Revenus de placements : intérêts, gains en capital et dividendes

Revenus de placements : intérêts, gains en capital et dividendes
Les intérêts, dividendes et gains en capital sont trois formes de rendement qui ont des traitements fiscaux différents.

Dernière mise à jour : 15 septembre 2026

Les revenus de placements peuvent prendre plusieurs formes : intérêts, dividendes ou gains en capital. Ils ne sont toutefois pas tous imposés de la même façon.

Le type de placement, le compte utilisé et votre situation fiscale peuvent donc avoir une incidence importante sur le rendement que vous conservez après impôt.

Dans cet article, je vous explique les principales différences entre ces revenus de placements. Je présente également des exemples chiffrés provenant notamment de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke (CFFP).

À noter : les règles fiscales et les taux d’imposition peuvent changer. Les exemples provenant du CFFP sont identifiés selon l’année d’imposition utilisée dans leur source. Ils servent à illustrer les mécanismes fiscaux et non à calculer votre propre impôt.

Les trois types de revenus

Lorsque vous investissez dans un compte non enregistré, le rendement de vos placements peut notamment prendre trois formes.

Les revenus d’intérêt

Les intérêts sont généralement les revenus de placements les plus simples à comprendre.

Par exemple, si vous détenez un compte d’épargne ou une obligation qui vous verse 1 000 $ d’intérêts, vous avez reçu 1 000 $ de revenus d’intérêts.

Les intérêts de source canadienne doivent généralement être déclarés comme revenus. L’Agence du revenu du Canada les traite notamment à la ligne 12100 de la déclaration de revenus.

Contrairement aux gains en capital, les intérêts ne bénéficient généralement pas d’un taux d’inclusion réduit.

Les dividendes

Les dividendes représentent une partie des bénéfices distribués par une société à ses actionnaires.

Au Canada, les dividendes de sociétés canadiennes sont généralement divisés en deux grandes catégories :

  • Les dividendes déterminés;
  • Les dividendes non déterminés sont aussi appelés « dividendes autres que déterminés » ou « dividendes ordinaires ».

Le traitement fiscal diffère entre les deux.

Les dividendes canadiens font l’objet d’un mécanisme de majoration et de crédit d’impôt pour dividendes. L’objectif est notamment d’atténuer la double imposition des revenus générés par une société puis distribués à un particulier.

Le mécanisme est assez particulier : le montant réellement reçu n’est pas nécessairement le même que le montant ajouté au revenu imposable.

Par exemple, selon les paramètres présentés par le CFFP pour 2025, un dividende déterminé de 500 $ est majoré de 38 %, ce qui donne 690 $ de revenu imposable. Un dividende non déterminé de 1 000 $ est majoré de 15 %, ce qui donne 1 150 $ de revenu imposable.

Les dividendes provenant de sociétés étrangères sont généralement traités différemment. Ils ne donnent notamment pas droit au crédit d’impôt canadien pour dividendes, bien qu’un crédit pour impôt étranger puisse parfois s’appliquer.

Les gains en capital

Un gain en capital survient notamment lorsque vous vendez un placement pour plus cher que son coût fiscal.

Par exemple, vous achetez une action pour 10 000 $ et la revendez 12 000 $. Votre gain en capital est alors de 2 000 $, avant la prise en compte de certains frais ou ajustements.

Pour les particuliers, 50 % d’un gain en capital net est généralement inclus dans le revenu imposable. Ainsi, un gain en capital de 2 000 $ donnerait généralement lieu à un gain en capital imposable de 1 000 $.

Cela ne signifie toutefois pas que le gain est imposé à un taux de 50 %. Le 50 % correspond au montant du gain qui est inclus dans le revenu imposable.

Comment sont-ils imposés?

Le traitement fiscal varie donc considérablement selon le type de revenu.

Type de revenuMontant reçuTraitement fiscal général
Intérêts1 000 $Généralement 1 000 $ ajoutés au revenu
Dividende déterminé1 000 $Majoration + crédit d’impôt pour dividendes
Dividende non déterminé1 000 $Majoration + crédit d’impôt pour dividendes
Gain en capital1 000 $Généralement 500 $ ajoutés au revenu imposable
Traitement fiscal selon le type de revenu

Le montant réellement payé en impôt dépend ensuite de plusieurs facteurs, notamment votre revenu imposable, votre province de résidence, vos crédits et vos déductions.

C’est pourquoi il est trompeur de simplement dire qu’un type de revenu est « imposé à X % ».

Combien reste-t-il après impôt?

Comparer les revenus de placements uniquement selon leur taux d’imposition peut être trompeur.

La majoration des dividendes, les crédits d’impôt, le taux d’inclusion des gains en capital et les déductions peuvent tous modifier le résultat.

Pour voir concrètement comment ces mécanismes fonctionnent, voici deux exemples détaillés du CFFP de l’Université de Sherbrooke.

À noter : les exemples présentés par le CFFP sont basés sur les paramètres fiscaux de 2025. Ils servent à illustrer les mécanismes fiscaux. Les taux et paramètres peuvent changer d’une année à l’autre.

Un exemple avec des dividendes

Le CFFP présente un exemple particulièrement intéressant avec trois types de dividendes (source : CFFP : crédit d’impôt pour dividendes).

En 2025, un particulier reçoit :

  • 1 000 $ de dividendes non déterminés;
  • 500 $ de dividendes déterminés;
  • 300 $ de dividendes étrangers.

Dans cet exemple, le dividende non déterminé de 1 000 $ est majoré de 15 %. Le montant inclus dans le revenu est donc de 1 150 $.

Quant au dividende déterminé de 500 $, il est majoré de 38 %. Le montant inclus dans le revenu est donc de 690 $.

Ce montant n’est toutefois pas l’impôt à payer. Le particulier peut ensuite réclamer un crédit d’impôt pour dividendes. Le CFFP présente séparément les calculs fédéraux et québécois.

Dividende non déterminéDividende déterminé
Montant reçu1 000 $500 $
Majoration15 %38 %
Montant inclus au revenu1 150 $690 $
Crédit d’impôt fédéral103,85 $103,64 $
Crédit d’impôt du Québec39,33 $80,73 $
Exemple du CFFP : crédit d’impôt pour dividendes

Cet exemple permet de voir pourquoi il ne suffit pas de comparer le montant reçu avec le montant ajouté au revenu imposable.

Le traitement fiscal des dividendes dépend notamment de leur catégorie.

Le CFFP explique également le fonctionnement de la majoration et des crédits d’impôt pour dividendes, ainsi que les différences entre les dividendes déterminés et non déterminés.

Un exemple avec des intérêts et des gains en capital

Le CFFP présente également un exemple permettant de voir comment différents revenus de placements peuvent se retrouver dans une même situation fiscale (source : CFFP).

En 2025, un particulier reçoit :

  • 52 000 $ de revenu d’emploi;
  • 2 500 $ d’intérêts de source canadienne;
  • 3 000 $ de gains en capital imposables provenant de la disposition d’actions de sociétés publiques.

Il a également engagé 8 300 $ de frais de placement :

  • 3 500 $ de frais d’administration et de gestion de placements;
  • 4 000 $ d’honoraires versés à des conseillers en placements;
  • 800 $ d’intérêts payés sur un emprunt utilisé pour acquérir des actions et des obligations.

Les revenus de placement imposables totalisent alors 5 500 $, soit 2 500 $ d’intérêts et 3 000 $ de gains en capital imposables.

Le traitement des frais de placement diffère toutefois entre le fédéral et le Québec.

FédéralQuébec
Revenus de placement imposables5 500 $5 500 $
Frais de placement engagés8 300 $8 300 $
Frais pouvant être déduits en 20258 300 $5 500 $
Frais pouvant être reportésS.O.2 800 $
Exemple du CFFP : déduction pour frais financiers et frais d’intérêts

Au fédéral, les 8 300 $ de frais peuvent être déduits dans le calcul du revenu.

Au Québec, la déduction est limitée à 5 500 $ pour l’année. L’excédent de 2 800 $ peut être reporté selon les règles applicables.

Cet exemple montre que la fiscalité des placements peut devenir plus complexe qu’une simple comparaison entre les taux d’imposition des intérêts, des dividendes et des gains en capital.

Le CFFP explique également les conditions qui permettent de déduire certains frais financiers et intérêts, ainsi que les règles particulières applicables au Québec.

Pourquoi le résultat varie d’une personne à l’autre

Ces exemples montrent pourquoi il est difficile de répondre simplement à la question : « Combien d’impôt vais-je payer sur 1 000 $ de revenus de placements? »

Le résultat dépend notamment :

  • De votre revenu imposable;
  • Du type de revenu de placement;
  • Du type de dividende;
  • Des crédits d’impôt disponibles;
  • Des déductions auxquelles vous avez droit;
  • Des pertes en capital;
  • Des frais de placement admissibles;
  • De votre province de résidence;
  • De l’année d’imposition.

Un même montant de revenus de placements peut donc avoir un résultat différent selon la situation du contribuable.

C’est aussi pourquoi je préfère présenter des exemples détaillés provenant du CFFP plutôt que de créer un calcul unique qui pourrait donner l’impression qu’il s’applique à tout le monde.

Pour un calcul adapté à votre situation, il est préférable d’utiliser les outils et renseignements fiscaux de l’Agence du revenu du Canada et de Revenu Québec.

Même rendement, traitement différent

Imaginons trois placements qui génèrent chacun 1 000 $ de rendement dans un compte non enregistré.

Le résultat fiscal peut être très différent.

Avec 1 000 $ d’intérêts, le montant est généralement ajouté en totalité au revenu.

Dans le cas d’un gain en capital de 1 000 $, seulement 500 $ sont généralement inclus dans le revenu imposable.

Pour un dividende canadien de 1 000 $, le calcul est différent : le montant imposable dépend de la catégorie du dividende et un crédit d’impôt pour dividendes peut réduire l’impôt à payer.

Il faut donc éviter de comparer uniquement le rendement avant impôt.

Un placement qui produit 5 % de rendement avant impôt n’offre pas nécessairement le même rendement après impôt qu’un autre placement produisant également 5 %.

Le compte utilisé change tout

Jusqu’ici, nous avons surtout parlé d’un compte non enregistré.

Or, le compte dans lequel vous détenez vos placements peut avoir une incidence encore plus importante que la nature du revenu.

Compte non enregistré

Dans un compte non enregistré, les revenus de placements doivent généralement être déclarés dans votre déclaration de revenus.

Les intérêts sont généralement imposables en totalité.

Quant aux dividendes canadiens, ils bénéficient du mécanisme de majoration et de crédit d’impôt pour dividendes.

Pour les gains en capital, le taux d’inclusion est généralement de 50 %.

C’est donc dans ce type de compte que les différences entre les revenus de placements sont particulièrement importantes.

CELI

Dans un CELI, les revenus et gains générés dans le compte sont généralement à l’abri de l’impôt.

Cela comprend notamment les intérêts, les dividendes et les gains en capital.

Les retraits admissibles d’un CELI ne sont généralement pas imposables non plus.

Le CELI peut donc complètement changer la comparaison que nous venons de faire.

Pour plus de détails, consultez mon guide complet du CELI et mon article sur les erreurs à éviter dans un CELI.

REER

Le REER fonctionne différemment. Les revenus générés à l’intérieur du REER ne sont généralement pas imposés au fur et à mesure qu’ils sont générés.

En contrepartie, les retraits du REER sont généralement imposables comme revenus.

Le REER permet donc principalement de reporter l’impôt plutôt que de rendre les revenus définitivement libres d’impôt.

CELIAPP

Le CELIAPP possède également un traitement fiscal particulier.

Les cotisations peuvent généralement être déductibles du revenu, sous réserve des règles applicables.

Les revenus générés dans le compte ne sont généralement pas imposés pendant qu’ils y demeurent.

Un retrait admissible pour l’achat d’une première propriété peut également être effectué sans impôt.

Pour les détails et les conditions, consultez mon guide complet du CELIAPP.

Quel revenu de placement est le plus avantageux?

Il n’existe pas de réponse universelle.

Un gain en capital bénéficie généralement d’un taux d’inclusion de 50 %, tandis que les intérêts sont généralement imposables en totalité.

Les dividendes canadiens bénéficient quant à eux d’un mécanisme particulier de majoration et de crédit d’impôt.

Mais comparer uniquement ces trois catégories ne suffit pas. Il faut également tenir compte du rendement total du placement, du risque, des frais, du compte utilisé et de votre situation fiscale.

Par exemple, il ne serait pas logique de choisir un placement uniquement parce que son traitement fiscal est avantageux si son rendement attendu ou son niveau de risque ne correspond pas à vos objectifs.

Où détenir chaque type de placement?

La fiscalité peut influencer le choix du compte, mais elle ne devrait pas être le seul facteur.

Voici une façon simple de résumer les principaux traitements :

Type de revenuNon enregistréCELIREER
IntérêtsImposablesGénéralement non imposablesReport d’impôt
Dividendes canadiensCrédit pour dividendesGénéralement non imposablesReport d’impôt
Gains en capital50 % généralement imposableGénéralement non imposablesReport d’impôt
Imposition des revenus de placements selon le compte utilisé

Dans un compte non enregistré, la fiscalité peut donc devenir un facteur important dans le choix des placements.

Dans les comptes enregistrés, le traitement fiscal est généralement beaucoup plus simple.

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Revenus de placements et FNB

Les FNB peuvent générer plusieurs formes de rendement.

Un FNB peut notamment distribuer des intérêts, des dividendes, des gains en capital ou d’autres revenus selon les placements qu’il détient.

Il faut également distinguer les distributions reçues du rendement total du FNB.

Par exemple, un FNB peut prendre de la valeur sans verser de distribution importante. Dans ce cas, une partie du rendement demeure sous forme de gain latent.

À l’inverse, une distribution peut être composée de différentes catégories de revenus et avoir des conséquences fiscales différentes.

C’est pourquoi il faut regarder la nature des distributions plutôt que de considérer toute distribution d’un FNB comme un simple dividende.

Pour en savoir plus, consultez également mon guide sur les FNB de répartition d’actifs.

Comment réduire l’impôt sur ses placements?

La fiscalité ne devrait pas être le seul critère dans une stratégie d’investissement. Elle peut toutefois être optimisée de plusieurs façons.

Utiliser les comptes enregistrés

Le CELI, le REER et le CELIAPP offrent chacun des avantages fiscaux différents. Lorsque c’est pertinent, l’utilisation de ces comptes peut réduire ou reporter l’impôt sur les revenus de placements.

Choisir le placement en fonction du compte

Dans un compte non enregistré, le traitement fiscal des revenus peut avoir davantage d’importance.

Il peut donc être pertinent de tenir compte de la nature des revenus générés par vos placements.

Cela ne signifie pas qu’il faut choisir un placement uniquement pour des raisons fiscales. Le rendement attendu, les frais, le risque, la diversification et votre stratégie globale demeurent importants.

Tenir compte du moment où vous réalisez vos gains

Un gain en capital n’est généralement imposé qu’au moment où il est réalisé. Cela peut offrir davantage de contrôle sur le moment où le revenu devient imposable qu’un revenu d’intérêts versé périodiquement.

Les pertes en capital peuvent également avoir des conséquences fiscales importantes puisqu’elles peuvent généralement servir à réduire des gains en capital. Il existe toutefois plusieurs règles particulières à respecter.

Conclusion

Les revenus de placements ne sont pas tous imposés de la même façon.

De façon générale, les intérêts sont imposables en totalité. Les dividendes canadiens bénéficient d’un mécanisme de majoration et de crédit d’impôt. Les gains en capital sont généralement imposables selon un taux d’inclusion de 50 %.

Mais la comparaison ne s’arrête pas là. Le compte utilisé peut complètement changer le résultat. Un même placement détenu dans un compte non enregistré, un CELI ou un REER peut donc avoir des conséquences fiscales très différentes.

Les exemples du CFFP montrent également pourquoi il faut aller au-delà d’un simple taux d’imposition. Le revenu total, les crédits, les déductions, les frais de placement et la nature exacte du revenu peuvent tous modifier le résultat.

La bonne question n’est donc pas simplement : « Quel revenu de placement est le moins imposé? »

Il faut plutôt regarder quel placement, dans quel compte et dans quelle situation fiscale, permet d’obtenir le résultat recherché.

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FAQ – Revenus de placements

Qu’est-ce qu’un revenu de placement?

Un revenu de placement peut notamment prendre la forme d’intérêts, de dividendes ou de gains en capital.

Quel revenu de placement est imposé à 100 %?

Les revenus d’intérêts sont généralement inclus en totalité dans le revenu imposable d’un particulier.

Est-ce que les gains en capital sont imposables à 50 %?

Non. En règle générale, 50 % du gain en capital est inclus dans le revenu imposable. Ce n’est pas un taux d’imposition de 50 %.

Les dividendes sont-ils moins imposés que les intérêts?

Le traitement fiscal des dividendes canadiens est différent de celui des intérêts. Une majoration et un crédit d’impôt pour dividendes s’appliquent généralement.

Les revenus de placements sont-ils imposables dans un CELI?

Les revenus et gains générés dans un CELI sont généralement libres d’impôt, sous réserve des règles applicables au compte.

Les revenus de placements sont-ils imposables dans un REER?

Les revenus générés dans un REER ne sont généralement pas imposés pendant qu’ils demeurent dans le compte. Les retraits sont généralement imposables.

Est-ce que les règles fiscales peuvent changer?

Oui. Les taux, seuils, crédits et règles fiscales peuvent être modifiés. Il est donc important de vérifier les sources officielles pour l’année d’imposition concernée.

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Par Retraite 101

Je suis le fondateur de Retraite101.com, un site que j’ai créé pour aider les Québécoises et Québécois à prendre leurs finances personnelles en main. Aujourd'hui, Retraite101 rejoint plus de 350 000 visiteurs chaque année et compte plus de 50 000 abonnés sur les réseaux sociaux.

46 commentaires

  1. Merci pour l’article, très intéressant !
    J’ai fait une première lecture rapide, j’en referai d’autres pour bien comprendre !
    🙂

  2. Bonjour R101,

    Je mitiger votre conclusion. Si on parle de revenu de placement hors REER et CELI, ce n’est pas vrai que le gain en capital est toujours le mieux, en fait ça dépend du revenu que l’on fait. Je reprends ton exemple avec le crédit de base et l’abattement provincial (16,5%) sur le crédit d’impôt pour dividende fédéral (comme il est appliqué sur le taux d’impôt) :
    DD GC
    Revenu 51 000,00 $ 51 000,00 $
    Taux 138,00% 50,00%
    Ajustement 51 380,00 $ 50 500,00 $
    Impôt (14 564,49) $ (14 237,85) $
    Crédit de base 13 808,00 $ 13 808,00 $
    Taux du crédit 12,5250% 12,5250%
    Crédit (fédéral) 1 729,45 $ 1 729,45 $
    Crédit de base 15 728,00 $ 15 728,00 $
    Taux du crédit 15,00% 15,00%
    Crédit (prov) 2 359,20 $ 2 359,20 $
    Impôt (10 475,84) $ (10 149,20) $
    Divi (fed) 1 380,00 $ – $
    Crédit DD (féd) 12,5414% 0,0000%
    Crédit (fédéral) 173,07 $ – $
    DD ajusté 1 380,00 $
    Crédit DD (prov) 11,70%
    Crédit (prov) 161,46 $
    Impôt final (10 141,31) $ (10 149,20) $

    On peut voir que l’impôt sur le revenu avec le dividende déterminé est plus bas que celui avec le gain en capital. Tout ça est dû au fait que l’impôt sur le dividende déterminé est en fait (1380$ * ( 37,118% – 12,5414% – 11,70%)) donc 1380$ * 12,8766% = 177,70$ et que le gain en capital est 1000 * (37,118 *0,5) donc 1000 * 18,559% = 185,59$.
    Le gain en capital va devenir plus avantageux avec un revenu élevé, en haut de 68 000$ environ.
    Vous pouvez faire une simulation ici : https://turboimpot.intuit.ca/ressources-impot/calculatrice-impot-quebec.jsp#
    C’est 2020, donc les chiffres ne sont pas les mêmes exactement, mais l’effet est semblable.

    1. Bonjour JJ,

      Dans votre exemple, avez-vous utilisé 51k$ de gains en capital vs 51k$ de revenus de dividendes déterminés (admissibles)? Ou 50k$ de revenus d’emploi auquel on ajoute 1k$ de gains en capital vs 1k$ de revenus de dividendes déterminés (admissibles)? Les résultats seront bien entendu différents à cause du calcul d’imposition des revenus d’emploi vs dividendes déterminés (majoration/crédit d’impôt)…

      J’ai essayé la calculatrice d’impôt du Québec de TurboImpôt et je l’aime bien! C’est très simple d’utilisation pour les débutants en fiscalité comme moi. 😛

      Par contre, j’aurais apprécié d’avoir un peu plus d’informations sur l’impôt et les crédits. De plus, j’aurais apprécié d’avoir l’option de dividendes non admissibles (ordinaires), car il n’y a que l’option de dividendes admissibles (déterminés) dans la calculatrice…

      Merci pour votre contribution. 🙂

      Bon weekend et au plaisir.
      R101

      1. J’ai utilisé 50K$ d’emploi + 1k$ de dividendes et gain en capital. Mais même si vous utilisez 100% dividendes ou 100% gain en capital, c’est le même effet pour les premiers 68K$ environ (il y a une petite exception entre 20K$ à 25K$). Les dividendes déterminés vont être fiscalement plus avantageux que le gain en capital à cause des crédits (si l’on oubli l’effet des pertes reportées). ***Par contre, comme le revenu de dividende déterminé est majoré de 138%, il peut y avoir un impact fiscale important sur d’autres crédits, je pense au famille ici avec les crédits basés sur le revenu net familiale et la PSV que l’on doit remboursé après un certain revenu***. Donc, encore une fois, une belle zone grise de la fiscalité canadienne, chaque cas doit être analysé séparément.

        Pour ma part, je vise éventuellement un revenu de dividendes déterminés d’environ 40K-45K pour ma conjointe et pour moi pour quelques années avant les décaissements régimes enregistrés. Vous pouvez voir qu’il n’y a presque pas, sinon 0$ d’impôt dans cette tranche de revenus, donc un revenu après impôt pour un couple de 80k-90k$!

        Pour ce qui est des dividendes ordinaires, cela touche plus les entrepreneurs que les investisseurs, comme ils sont versés par des entreprises qui ont le droit à la déduction pour petite entreprise. Donc moins d’impôt payé dans l’entreprise, plus d’impôt pour celui qui reçoit le dividende pour respecter le principe d’intégration fiscale. Ici, il vaut mieux payer un fiscaliste pour voir la meilleure option de rémunération.

        1. Merci pour les précisions JJ.

          Je pense que vous avez une excellente stratégie de décaissement pour vous et votre conjointe. Je pense que vous êtes dans le « Sweet spot » pour avoir une facture fiscale très basse voire nulle! 🙂

          Au plaisir,
          R101

  3. Le résultat de vos calculs est trop simpliste puisque basée sur un seul retrait/imposition. Dans cette optique, il ne prend pas en compte la perte de gain engendrée par le retrait de tes fonds pour générer le dit « gain en capital » sur ton imposition. La finalité lors du décaissement n’est pas aussi net entre celui-ci et le revenu en dividende surtout pour un adepte du mouvement FIRE qui est en décaisse longtemps. Si tu le calcule sur un horizon de plusieurs années (20, 30 voir +) l’avantage du dividende fini inévitablement par apparaître contrairement au retrait unique ou l’avantage est sans contredit au « gain en capital ». Puisqu’il ne gruge jamais le capital.

    Le décaissement est sans entendu la fasse la plus monotone et difficile à apprendre, avec tellement de variables inconnues que les gens proférons souvent remettre celle-ci à plus tard, ce n’est pas aussi excitant et motivant que de voir ton comptes augmenté en valeurs mais c’est tellement important de bien la comprendre et pourrait vous faire gagner quelques mois/année à votre liberté financière.

    Merci pour cette article.

    1. Bonjour Anonyme,

      Bienvenue sur mon blogue et merci de briser la glace avec ce premier commentaire 🙂

      Bien entendu que mes exemples sont simplistes! C’est justement le but de mon article… Soit d’expliquer le concept d’imposition des différents types de revenus de placements par des explications simples et des exemples concrets. Des exemples compliqués n’auraient pas aidé les abonnés/lecteurs du blogue à mieux comprendre les concepts. Au contraire…
      La fiscalité et l’impôt sont déjà assez compliqués comme ça! Voyez plutôt cet article comme un introduction 😉

      Dans mes articles, j’essaie d’ajouter un exemple… parfois quelques-uns. Mais, même si j’avais inclus 10 exemples/scénarios différents, il y aurait quand même des personnes qui pourraient mentionner : « Ces exemples ne couvrent pas le scénario XYZ » ou « Ces exemples ne s’appliquent pas à moi ». C’est normal, car nous sommes tous différents… Et ainsi sont nos objectifs financiers, nos profils d’investisseur, nos stratégies d’accumulation, nos stratégies de décaissement, etc. 😉

      L’objectif de l’article n’est pas diminuer/discréditer un type de revenu de placements par rapport à un autre. Mais simplement de les expliquer et de les comparer… Ensuite, vous pouvez réfléchir à ce sujet et réévaluer vos placements selon votre propre situation personnelle.

      Pour le décaissement des placements, je suis d’accord avec vous. La phase de décaissement est généralement plus compliquée que la phase d’accumulation… et c’est souvent la partie oubliée dans une planification financière!
      Ceci étant dit, cet article n’a rien à voir avec les stratégies de décaissement. Comme j’ai mentionné précédemment (et dans l’article), l’objectif était d’expliquer le concept d’imposition des différents types de revenus de placements par des explications simples et des exemples concrets. L’aspect « fiscal » n’est pas le seul élément à prendre en considération dans la stratégie d’investissement / planification financière.

      Au plaisir d’échanger avec vous.
      R101

      1. Alors à quand un article sur les stratégies de décaissement? 😉 Quand commencer à planifier (et par où commencer!), les choses à prendre en compte, les pièges à éviter, etc…

        1. Bonjour Yohanna,

          Il y a tellement de sujets que je veux couvrir sur ce blogue. Mais, c’est une question de temps (i.e. temps à consacrer à ce blogue) et de priorités. C’est un blogue bénévole après tout…

          De plus, ce blogue a été créé initialement pour partager mon parcours vers l’indépendance financière (en plus de partager des articles à volet éducatif). Bien que je sois maintenant en retraite précoce (en mode « Coast FIRE »), je suis encore loin de la phase de décaissement. J’y serai dans 8-10 ans. C’est une des raisons qui expliquent pourquoi je n’ai pas encore abordé ce sujet sur mon blogue.

          Ceci étant dit, lorsque je vais écrire un article à propos de stratégies de décaissement, je vais parler de ma propre stratégie de décaissement. Je vais peut être aborder une ou deux autres stratégies, mais le « problème » sera le même que dans tous mes articles. Même si j’explique une dizaine d’exemples/scénarios, il y aura toujours des personnes pour dire « Vous avez oublié de parler de la stratégie XYZ » ou « Ces exemples/scénarios ne couvrent pas ma situation ». Car, comme je mentionnais dans un autre commentaire, nous avons tous des situations personnelles/financières différentes… Mais, je vais faire mon possible, comme toujours 🙂

          Bon weekend.
          R101

          **********

          Edit – Voici un commentaire que j’ai publié récemment dans un autre article à propos de stratégies de décaissement :

          J’ai quand même une bonne idée de notre stratégie de décaissement. L’ordre de décaissement optimal pour les jeunes retraités est généralement : REER, compte non enregistré, CELI. Mais, les sources de revenus imposables comme le REER doivent être décaissés graduellement, sur une longue période, pour réduire la facture fiscale. Mais aussi avant que le gouvernement oblige à retirer un montant minimum (FERR). Idéalement, il faut que le REER soit complètement décaissé avant de recevoir les rentes de l’état (PSV/RRQ), pour éviter d’être amputé d’une certaine somme de rentes selon le niveau de revenus, mais aussi pour continuer d’avoir une facture fiscale très basse.

          Dans notre cas spécifique, notre niveau de dépenses annuelles est assez bas (~30k$), alors on sera capable d’avoir une facture fiscale très basse (voire nulle) pendant notre longue retraite. Ainsi, on va décaisser ma femme et moi l’équivalent du montant personnel de base de nos REER (dans le cas de ma femme, ce sera un mix de REER et CRI/FRV). La balance viendra d’une source non imposable comme le CELI. Lorsque le REER sera épuisé, on va remplacer la partie « imposable » de nos revenus annuels du REER par le compte non enregistré. La partie « non imposable » proviendra toujours du CELI. Bref, ce sont les grandes lignes.

  4. Merci pour cet article. Faire beaucoup de recherche et l’offrir dans un article est bien généreux de votre part.
    J’ai une question pour le compte non enregistré avec des actions qui versent des dividendes. Si les dividendes sont réinvesties automatiquement cela doit être calculé dans le capital initial, c’est la valeur ajusté, ce qui va réduire les impôts à payer quand on vend. Comment vous faites pour le suivi de l’ACB? Plus d’informations sur l’ACB ici: https://www.google.com/amp/s/www.theglobeandmail.com/amp/globe-investor/investor-education/the-abcs-of-tracking-your-acb/article17838427/

    1. Bonjour Noor,

      Je ne suis pas un spécialiste du « DRIP », mais je pense que vous avez raison! 🙂

      Personnellement, je ne fais pas le suivi de l’ACB, simplement parce que j’investis dans un seul FNB d’allocation d’actifs dans mon compte non enregistré. C’est le FNB « Horizons HGRO », qui est un fonds de type « Total Return Index ETF » (TRI) (ou « Swap-Based ETF »). Ce dernier a versé un dividende annuel de 1,18 % pour l’année 2020, mais l’objectif de ce type de fonds est de n’avoir aucune distribution.

      Pour un autre type d’investisseur, je pense effectivement que c’est une bonne pratique que de faire le suivi de l’ACB (au lieu de simplement se fier au courtier… surtout s’il y a un changement de courtier en cours de route).

      Au plaisir,
      R101

  5. Bravo pour avoir réussi à vulgariser un sujet aussi complexe et TRÈS important. Quelle chance d’avoir accès à ce contenu gratuitement!

    J’ai fait beaucoup de gains en capital cette année dans la crypto. Malheureusement, je sais que si on négocie activement (acheter et vendre des actions/cryptos de façon régulière et les détenir que pour de courtes périodes), notre gain en capital pourrait être considéré comme du revenu. Malheureusement, les règles pour déterminer si un gain en capital est du revenu ou non sont très subjectives… J’espère bien que mon profit sera considéré comme du gain en capital!

    1. Merci beaucoup J-C 🙂

      Je n’étais pas au courant pour les transactions fréquentes de cryptomonnaies. Je sais que c’est le cas pour les transactions fréquentes dans le CELI, mais encore une fois, il n’y a pas de règles claires à ce sujet (ex. : des métriques pour le nombre de transactions, le temps de possession des actions, etc.). Comme vous le dites, ce sont des règles assez subjectives pour le peu qu’on sait.

      Bref, c’est une bonne nouvelle de payer de l’impôt pour gain en capital… ça veut dire que vous avez généré des revenus de placement 🙂

      Bonne semaine et au plaisir.
      R101

  6. Bonjour,

    Merci pour ce super article! Très intéressant

    Lorsqu’on investit via un « portefeuille diversifié  » d’une société de placement, il y a des obligations (interêt) des actions avec et sans dividendes, il y a du gain en capital. Dans ce type de produits, les intérêts/dividendes sont réinvestis automatiquement. Mes placements sont en CELI/REER pour l’instant, mais si je devais faire le même placement hors CELI/REER, comment déterminer l’impact fiscal (comment déclarer) de tout ce mélange là? Est-ce cette société de placements qui gérerait la retenue d’impôts ou qui fournirait un relevé fiscal détaillé?

    1. Bonjour Simon,

      Bienvenue sur mon blogue et merci de briser la glace avec ce premier commentaire 🙂

      C’est une excellente question! Si l’investissement est fait dans un compte non enregistré (hors CELI/REER), l’institution financière ou la plateforme de courtage a l’obligation d’émettre les relevés fiscaux requis. Ainsi, vous n’avez pas à faire les calculs vous-même.

      Par contre, c’est une bonne pratique de tenir un registre de ces revenus d’intérêt, gains ou pertes en capital et revenus de dividendes. Ainsi, vous pouvez contre-vérifier les relevés fiscaux.

      De plus, c’est une bonne idée de comprendre ces 3 types de revenus de placements pour ainsi éviter de faire des choix coûteux. Par exemple, investir dans des actions d’une société américaine qui verse des dividendes dans un CELI au lieu du REER.

      Au plaisir d’échanger avec vous.
      R101

  7. Merci, pour moi c’est parfait. Pas trop compliqué, ca me donne une base que j’aurais jamais penser lire.

  8. Salut R101,
    Dans les derniers mois, j’ai fais un développement dans mon fichier pour gérer une stratégie de décaissement basée principalement sur les dividendes. Je me suis bien « amusée » à gérer tous ça, tu peux l’imaginer 😉

    1. Bonjour Julie,

      Oui, j’imagine! 🙂 On se comprend parmi les rares personnes qui aiment jouer dans les fichiers Excel… 😛

      Bonne semaine et au plaisir.
      R101

  9. ….« Par contre, les dividendes de sociétés étrangères détenues dans un REER (ou un FERR) ne sont PAS assujettis à cette retenue fiscale. En d’autres mots, il n’y a PAS de retenue fiscale si les titres de sociétés étrangères sont détenus dans le REER/FERR. » …. Faux ! ❌

    J’ai été actionnaire de Novartis (siège social en Suisse ) de 2017 à 2020! J’avais des actions dans mon REER et j’ai réalisé que j’étais ponctionné par le fisc suisse, car le siège social est à l’international. On me retirer un certain pourcentage sur mes dividendes. Si le siège social de la compagnie est au Canada ou États-Unis, on n’est pas imposé sur nos dividendes canadiennes/américaines dû à la convention fiscale conjointe!

    En tous cas, j’aime dorénavant mieux être investi à l’international avec des FNB comme VXC ou XAW. Pas de casse-tête et fiscalement, c’est plus avantageux.

  10. Merci pour toutes ces infos que vous nous partagez. Je me révèle un intérêt à m occuper des mes finances. J ai des ptites questions.
    1: Concernant les dividandes versés dans un CELI via un FNB composé de sociétés étrangères exemple sociétés canadienne ainsi que de sociétés américaine , les impôts sont ils assujetis a une retenue d environ 15% et ce, que pour les dividandes des sociétés étrangères composant le FNB?
    2: Une compagnie exemple Quebec inc., peut elle ouvrir un compte Disnat pour y faire des placements non enregistrés?
    Merci

    1. Bonjour Alain,

      Ça me fait plaisir.

      1. Oui, un FNB canadien (ex. : échangé sur le TSX) composé d’actions canadiennes et américaines aura une retenue à la source sur les dividendes reçus de sociétés américaines. Cette dernière sera reflétée dans les données du FNB, mais ne sera pas visible dans votre compte de courtage. En d’autres mots, le FNB agit comme « interface » entre vous et les sociétés qui le composent. Si le FNB verse un dividende, ce dernier est considéré comme un dividende canadien, peu importe les sociétés qui le composent (canadiennes, américaines, internationales …) étant donné que le FNB est canadien. Donc, il n’y aura pas d’impôt à payer ni d’impôt/retenue à la source sur les dividendes de FNB canadien.

      2. Je n’ai pas appelé au service à la clientèle, mais je suis presque certain que Disnat offre des comptes d’entreprise individuelle et des comptes de sociétés de personnes. Je vous recommande de les appeler pour vérifier.

      Au plaisir,
      R101

  11. Bonjour, je suis nouveau dans la compréhension des finances. Alors j ai 2 questions surment simple. D abord, les dividendes sont ils toujours réinvesti dans le fond FNB ou bien je dois le reinvestir moi même ? Le prospectus du FNB mentionne t il la façon dont les dividendes est versé?
    Et un autre point d interrogation est en rapport au RFG. Ces frais sont versés au gestionnaire annuellement? Et ce en fonction d un rendement fictif si je n encaisse pas le fond? Si j ai exemple 10000 placé et qu il performe a 10% pour l annee. Mon fond sera rendu a 11000 techniquement. Si j encaisse j aurai 11000 mais si je le laisse placé il va continuer de varier selon le rendement. Le RFG est finalement calculer comment? Si le RFG est de 0.20% sur 11000. C est 22$ de RFG pour l annee? Et puis l an d apres ce sera encore un autre montant en RFG sur la valeur du fond ainsi de suite? J essai de bien comprendre comment est calculé la perte en frais RFG que j ai et c est pas simple de trouver l info. Merci si vous pouvez m éclairer.

    1. J ai trouvé ma réponses pour les frais RFG. On peut dire que sur une base annuel j aurai versé, si les frais RFG sont de 2.60%, exemple 2600$ en RFG pour un fond d un valeur de 100000$. Au bout de quelques annees, ce sera un sacré montant payé en frais. Montant qui n aura pas aidé à majorer mes avoirs.

    2. Bonjour Alain,

      Non, les dividendes ne sont jamais réinvestis dans l’action ou le FNB… à moins d’en faire la demande. Cela s’appelle un « Programme de Réinvestissement des Dividendes » (PRD), mieux connu sous le nom « DRIP » (c’est l’acronyme en anglais). Pour plus d’informations, je vous recommande de lire cet article : Savez-vous ce qu’est un DRIP ou PRD ?

      Maintenant, pour ce qui est du RFG. Que ce soit un fonds commun de placement (fonds mutuel) ou un fonds négocié en bourse (FNB), les frais de gestion sont prélevés à même le rendement du fonds. En d’autres mots, vous n’avez pas à payer le gestionnaire de fonds. Ceci étant dit, si vous investissez dans un (des) fonds commun de placement avec un conseiller financier, il y aura généralement des frais payés au conseiller. Ces derniers sont généralement un pourcentage fixe de l’actif sous gestion (c-à-d le solde de vos placements/actifs). Mais, encore une fois, ce frais sera implicite et transparent pour vous…

      Effectivement, ces frais font une ÉNORME différence à long terme. Je vous recommande de lire ces deux articles :
      – Savez-vous combien gagne votre conseiller?
      – Est-ce qu’un conseiller financier indépendant travaille vraiment pour vous?

      Au plaisir,
      R101

  12. Bonjour Vincent, je sais je suis 1an xx mois apres l’article. Il n’y a pas longtemps que j’ai decouvert le blogue.
    Il y a un bout de temps que je me disais ‘faudrait que je fasse mes calculs pour savoir combien je gagne de plus avec les dividendes’.
    Je n’avais jamais eu le courage de faire l’exercice.
    Cet article simple pour debutant repond exactement a ce que j’avais besoin. (desole, pas d’accent au clavier sur ma tablette)
    Un grand merci. .. La , je n’aurai pas le choix de m’abonner a ton cafe. Les dividendes devraient couvrir la depense. 🙂

    1. Bonjour Daniel,

      Bienvenue sur le blogue et merci pour la rétroaction positive. C’est très apprécié! 🙂

      La fiscalité canadienne et québécoise est tellement compliqué, alors je vous comprends. D’ailleurs, j’avais moi-même repoussé à plus tard le calcul des revenus de placements (nets) dans le passé.

      La rédaction de cet article m’a pris énormément de temps. Mais c’est un des articles du blogue dont je suis le plus fier. 🙂

      Merci beaucoup et bonne journée.
      Au plaisir,
      -Vincent

  13. Bonjour, Le CQFF a aussi un tableau qui indique que pour un revenu imposable inférieur à 51k, l’imposition n’est de 3,17% pour les dividendes canadiens. Ce qui en ferait le revenus le moins imposé pour un revenu seulement dividendes canadiens en bas de 51k. Est ce exact ? Merci

    1. Bonjour Christian,

      Effectivement, c’est le cas pour les dividendes déterminés. Le niveau de revenu imposable a un impact sur l’imposition, autant pour les revenus d’emploi, les gains en capital et les dividendes. Bref, on le voit bien sur la table d’imposition de Desjardins, que j’aime bien par sa simplicité (sommaire) : https://www.desjardins.com/ressources/pdf/table-impot-p-quebec-2024-f.pdf

      Ceci étant dit, la fiscalité n’est pas le domaine des finances que je maîtrise le mieux. Je suis fier d’avoir réussi à rédiger cet article (j’ai dû faire d’innombrables recherches). Mais, le Centre québécois de formation en fiscalité (CQFF) est LA référence, contrairement à moi… 🙂 Une rencontre avec un fiscaliste ou un planificateur financier pourrait vous être utile dans votre planification financière, autant en phase d’accumulation qu’en phase de décaissement.

      Bonne semaine,
      R101

  14. Bonjour Vincent, merci pour ces informations. C’est très éclairant.

    Pour des placements hors REER et CELI, pourrais-tu expliquer comment seront imposés le gain en capital si je vends seulement une partie de mon FNB ? Disons que j’achète des parts d’un FNB à tous les payes pendant 5 ans et que j’accumule 40 000 dollars. Au bout de 5 ans, je veux vendre seulement une partie du FNB, soit 20 000 ? Pourrais-tu expliquer comment je serai imposé. Est-ce seulement un gain en capital pour le 20 000 dollars au moment que je le vends. Si le fonds paye des dividendes, est-ce que je serai imposé à chaque année sur ces gains, où seulement lorsque je vends les parts.

    Merci d’avance,

    Steeve

    1. Bonjour Steeve,

      Le gain en capital est la différence entre le prix de disposition (vente) et le prix de base rajusté (PBR), multiplié par le nombre d’actions. Ce n’est pas le montant total de la vente qui importe (20 000 $ sur 40 000 $ dans votre exemple).
      Pour reprendre votre exemple, si vous avez acheté des parts d’un FNB pendant 5 ans, parfois 100 parts à 20,00 $, d’autres fois 150 parts à 21,50 $, puis 50 parts à 22,00 $… jusqu’à des parts à 25,00 $. À chaque achat, un prix moyen par action sera recalculé pour l’ensemble de vos achats (X parts à % dollars). Disons qu’aujourd’hui, votre compte non enregistré comprend 1 600 parts de ce FNB à un prix moyen de 22,50 $ par action, pour une valeur comptable de 36 000 $ et une valeur marchande de 40 000 $ (non réalisée) selon le prix actuel de 25,00 $ par action.
      Si aujourd’hui, en 2024, vous vendez 800 actions à un prix de 25,00 $ par action, soit un total de 20 000 $ (pour reprendre votre exemple), alors votre gain en capital sera 2 000 $ ((25,00 – 22,50) * 800 = 2 000 $). Puis, votre gain en capital imposable sera de 1 000 $ (50 % de 2 000 $). Si votre taux marginal d’imposition est de 36,12 % en 2024, alors votre impôt à payer sera de 361,20 $.
      C’est très avantageux, à mon avis! 🙂

      Bonne journée,
      R101

  15. Bonjour, même après quelques années votre blog est toujours à la mode ! Je me suis toujours demandé quelle était la différence d’impôt à payer entre ses différents revenu. Merci d’avoir répondu à ma question. Je vais continuer de vous suivre.

  16. Je tiens à vous remercier pour votre temps et la qualité de cet article.

    Je recherchais ces informations afin d’optimiser mes allocations FNB compte tenu de la réglementation fiscale, et votre article m’a permis de confirmer bon nombre d’informations que j’avais déjà lues.

    Et surtout, même de nombreux conseillers en sécurité financière ignorent ces connaissances de base et facturent 300 $ de l’heure pour vous conseiller d’utiliser CELI afin d’éviter les impôts ! Tarbana*** !

    Un grand merci et bravo !

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