquement un pourcentage, mais cela inclut des réserves plus ou moins importantes selon le risque de contrepartie de chaque entité. Par exemple, la Loi demande une réserve moins importante pour un prêt à une autre banque canadienne vs une ville, une entreprise publique, une entreprise privée du secteur minier, un individu, etc. Mais, aussi, le collatéral donné en échange/garanti.
P.S. Au cours de ma carrière, j’ai travaillé 12 ans en Technologies financières pour une grande banque américaine, sur plusieurs calculateurs de capital et ratios financiers, dont les Accords de Bâle (III et IV), mais aussi plusieurs autres. Surtout aux États-Unis, mais aussi pour d’autres entités de cette même banque.
Au plaisir,
R101
Excellent article Vincent et excellents commentaires de la part de tes lecteurs qui apportent encore plus à la réflexion. Petite anecdote: quand j’étais plus jeune et qu’on faisait mon plan de retraite, javais posé la question au conseiller de la caisse sur le portefeuille à la retraite et il m’avait dit que mon portefeuille devait continuer à avoir du rendement pour me payer une retraite sur 30 voir 40 ans !!! J’ai toujours gardé ça en tête et c’est exactement la réflexion de ton texte.
Dans un autre ordre d’idée, j’ai l’impression que les portefeuilles 60/40 ça débuté quand les taux d’intérêts étaient plus haut, par exemple 8% et plus. Les obligations étaient donc plus payantes qu’aujourd’hui. L’exemple de 2022 est aussi intéressant (voir ta reponse de IA plus haut).
Bonjour Patrick,
Merci beaucoup, c’est gentil ! 🙂
Oui, comme c’est souvent le cas, on retrouve une quantité phénoménale d’informations pertinentes dans la zone commentaires de cet article. Et, honnêtement, je ne pensais pas que cet article serait aussi populaire…
Merci de partager cette anecdote. C’est un bon conseil… et je pense que c’est assez rare que ce soit le conseil donné. Souvent, les conseillers demeurent prudents et suivent les règles simples/générales, dont la règle du « 100 moins l’âge » expliquée dans l’article.
Bon week-end!
Bonjour Vincent,
Les commentaires des gens sont très intéressants! En fait, comme plusieurs l’on mentionné avant, je crois qu’il faut bien définir l’expression 100% actions. Je peux mettre le tout dans xeqt ou une petite minière en devenir, les 2 sont à 100% actions. Aussi, je suis entrain de peaufiner ma vision de mon portefeuille à la retraite et ça pourrait être un hybride et je m’explique. Je parle pour un couple évidemment, donc 3 millions total en portefeuille net à la retraite. Dépenses 100k$/an. Environ 10 ans de dépenses placer de moyen à faible risque = 1 millions. 1 millions divisé 3 millions = 33% du portefeuille total. Le 33% pourrait être = 5% cash WS et intérêts élevé Hsav, 15 % obligations avec xbb et xsh, 5% en or comme gldm, Reit comme rei.un 3%, vdy 5% fnb à dividendes. Donc, 20% à faible risque ( cash, épargne à intérêts élevés) et 13% en actions et or à moyen risque et 62% actions comme xeqt ou avec ces fnb sous-jacents et pour finir un petit 5% crypto. En réalité, ça donne un portefeuille 80-20 mais avec un peu moins de risque qu’avec xeqt. Ça donne de la diversification et un hybride entre les actions et un placement à 100% garantie. En conclusion, il est maintenant très facile d’avoir accès à différents produits comme Reit, Fnb dividendes, or et covered call qu’on peut les mixer et obtenir un beau portefeuille selon notre tolérance au risque.
Bonjour Duromax,
Je pense que c’est un bon choix de portefeuille à la retraite ! Effectivement, il est aujourd’hui assez facile de mettre en place ce type de portefeuille; merci aux différents types de FNB qui existent sur le marché et les plateformes de courtage en ligne (courtiers à escompte). 🙂
Bonne semaine,
R101