Dernière mise à jour : 20 septembre 2026
Vous avez maximisé vos cotisations au REER et au CELI et il vous reste de l’argent à investir?
C’est une situation intéressante, mais elle soulève une nouvelle question : où placer votre argent lorsque vos principaux comptes enregistrés sont déjà remplis?
La réponse dépend de votre situation, de vos objectifs, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque. Il n’existe donc pas une seule solution qui convient à tout le monde.
Dans cet article, je vous présente les principales options à considérer lorsque vos REER et CELI sont maximisés.
À noter : cet article présente différentes stratégies et leurs caractéristiques. Il ne constitue pas une recommandation d’investissement personnalisée.
Avant d’investir davantage
Avant de chercher un nouveau placement, je commencerais par vérifier si vous avez réellement maximisé toutes les options pertinentes pour votre situation.
Par exemple, selon votre situation, il pourrait rester de la place dans un CELIAPP, un REEE ou un REER de conjoint.
Le CELIAPP
Si vous êtes admissible au CELIAPP et que vous prévoyez acheter une première propriété, ce compte mérite une attention particulière.
Le CELIAPP offre généralement 8 000 $ de droits de participation la première année d’ouverture, jusqu’à un maximum à vie de 40 000 $. Les cotisations sont généralement déductibles d’impôt.
Un retrait admissible pour acheter une habitation admissible peut ensuite être effectué sans être imposé.
Si vous êtes admissible, le CELIAPP peut donc être pertinent avant de placer davantage d’argent dans un compte non enregistré.
À LIRE :
- Guide complet du CELIAPP
- CELIAPP, REER ou CELI : lequel choisir?
- Dans quelle banque peut-on ouvrir un CELIAPP?
Le REER de conjoint
Un REER de conjoint peut aussi être pertinent dans certaines situations.
La cotisation est faite par un conjoint, mais elle utilise les droits de cotisation du cotisant et peut donner droit à une déduction fiscale pour celui-ci.
Cette stratégie peut notamment être étudiée lorsqu’il existe une différence importante entre les revenus actuels et futurs des deux conjoints.
Elle doit toutefois être analysée selon les règles d’attribution et la situation fiscale du couple.
Le REEE
Si vous épargnez pour les études postsecondaires d’un enfant, le REEE peut également faire partie de votre stratégie.
La Subvention canadienne pour l’épargne-études de base correspond à 20 % des cotisations admissibles, jusqu’à 500 $ par année et 7 200 $ à vie par bénéficiaire. Des droits inutilisés peuvent permettre de recevoir davantage de subventions certaines années.
Le Québec offre également ses propres mesures d’épargne-études.
À LIRE :
- Le guide ultime du REEE
- Comment investir le REEE de son enfant en bourse
- Les stratégies de gestion de risque du REEE
1. Investir dans un compte non enregistré
Pour plusieurs investisseurs, le compte non enregistré est simplement la suite logique après avoir maximisé le REER et le CELI.
Il n’y a généralement pas de plafond de cotisation annuel comme pour les comptes enregistrés.
Vous pouvez donc continuer à investir selon la stratégie qui vous convient, avec des FNB, des actions, des obligations, des CPG ou d’autres placements admissibles.
L’inconvénient est évidemment la fiscalité. Les intérêts et certains autres revenus de placement sont généralement imposables. Les dividendes et les gains en capital font également l’objet de règles fiscales particulières.
Vous devez donc tenir compte de la fiscalité lorsque vous choisissez les placements détenus dans un compte non enregistré.
Le principal avantage
Le principal avantage est la simplicité. Si votre stratégie d’investissement fonctionne déjà dans votre REER et votre CELI, vous pouvez souvent la reproduire dans votre compte non enregistré.
Vous n’avez pas nécessairement besoin de changer complètement votre façon d’investir simplement parce que vous avez changé de type de compte.
À quoi faire attention?
Dans un compte non enregistré, le rendement n’est pas le seul élément à considérer.
Il faut également regarder :
- Les revenus d’intérêts;
- Les dividendes;
- Les distributions des FNB;
- Les gains et pertes en capital;
- Les frais de transaction;
- Le suivi du prix de base rajusté.
L’ARC précise notamment que les intérêts et autres revenus de placement doivent généralement être déclarés, tandis que les gains ou pertes en capital sont traités selon des règles distinctes.
À LIRE :
- Mon portefeuille d’investissement
- Revenus de placements : intérêts, dividendes et gains en capital
- Comparateur de plateformes de courtage
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Évaluez notamment :
- Les frais de transaction et de conversion de devises;
- Les comptes disponibles (CELI, REER, REEE, CELIAPP, etc.);
- Les achats automatiques de FNB et les actions fractionnées;
- Les comptes en dollars américains et les autres fonctionnalités.
2. Rembourser une dette
Investir davantage n’est pas toujours la meilleure utilisation d’une somme d’argent.
Si vous avez une dette à taux d’intérêt élevé, son remboursement peut être une priorité financière importante.
Par exemple, rembourser une dette qui coûte 18 % vous évite de payer ces intérêts.
Contrairement au rendement d’un placement, cette économie est connue à l’avance.
Je commencerais particulièrement par les dettes de consommation à taux élevé, comme certaines cartes de crédit ou certains prêts personnels.
La situation est différente pour une hypothèque à faible taux, puisqu’il faut alors comparer le coût de la dette avec les autres utilisations possibles de votre argent.
À LIRE : Rembourser ses dettes : méthode avalanche ou méthode boule de neige?
3. Rembourser plus rapidement l’hypothèque
Une fois les dettes coûteuses éliminées, le remboursement accéléré de l’hypothèque peut également être considéré.
Rembourser une partie du capital réduit les intérêts futurs et augmente votre valeur nette immobilière. Mais cela immobilise aussi davantage de capital dans votre résidence.
Il faut donc tenir compte de votre besoin de liquidités, de votre horizon et de votre stratégie globale.
Dans mon cas, j’ai choisi de rembourser complètement notre maison avant de quitter le 9 à 5. Ce choix faisait partie de ma stratégie personnelle de CoastFIRE.
Je ne considère toutefois pas cette décision comme une règle universelle.
4. Investir dans des placements fiscalement efficaces
Une fois dans un compte non enregistré, la fiscalité devient particulièrement importante.
Deux placements ayant le même rendement avant impôt peuvent produire des résultats différents après impôt.
Les intérêts, dividendes et gains en capital ne sont pas traités de la même façon fiscalement.
Il peut donc être pertinent de privilégier une stratégie qui limite les revenus imposables générés inutilement.
Cela ne signifie pas qu’il faut choisir un placement uniquement pour des raisons fiscales. La diversification, les frais, le risque, la liquidité et la simplicité restent également importants.
5. Cotiser à un fonds de travailleurs
Au Québec, certaines personnes choisissent également d’investir dans un fonds de travailleurs, comme le Fonds de solidarité FTQ ou Fondaction.
Ces placements peuvent donner droit à des crédits d’impôt sous certaines conditions.
Par exemple, Revenu Québec indique que le montant d’actions admissibles pris en compte pour le crédit d’impôt relatif à un fonds de travailleurs ne peut pas dépasser 5 000 $.
Il faut toutefois considérer les règles de détention, la liquidité et les caractéristiques du placement.
Ce n’est donc pas simplement une question de rendement.
6. Investir dans CRCD
Capital régional et coopératif Desjardins, ou CRCD, constitue une autre option propre au Québec. Il s’agit d’un placement dans un fonds de capital de développement.
CRCD comporte notamment des règles particulières concernant la durée de détention, la liquidité et le crédit d’impôt. Il s’agit donc d’un placement très différent d’un FNB indiciel diversifié.
Je le considérerais comme une option spécialisée à analyser, et non comme un remplacement automatique d’un portefeuille diversifié.
À LIRE : Investir dans CRCD
7. Investir dans l’immobilier
L’immobilier peut également servir à investir de l’argent excédentaire. Vous pourriez notamment acheter :
- Un immeuble locatif;
- Un plex;
- Des parts de FPI;
- Un FNB immobilier.
Ces options ne comportent toutefois pas le même niveau de risque, de liquidité ou de travail.
Un immeuble locatif demande notamment de gérer un actif physique, des locataires, des travaux et du financement.
Les FPI et FNB immobiliers permettent plutôt d’obtenir une exposition à l’immobilier sans posséder directement un immeuble.
8. Envisager la Manœuvre Smith
La Manœuvre Smith est une stratégie qui vise à transformer progressivement une dette hypothécaire non déductible en dette associée à des placements pouvant générer un revenu de placement.
La stratégie repose notamment sur l’utilisation d’une marge de crédit hypothécaire et sur les règles fiscales applicables aux intérêts.
Elle comporte donc un niveau de complexité et de risque supérieur à un simple investissement dans un compte non enregistré.
Ce n’est pas une stratégie que je recommande automatiquement à quelqu’un qui vient simplement de maximiser son REER et son CELI.
Elle mérite plutôt une analyse approfondie de la situation personnelle, fiscale et financière.
À LIRE : La Manœuvre Smith au Québec
9. Investir dans des placements spécialisés
Il existe finalement une multitude de placements plus spécialisés :
- Actions individuelles;
- Actions accréditives;
- Financement participatif;
- Capital de risque;
- Prêts privés;
- Or;
- Cryptomonnaies;
- Terrains ou terres agricoles;
- Placements privés;
- Investissements dans une entreprise.
Ces options peuvent avoir une place dans certaines stratégies. Elles comportent toutefois souvent davantage de risques, de complexité, de frais ou de contraintes de liquidité.
Je ne partirais donc pas du principe qu’il faut absolument chercher un placement plus exotique simplement parce que le REER et le CELI sont maximisés.
Faut-il investir dans plusieurs de ces options?
Pas nécessairement. Vous pourriez très bien avoir une stratégie composée principalement d’un compte non enregistré, tout en conservant une approche d’investissement simple.
Vous pourriez aussi combiner plusieurs solutions.
Par exemple :
| Situation | Options à considérer |
|---|---|
| Dette de consommation élevée | Remboursement de la dette |
| Premier achat immobilier | CELIAPP |
| Épargne pour les études | REEE |
| Hypothèque à rembourser | Remboursement accéléré |
| Investissement à long terme | Compte non enregistré |
| Recherche de crédits fiscaux | Fonds de travailleurs ou CRCD |
| Exposition à l’immobilier | FPI, FNB ou immobilier direct |
| Stratégie fiscale avancée | Manœuvre Smith ou autres stratégies spécialisées |
Ce tableau ne constitue pas un ordre de priorité. Il sert simplement à montrer que la bonne solution dépend du problème que vous essayez de résoudre.
Comment choisir?
Je vous suggère de commencer par votre objectif plutôt que par le placement.
Posez-vous ces questions :
- Ai-je des dettes coûteuses?
- Suis-je admissible à un CELIAPP?
- Ai-je des enfants pour lesquels je souhaite financer les études?
- Ai-je une hypothèque que je souhaite rembourser plus rapidement?
- Quel montant puis-je réellement investir à long terme?
- Quel niveau de risque suis-je prêt à accepter?
- Ai-je besoin que mon argent demeure facilement accessible?
- Quel sera le traitement fiscal du placement?
- Est-ce que la stratégie demeure suffisamment simple pour que je puisse la maintenir?
Cette dernière question est souvent sous-estimée. Une stratégie légèrement moins complexe peut être plus facile à maintenir pendant plusieurs décennies.
Mon approche personnelle
Une fois les comptes enregistrés remplis, je privilégie personnellement la simplicité.
Je préfère conserver une stratégie d’investissement passive et diversifiée plutôt que multiplier les placements spécialisés.
Dans mon cas, une partie importante de mon portefeuille est investie dans des FNB diversifiés. J’ai aussi utilisé, à différents moments, d’autres véhicules comme le CRCD et les fonds de travailleurs.
Ces choix correspondent à ma situation et à mes objectifs. Je ne considère pas qu’ils constituent une recette à reproduire.
À LIRE :
Conclusion
Maximiser vos REER et CELI ne signifie pas que vous devez maintenant chercher des placements plus complexes.
Dans plusieurs situations, le compte non enregistré constitue simplement la prochaine étape.
Selon votre situation, vous pourriez aussi considérer un CELIAPP, un REEE, le remboursement de dettes, le remboursement de votre hypothèque ou certains placements spécialisés. L’important est de partir de votre objectif.
Le fait d’avoir maximisé vos comptes enregistrés est une bonne occasion de revoir votre stratégie globale, pas nécessairement de la compliquer.
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FAQ – Investir hors REER et CELI
Vous pouvez notamment investir dans un compte non enregistré, rembourser une dette ou une hypothèque, ou utiliser d’autres comptes selon votre situation.
Oui. Les revenus et gains réalisés dans un compte non enregistré sont généralement soumis aux règles fiscales applicables aux intérêts, dividendes et gains en capital.
Si vous êtes admissible au CELIAPP et que vous prévoyez acheter une première propriété admissible, ce compte peut être pertinent à considérer avant d’investir davantage dans un compte non enregistré.
Oui. Le REEE peut être utilisé pour épargner en vue des études postsecondaires d’un bénéficiaire admissible et peut donner droit à des subventions gouvernementales.
Cela dépend notamment du taux hypothécaire, de votre horizon, de votre tolérance au risque, de votre liquidité et de vos objectifs financiers.
Non. Il s’agit d’une stratégie parmi plusieurs autres. Elle comporte notamment des considérations fiscales, financières et de risque qui méritent une analyse particulière.
Non. Vous pouvez conserver une stratégie relativement simple, notamment avec un compte non enregistré, si cela correspond à votre situation et à vos objectifs.
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Ici, ce n’est pas encore à l’ordre du jour. Mon conjoint a beaucoup de droit inutilisées en reer et je ne parle même pas du celi. Pour le moment, je place tout ce que je peux entre les reee des enfants et le reer. J’attends de voir ce que l’avenir nous réserve, mais pour l’instant, je continue de tenter la maîtrise de nos dépenses versus le salaire à la baisse. Pas toujours facile, mais il y a de l’amélioration.
Bonjour Kimber,
Je n’ai aucun doute que vous serez dans la même situation que nous d’ici quelques années. Vous faites déjà une gestion incroyable de vos dépenses. Malgré la baisse de revenus, vous investissez dans le véhicule de placement le plus intéressant pour les jeunes familles… le REEE! Bravo.
Au plaisir,
R101
Salut,
Personnellement, je ne suis pas encore rendu là mais j’y serai dans 4 ans selon mon fichier. Rendu là, je pense continuer à investir en FNB comme je le fait pour le CELI et REER et REEE, quoique je ne connaissais pas le CRCD qui m’a l’air intéressant. Par contre, en attendant, si j’ai plus d’épargne que prévu, je pense le mettre pour rembourser plus rapidement l’hypothèque afin qu’un « restant d’hypothèque » ne vienne pas repousser ma date prévisionnelle de retraite 🙂
Je sais que ce ne sont que des vases communicants mais c’est le fun d’arrimer tout ça ensemble afin que l’atteinte de l’indépendance financière coincide avec la fin de l’hypothèque.
Au plaisir.
Bonjour Julie,
Moi aussi j’ai un penchant pour le remboursement accéléré de l’hypothèque. Sinon, je pense aussi m’inscrire pour la prochaine émission d’actions du CRCD à l’automne 2019. Le crédit d’impôt est alléchant, surtout dans notre situation (revenu familial dans les six chiffres).
Au plaisir,
R101
Intéressant comme article. Ça tombe à poont. Je me disais justement aujourd’hui qu’à ce rythme, je rattraperai probablement en 2019 ce qui me reste de droit celi inutilisé Réer est maximisé à chaque année. Et reee est placer à chaque janvier aussi. Alors je crois que pour 2020 j’aurai besoin se recourir à une des stratégies dont tu parles. Surtout qu’on devrait finir de payer notre hypothèque au printemps 2020 alors on aura encore plus d’argent à placer. J’avais déjà entendu parler du CRCD, je vais probablement me tourner vers cela. Sinon probablement que j’investirai dans un compte non enregistré dans des titres qui ne verse pas de dividende comme BRK.
Bonjour Crevette nordique,
C’est certain que si vos 3 comptes enregistrés sont maximisés au début de l’année prochaine et votre hypothèque est complètement remboursée, vous aurez effectivement un gros surplus d’argent… C’est un beau problème 🙂 La planification est donc très importante. J’opterais probablement pour les investissements qui procurent un crédit d’impôt en premier, suivi des investissements dans un compte non enregistré qui ne distribue pas de revenus (dividendes) dans le but de remettre à plus tard la facture fiscale. À voir…
Au plaisir,
R101
Salut R101,
Bon article, ça revient sur une question que j’avais posé sur le forum de la communauté liberté financière.
Je suis aussi maximisé partout, depuis un boutte, sans hypothèque, ni dette.
Bref, un beau problème. J’ai cotisé au CRCD cette année, j’ai été un des chanceux qui a été tiré au sort, car ce que ton article ne dit pas, c’est qu’il y a plus de personnes intéressées que de parts, alors on doit poser sa candidature et espérer être tiré au sort pour pouvoir cotiser. Aussi, le 35 % de crédit d’impôt est vrai, mais attention, la limite de cotisation est fixée à 3000 $ par personne. Donc, vous ne sauverez pas vraiment plus de 1000 $ en impôt avec ça. C’est toujours ça, mais on se met pas riche riche avec ça. Par contre, les rendements sont généralement bons.
J’ai regardé pour les actions accréditives, mais j’ai pas encore plongé. Ça a l’air passablement compliqué, ne serait-ce que pour trouver un courtier à qui en acheter…
Aussi, un point que tu n’as pas abordé, mais qui peut être intéressant pour les employés qui sont maximisés partout et qui n’ont pas les « échapatoires » (utilisé ici pas dans le sens péjoratif du terme, loin de là) fiscaux des travailleurs autonomes ou des entrepreneurs, ce sont les assurances.
En effet, l’assurance vie permanente, aussi appelée assurance vie universelle, peut te permettre, selon le produit choisi, de payer des primes pendant quelques années, puis d’arrêter de payer tout en étant couvert pendant le reste de ta vie et, chose très intéressante, d’accumuler une valeur de rachat. C’est un peu complexe, et tu pourrais même y consacrer un article je pense, mais les primes que tu paies pendant les premières années sont placées par l’assureur, et vont te permettre d’accumuler une valeur de rachat (certaines garanties, d’autres non garanties), valeurs de rachat qui, après 15-20-25 ans, peuvent représenter un montant plus qu’appréciable et, selon certaines conditions, non imposables. C’est comme si tu « empruntais » une certaine somme sur la valeur de ton contrat d’assurance, cet « emprunt » étant déduit à ton décès de la valeur totale du contrat. Donc, tu laisses moins d’argent à tes héritiers pour en profiter de ton vivant. Selon les calculs que j’ai fait, les rendements que l’assureur te propose dans le contrat pour les valeurs de rachat ne sont pas épouvantables (autour de 3-4 % annuellement), mais quand tu considères que c’est de l’argent libre d’impôt, et que tu es imposé au taux marginal maximal par exemple, eh bien, il te faudrait des placements non enregistré générant du 6-8 % annuellement pour équivaloir à cela. Ceci, sans compter que cet argent est d’une certaine façon « garantit » par contrat, ce qu’un FNB ou tout autre placement n’est pas, bien évidemment. Bref, ça peut être intéressant, mais on s’entend que ce genre « d’investissement » sur ta vie est ZÉRO, ZÉRO liquide, même s’il est plus « sûr » d’une certaine manière, et est placé pour un horizon à très long terme…
Au plaisir !
Salut Yann,
Je suis dans la même situation que toi, sauf pour l’hypothèque. Mais, pour le reste, mes comptes enregistrés sont maximisés, j’ai des investissements dans un compte non enregistré, je n’ai pas de dette autre que l’hypothèque, etc. C’est un beau problème 🙂 Mais, nous avons travaillé fort pour en arriver là. Ce n’est pas arrivé du jour au lendemain, sans effort…
Effectivement, il y a des limites avec CRCD, comme avec plusieurs autres investissements, fonds des travailleurs, etc. Dans le cas de CRCD, c’est vrai qu’il y a une limite monétaire pour le crédit d’impôt et une limite du nombre d’actions. Présentement, on peut lire sur le site de CRCD :
« Émission 2018
La demande pour les actions a dépassé le montant autorisé de 140 M$.
Une sélection aléatoire a eu lieu le 28 septembre 2018.
Les investisseurs sélectionnés ont été informés par courriel ou par la poste. »
La limite de cotisation est fixée à 3000 $ par personne, donc un crédit d’impôt maximal de 1000 $. Comme tu le dis, on ne devient pas riche avec cela, mais 1000 $ de crédit d’impôt est quand même non négligeable. Je vais moi aussi tenter d’acheter des actions de CRCD lors de l’émission d’actions 2019. J’espère être choisie dans le tirage au sort 🙂
Pour l’assurance vie permanente, tu sembles t’y connaitre beaucoup plus que moi. Si ça t’intéresse, tu pourras écrire un article « invité » sur mon blogue. Tu pourrais mettre à contribution tes connaissances dans ce domaine. Qu’en penses-tu?
Au plaisir,
R101
Bonjour R101,
Un article a propos de l’assurance vie à t’il été écrit ? Car je ne trouve pas d’information à ce sujet là.
Merci pour cet excellent contenu encore une fois
Bonjour Marine,
Voici un article sur l’assurance vie : https://retraite101.com/fonctionnement-assurance-vie/
Bonne journée,
R101
Salut retraite 101! Bel article, je ne n’étais pas au courant de toutes ces possibilités j’avoue. Pour ma part je crois que je vais tout simplement investir dans un portefeuille non-enregistré selon les portefeuilles modèles de CCP. Qu’est-ce que tu fais toi?
Je tenais également à te remercier pour le partage facebook de mon dernier article sur les séquences de rendement, c’est très apprécié!
Tu sais comme moi comme ça peut être long avant de se faire connaître du public 😛
Bonjour TheRichDog,
Oui, il y a beaucoup de possibilités. Le pire est que je n’ai volontairement pas parlé de l’immobilier locatif, des prêts privés, des fonds des travailleurs, etc., car l’article aurait été trop long et trop compliqué.
Personnellement, j’achète des FNB dans mon compte non enregistré. Mais je n’achète pas les FNB du modèle de CCP. Je choisis des fonds qui sont plus avantageux pour le traitement fiscal dans un compte non enregistré, comme HBB et ZDB. Je vais aussi tenter d’acheter des actions de CRCD lors de l’émission d’actions 2019. J’espère être choisie dans le tirage au sort 🙂
Ça me fait plus que plaisir d’avoir partagé ton article sur ma page Facebook. Nous, blogueurs francophones sur l’indépendance financière, ne sommes pas en compétition et nous avons avantage à nous entraider. Notre but est d’aider les gens à prendre en main leurs finances personnelles, les éduquer, etc. Ton article est excellent et méritait amplement d’être partagé. Je n’aurais pas pu faire mieux. Bravo!
La seule suggestion que je peux faire est que lorsque tu publies des commentaires sur les autres blogues que le tien, tu devrais utiliser ton surnom « The Rich Dog » et t’assurer d’entrer l’URL de ton blogue dans le formulaire. Ça permet de créer un lien vers ton blogue…
Au plaisir,
R101
Bien vu! Je vais changer ça illico! Est-ce que tu avais vu que le gouvernement comptait abolir les avantages fiscaux de ces dits FNB comme horizons qui repoussent les dividendes pour seulement du gain en capital?
J’avais lu quelque chose à ce sujet il y a quelques mois (je pourrais essayer de retrouver la source). Mais je n’ai rien vu récemment dans les nouvelles. As-tu un lien à partager? Il pourrait y avoir plusieurs années avant que le changement se concrétise, alors je vais en « profiter » le plus longtemps possible 🙂
Je n’ai pas gardé le lien mais comme tu dis autant en profiter le plus longtemps possible! J’espère juste que ces changements ne provoqueront pas une distribution de gain en capital d’un seul coup
Je viens de le retrouver, le voici: https://www.moneysense.ca/columns/ask-moneysense/swap-based-etfs/?fbclid=IwAR0aZE-eeiE6V2itfVS_YoWJtouIwhLHXh858vfedmHaq1ZwKxLiNFeVfKM
Another risk that can’t be ignored is the possibility that the government will change the rules that give swap-based ETFs their tax advantages. In the last decade, that’s what happened with income trusts, corporate class mutual funds, and other ETF structures that tried to turn fully taxable income into capital gains. If that were to happen, investors in swap-based ETFs might be forced to liquidate their holding and realize all of those capital gains in a single year, which could cause a spike in their tax bill.
Merci pour le lien. Ça résume bien les avantages et désavantages de ce type de FNB…
Salut,
Exact ce n’est pas du tout la même stratégie pour un compte taxable.
En décembre dernier, j’avais posé la question au podcast L’investissement décomplexé, voici la réponse :
https://player.fm/series/linvestissement-decomplexe/au-dela-du-reer
Merci pour le lien Wilfrid. C’était une excellente question que tu avais posée. Les invités ont très bien expliqué…
Salut, merci pour tous tes articles:)
Je ne comprends pas trop comment fonctionne le CRCD.
Leurs rendements sur 7 ans sont de 5,6 %, donc lors du rachat après 7ans les gens devront être imposé a 50% sur le rendement s’ils ont achetés avec un compte non enregistré ?
Pour le retour d’impôt dans un compte non enregistré comment sa fonctionne lors du retrait de ton argent exemple avec le 7 ans demandé ?
merci
Bonjour P-A,
Bienvenue sur mon blogue et merci de briser la glace avec ce premier commentaire 🙂
Après 7 ans, les investisseurs ont deux choix :
1. Échanger leurs actions (réinvestir leurs actions pour une autre période de 7 ans et bénéficier d’un crédit d’impôt provincial de 10 %). Plus d’informations ici : https://www.capitalregional.com/services-aux-actionnaires/echanger-ses-actions
2. Racheter leurs actions (dans ce cas, le gain ou la perte en capital doit être déclaré). Plus d’informations ici : https://www.capitalregional.com/services-aux-actionnaires/racheter-ses-actions
Dans le cas d’une perte en capital, il y a une particularité à cause du crédit d’impôt initial (voir le texte ci-dessous ou le site Internet de CRCD : https://www.capitalregional.com/services-aux-actionnaires/racheter-ses-actions/incidences-fiscales-d-un-rachat).
Au plaisir d’échanger avec vous.
R101
Salut R101,
Pour ma part, une fois que REER + CELI ont été maximisé, j’ai garder une liquidité de 30% de mon actif net afin d’acheter un plex que je vais habiter – en procesus d’achat. Pour moi, c’est un moyen de réduire mes dépenses reliés à l’habitation et de diversifier mes actifs.
Le restant de mes investissements vont dans CRCD 3000$ + FTQ non-enregistré 5000$ et ensuite la balance dans un FNB non-enregistré.
Je m’arrange pour maximiser CELI le 1er janvier. REER et non-enregistré sont investis en DCA, et la liquidité pour crcd et ftq vient de mon retour d’impôts + petits montants économisé à chaque payes.
Bonjour Maxx,
C’est une excellente stratégie. Je n’ai pas parlé d’immobilier locatif dans cet article, car je n’ai pas les compétences. Mais, c’est assurément une des meilleures options! 🙂
Pour le reste, ça ressemble énormément à l’approche que j’avais quand j’étais sur le marché du travail : maximiser le CELI le 1er janvier, DCA dans le REER au cours de l’année, maximiser CRCD à l’automne puis DCA dans le compte non enregistré en dernier lieu. C’est très bien ainsi ! 🙂
Bonne soirée et au plaisir,
R101
Salut Vincent,
Je lis beaucoup sur ton site et je voulais commencer par te dire merci sur toutes les informations que tu donnes c’est vraiment très pratique. J’ai une question pour toi. Une fois mon REER / CELI au maximum et que j’ouvre un compte non enregistré. À chaque nouvelle année suis-je mieux de vider mon compte non enregistré et fuller mon REER/CELI le plus tôt possible ou en début d’année j’arrête de mettre /mois dans mon non enregistré et je met dans mon REER/CELI jusqu’à temps qu’il soit plein. Mon ami me dit: « tu es mieux de faire l’option2 et de pas vendre le non enr pour éviter de payer de l’impôt sur le gain en capital au % élevé » car je travail encore et attendre la retraite. Mais ce que je me demandais c’est est-ce que l’impôt sur le gain en capital après exemple 15ans dans non enregistré sera plus élevé malgré qu’à la retraite je suis rendu dans la braquet basse d’imposition vs avoir à chaque année transféré dans le REER/CELI en début d’année. J’ai essayé de me répondre clairement avec excel en me faisant une situation sur 15ans avec option 1 vs 2 mais on dirait que je suis pas sûr de mes calculs, du PBR etc je crois que l’option1 est la meilleure après mes calculs.
Bref je me demandais ton opinion sur le sujet et si tu avais un exemple en chiffre?
PS: je parles juste de gain en capital dans mon exemple car j’assume que mon compte non enr sera du style Hgro avec quasi pas de dividende.
Bonjour Joel,
Merci pour la rétroaction positive, c’est très apprécié! 🙂
Personnellement, j’ai toujours opté pour l’option 2 (comme votre ami l’a suggéré). J’avais « présumé » que c’était la meilleure option… Mais, je n’avais jamais poussé la réflexion plus loin. Donc, non, je n’ai pas d’exemple chiffré ni de réponse précise (désolé).
Mais, je dois dire que vous me remettez en question. Je ne peux pas revenir en arrière, mais effectivement, vous faites bien de pousser la réflexion.
Je suis désolé de ne pas avoir de réponse pour vous. C’est assez rare, je pense… 🙁
Bonne semaine,
R101
Rebonjour!
J’ai fait un erreur dans mon dernier post! Mes calculs disent qu’on devrait faire l’option2. En gros l’impôt qu’on paye pas et qui s’accumule dans le compte non enr à chaque année donne plus à la fin même si on soustrait le gain en capital après mettons 15ans. On parle pas d’une différence à astronomique mais c’est mieux qu’une claque dans face :D. Merci encore de m’avoir répondu et je continu à lire tout ce que tu as mis sur ton site encore merci pour toutes tes infos.
Bonjour Joel,
OK, ça fait plus de sens maintenant! 🙂 Tout est possible, mais disons que j’étais un peu surpris.
Merci encore une fois pour la rétroaction positive. 🙂
Bonne semaine et au plaisir,
R101
Est-ce que vous pourriez aborder les véhicules de placements disponibles aux enfants de moins de 18 ans?
Ma fille a commencé à travailler à 14 ans. Comme son taux d’imposition est nul en raison du faible salaire annuel (exempt d’impôt), nous cherchons d’autres options.
Jusqu’à maintenant, nous avons investi une partie de ses épargnes dans le REEE (j’ai encouragé l’épargne en allongeant 20%) afin qu’elle puisse obtenir un rendement immédiat de 30% avec les subventions.
Y a-t-il d’autres options à cet âge?
Bonjour Lucy,
Je n’ai pas rédigé d’articles spécifiques à ce sujet, mais je dirais que les options d’investissement sont plutôt limitées pour les personnes de moins de 18 ans. Par exemple, votre fille de 14 ans n’est pas admissible au CELIAPP ni au CELI.
Elle est admissible au REER puisqu’elle a des revenus d’emploi. Cependant, son faible niveau d’imposition (voire nulle) ne donne aucun avantage de cotiser au REER. Cependant, sachez qu’elle peut cotiser au REER, mais reporter la déduction fiscale dans le futur (ex. : lorsque ses revenus d’emploi seront élevés dans X ans).
Comme vous l’avez mentionné, le REEE est sans doute une des meilleures options (sinon, la meilleure option). Bien entendu, elle obtiendra au minimum 20 % de subvention de la SCEE et 10 % de l’IQEE. Il y a aussi la SCEE supplémentaire et l’IQEE supplémentaire pour les familles à faibles revenus, en plus du BEC (2000 $ en subventions pour les familles à faibles revenus). Vérifiez l’admissibilité au BEC, car il est possible d’aller chercher une rétroaction. De plus, sachez que vous pouvez récupérer des années de cotisations REEE, le cas échéant, si vous n’avez pas maximisé le REEE chaque année depuis la naissance. Le rattrapage est limité à une année à la fois (2500 $ pour l’année en cours et 2500 $ pour une année de rattrapage, par année civile).
Finalement, les comptes d’épargne à intérêts élevés sont intéressants, avec des taux d’intérêt actuels (5 % et plus). Bien entendu, les intérêts sont imposables. Mais, à son niveau de revenus, l’imposition sera marginale, voire nulle. Pour plus d’informations sur l’imposition des revenus d’intérêt, je vous invite à lire cet article : https://retraite101.com/comparaison-revenus-placements-interets-gain-en-capital-dividendes/
Au plaisir,
R101
Bonjour,
Merci pour cet article que j’avais loupé 🙁
J’ai deux questions: pourquoi investir dans le CELI au 1er janvier ? Si les cours sont au plus haut, ce n’est pas le bon moment pour investir , non ? De mon côté, j’investi en DCA (tous les jours) toute l’année dans mon Reer, Celi, non-enregistré, pour aller chercher le rendement d’un indice (FNB indiciel).
Autre question: j’avais écrit à la FTQ et si tu prends le Reer FTQ, tu profites des x% de retour sur le Reer et tu crédit de 30%, mais tu ne peux pas avoir le retour de 30% sur le fond FTQ non enregistré.
Avez-vous plus d’information ?
Merci
Bonjour Sylvain,
Effectivement, la stratégie d’achat périodique par sommes fixes (DCA ou « Dollar Cost Averaging » en anglais) est certainement la meilleure approche pour investir à long terme. On achète « bas », on achète « haut », mais on achète constamment.
Cependant, si vous avez déjà l’argent (ex. : vous avez accumulé l’argent dans votre compte bancaire, vous avez reçu un héritage), il est « généralement » plus avantageux d’investir la somme d’un coup, et ce, dès que possible. Je mentionne « généralement », car ce n’est pas toujours le cas (ex. : investissement précédé d’un marché baissier). Somme toute, il s’agit d’une malchance (personne ne peut prédire les mouvements boursiers) dont les probabilités sont faibles. Pour plus d’informations, vous pouvez faire une recherche Google, par exemple « Lump-sum investing vs Dollar-cost averaging ».
Le crédit d’impôt relatif à un fonds de travailleurs est limité à 5 000 $ par année. Si vous avez un REER FTQ ou Fondaction et que vous cotissez/investissez le maximum (5 000 $/année), vous n’êtes effectivement pas admissible au crédit dans le compte non enregistré de ce fonds. C’est pour cela que j’indique dans l’article :
« Certes, la déduction REER ne s’applique pas à cette épargne. Mais, vous recevez les crédits d’impôt pour fonds de travailleurs de 30 % (à condition que vous ne dépassiez pas la limite annuelle de cotisation de 5 000 $). »
Cependant, si vous n’avez pas de REER dans un fonds de travailleurs, vous pouvez ouvrir un compte hors REER et obtenir le crédit d’impôt relatif à un fonds de travailleurs pour la première tranche de 5 000 $.
Bonne soirée et au plaisir,
R101
Voici un commentaire intéressant que j’ai reçu sur ma publication Facebook et que je tiens à partager ici.
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Ça prend définitivement un certain niveau de revenu qui n’est pas accessible à tous… Mais pour la moyenne, il y a un peu d’espoir. En se basant sur le salaire moyen au Québec d’une personne vivant seule de moins de 65 ans… Après impôts et cie… Elle devrait vivre avec environ 21k (l’approximation inclu les déductions fiscales) net par année pour y arriver… Ce qui est un exploit mais pas impossible…
Je m’explique plus en détail et certain pourront corriger mon hypothèse s’il le veulent :
Revenu moyen brute au Québec : 55968
Revenu moyen net au Québec : 40219
CELI : 6500
CELIAPP : 8000
REER : 18% = 10077
Total des comptes enregistrés : 24 577$
Total approximatif des déductions fiscales et remboursements :
5 888$
Revenu net + déduction – épargne =
21 530
Si mes calculs sont logiques et qu’il n’y a pas de cotisations reporter des années antérieures, il serait possible, bien organiser, pour un québécois au salaire moyen d’y parvenir. Est-ce que ce serait plus facile avec un meilleur salaire? Bien sûr que oui. Est-ce que vivre avec 21k net est confortable pour tout le monde, bien sûr que non. Chacun fait ce qu’il peut à la hauteur de son confort 🙂
J’investis dans un compte non enregistré et je profite du report du gain en capital. Pas de produits complexes au rendement potentiel douteux, compliqués, avec des limitations importantes, plein de conditions, etc. Je me contente de faire comme Warren Buffet…
Bonjour Ardbeg,
Que de sagesse! Plus j’y repense, plus je me dis que j’aurais dû garder ma stratégie d’investissement encore plus simple que ce qu’elle est déjà. En d’autres mots, pas d’investissements dans CRCD, FTQ, financement participatif en capital, cryptomonnaies, etc. Uniquement des investissements dans le compte non enregistré! 🙂
Bonne soirée et au plaisir,
R101
J’étire l’élastique un peu, mais voici 2 autres idées.
– Investir dans le CELI d’un enfant, conjoint ou parent. Généralement les règles d’attribution s’appliquent et le revenu imposable sera imposé à votre nom, mais il n’y a pas de revenu imposable avec un CELI. Évidemment ça prend de l’espace de cotisation disponible et l’argent appartiendra dorénavant au propriétaire du compte, donc le lien de confiance doit être assez fort.
– Verser l’allocation canadienne pour enfant dans un compte à son nom. Techniquement cette allocation semble lui appartenir, et le parent ne ferait que l’administrer. Les revenus générés seraient donc imposé au nom de l’enfant, sans application de règles d’attribution. Pas réussi à trouvé rapidement une bonne référence sur le sujet, seulement celle-ci, mais j’ai déjà lu ça ailleurs aussi.
https://turboimpot.intuit.ca/info/impot-sur-les-interets-et-les-dividendes-11849
Les options de placement disponible seront probablement limitées et le montant annuel n’est pas si élevé que ça non plus. Mais pour ceux ayant maximisé le REEE, ça pourrait être une option. Pas encore fait le calcul pour voir si c’est beaucoup mieux que juste investir le montant dans son propre compte non enregistré.
On peut aussi théoriquement juste donner de l’argent à son enfant mineur pour l’investir et le gain en capital sera imposé dans ses revenus. En choisissant un placement qui génère surtout du gain en capital, ça pourrait être avantageux. Je ne suis pas certain qu’on puisse mettre ça en place facilement (i.e. sans frais).
Bonjour François,
Désolé pour le délai de réponse; j’étais en vacances !
Ce sont deux excellentes suggestions. Merci beaucoup de les avoir partagés avec moi et les autres lecteurs. L’option 1 est bonne, mais effectivement, l’argent appartient dorénavant au propriétaire du compte (je l’ai fait dans le passé). J’adore l’option 2 ! 🙂
Bonne journée et au plaisir,
R101
J’ai creusé un peu le dossier.
– Voici un autre article qui mentionne plus clairement que l’on peut investir les prestations pour enfant dans un compte à leur nom.
https://www.lesaffaires.com/mes-finances/fiscalite/le-fractionnement-de-revenu-et-les-regles-d-attribution/572527#:~:text=Des%20r%C3%A8gles%20d'attribution%20peuvent,le%20fardeau%20fiscal%20du%20pr%C3%AAteur.
– Disnat permet à un tuteur d’ouvrir un compte pour enfant mineur. L’argent appartiendra à l’enfant à sa majorité. Frais d’ouverture de 200$.
https://www.disnat.com/aide-contact/document-formulaire/DX11A
– Les placements doivent se limiter aux placements présumées surs. Ça complique les choses. Les actions étrangères ne sont pas présumés surs. Théoriquement un FNB avec 40% d’actions étrangères et le reste en actions ou obligations canadiennes serait présumés surs, mais j’en ai pas trouvé rapidement. Un FNB avec 100% d’action canadiennes serait toutefois accepté.
– Comme il est préférable de maximiser REER, CELI et REEE avant de faire ce type de placement au nom de l’enfant, les parents qui auront les fonds pour se le permettre recevront probablement assez peu de prestations pour enfants. Le minimum au Québec semble 1163$ par enfant. Il semble pas y avoir de minimum au fédéral. Même après plusieurs années, le montant investis sera assez faible, donc l’impôt épargné également.
https://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/programmes/soutien_enfants/paiement/Pages/montant.aspx
– Disons que quelqu’un fini par accumuler 20 000$ dans le compte au fil des ans, cela pourrait générer un revenu annuel d’environ 1200-1500$, donc environ 500$ d’économie d’impôt selon le palier d’imposition du parent. Je le calculerai peut-être plus en détails dans Excel éventuellement.
Bref, compliqué un peu pour des avantages assez modestes. D’un autre coté, ça semble pas très long à mettre en place et à gérer, une fois les recherches complétées.
Ça pourrait aussi être une bonne occasion d’apprentissage pour un enfant. Voir son propre compte fructifier dans le temps pourrait être éducatif pour lui. Il me semble qu’un enfant de 12 ans qui comprendrait les règles d’attribution et les placements présumées surs partirait avec une longueur d’avance sur les autres. 🙂
Merci beaucoup pour cette recherche, Francois ! Je vais lire attentivement les articles cités au cours de la journée ! 🙂 Merci et bon week-end,
R101
Bonjour,
Concernant le point 4, remboursement plus rapide de l’hypothèque, je suis d’accord qu’à 2%-3% c’est plus avantageux d’investir et qu’à 5% on doit faire des calculs. Présentement, en juin 2025, les taux hypothécaires tournent autour de 4%. Je suis à 1,6% et mon renouvellement est prévu d’ici quelques mois. Après réflexion, je crois que même à 4% c’est encore avantageux d’investir 100% actions. Si les taux demeurent à 4% jusqu’à mon renouvellement, je pense que je conserverai une hypothèque pour continuer à investir dans mon compte non enregistré, même si je pourrais la rembourser au complet. C’est contre intuitif mentalement par contre. Il faut se parler :-).
Bonjour Marie-Claude,
Comme toujours, c’est du cas par cas, en finances (personnelles). Pour deux personnes avec des situations financières identiques, mais avec des situations personnelles et tempéraments différents, la stratégie et le plan financier seront bien différents. Qu’il s’agisse de la gestion des dettes (ex. : investir ou non avec effet de levier), du profil d’investisseur (ex. : pourcentage d’actions dans le portefeuille d’investissement en bourse), etc.
Bref, selon ce que vous décrivez, je pense que votre stratégie correspond bien à vos besoins et votre profil (ne pas rembourser le prêt hypothécaire plus rapidement pour investir davantage dans le compte non enregistré). D’ailleurs, c’est ce que j’avais fait dans les années précédentes de ma retraite du 9 à 5 en 2021…
Bonne semaine,
R101
Bonjour,
Merci c’est très intéressant. Je suis tombé sur ce blog suite à mes recherches afin de déterminer si ce serait plus avantageux d’investir 5000 $ cette année dans un hors-reer ftq ou dans un compte non-enregistré. Considérant le rendement pauvre (comparativement à XEQT par exemple) de ce fond, mais aussi considérant le retour d’impôt pour ce fond (1500$)…c’est difficile à déterminer, pour le long-terme bien sûr. Vous en penser quoi vous ? Bien sûr, je suis conscient que votre avis n’est pas un avis professionnel 😉
Bonjour Thomas,
C’est une excellente question… et vous n’êtes pas le seul à hésiter entre ces deux options. La comparaison entre le Fonds de solidarité FTQ et un investissement non enregistré plus axé sur la croissance (par exemple, le FNB tout-en-un XEQT) est surtout une question de compromis entre avantage fiscal immédiat et potentiel de rendement à long terme.
Le crédit d’impôt du Fonds FTQ peut être très attrayant à court terme, surtout pour réduire l’impôt de l’année en cours. À l’inverse, un portefeuille plus axé sur les actions, même dans un compte non enregistré, peut offrir un potentiel de croissance supérieur sur un horizon très long, mais sans avantage fiscal immédiat.
Ce choix dépend donc de votre situation fiscale, de votre horizon de placement et de votre tolérance au risque, plutôt que du « meilleur » produit universel. L’important est surtout de bien comprendre ce que chaque option vous apporte, autant fiscalement que sur le plan du rendement attendu.
Au plaisir,
R101